Le ministre de l’ et de la Recherche, , a déclenché de vives réactions après avoir mandaté le CNRS pour mener une « étude scientifique » sur l’« islamo-gauchisme » dans les universités.

Au micro de Boulevard , réaction de Jacques Smith, qui s’étonne que l’enquête ait été confiée au CNRS, lui même « gangrené » par cette idéologie.

Le ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a déclaré que l’enquête sur l’ qui se répand dans les différentes universités françaises serait faite. Saluez-vous la décision du ministre ?

La première réaction de l’UNI fut un étonnement. Elle prend enfin à bras-le-corps ce problème que nous dénonçons depuis des années. Que ce soit les thèses décolonialistes, indigénistes ou racialistes qui prospèrent et gangrènent l’enseignement supérieur français, et que ce soit des syndicats comme l’UNEF et toute l’extrême étudiante en général, qui donne des exemples multiples d’islamo-gauchisme. La première réaction, c’est évidemment ENFIN. Ensuite, la deuxième réaction est de se demander qui fera cette enquête. Cette enquête n’est pas indépendante et s’est fait désavouer par le président de la République.

Certes, c’est un sujet. Néanmoins, est-ce une priorité pour les étudiants français ? Ceux qui pourraient tomber sous le coup éventuel de cette accusation déclaraient que les étudiants étaient en grande , qu’ils n’arrivaient pas à se nourrir et qu’ils n’arrivaient plus à étudier. Y a-t-il un problème de chronologie dans la déclaration du ministre ?

Depuis dix mois, à l’UNI, nous alertons sur cette précarité sociale et sur la situation catastrophique des étudiants. L’impact de la crise sanitaire est immense sur l’ensemble de la jeunesse. Nous prenons ce sujet à bras-le-corps, puisque le gouvernement ne fait pas grand-chose. Nous organisons des distributions alimentaires dans toutes les grandes villes universitaires. Une proposition de loi vient d’être lancée à l’Assemblée, soutenue par des dizaines de députés, concernant le ticket resto étudiant. Ce dernier permettrait de régler le problème de la restauration étudiante.

Cela fait des années que nous dénonçons l’islamo-gauchisme. Il faut aussi prendre cet immense problème de l’enseignement supérieur à bras-le-corps, sinon, il en va de l’avenir de notre pays. Lorsqu’on voit le CNRS qui a fait son communiqué, hier, ou la CPU [Conférence des présidents d’université, NDLR] qui désavoue aussi le ministre en disant que l’islamo-gauchisme est un concept bidon venant de l’extrême et qu’il n’existe pas, on peut se dire que le ministère de l’Enseignement supérieur est soit complètement amateur et incompétent soit complètement complice en disant « On va faire une enquête dirigée et diligentée par ces mêmes islamo-gauchistes, comme cela, on dira que cela n’existe pas ». Il peut même y avoir une complicité coupable du ministère.

Pour vous donner un exemple concret, le ministre avait annoncé que cela serait fait par le CNRS, dont on connaît bien évidemment les options politiques bien à gauche, et aussi par l’alliance Athéna, qui regroupe certains enseignants chercheurs de sciences humaines et sociales. Son président est Jean-François Balaudé, ancien président de l’université de Nanterre. Il avait soutenu et fait une convention avec une association islamiste pour programmer des créneaux horaires de sa piscine universitaire à Nanterre réservés aux femmes en burkini. On voit bien que tout cela est gangrené. Il faut regarder toutes les subventions publiques de l’État qui sont faites à une organisation comme l’UNEF. Cette dernière a prouvé moult fois sa complicité et son islamo-gauchisme réel.

Que demande l’UNI ?

L’UNI demande que ce sujet soit mis sur la table et que l’enquête soit faite de manière complètement indépendante pour que l’on puisse relever tous les cas de thèses indigénistes, thèses racialistes, thèses décolonialistes, tous les cas de réunions non mixtes où les personnes blanches sont interdites dans l’enseignement supérieur. Il faut faire en sorte que tout cela s’arrête. C’est une idéologie qui prospère et qui est mortifère pour notre pays. Si cela continue, il en va encore de l’avenir de notre pays.

18 février 2021

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