Le chrétien est celui qui professe sa foi en un Dieu d’amour et en Jésus-Christ mort et ressuscité pour notre salut. Croyants ou non, une majorité de Français souhaitent défendre les racines et les valeurs chrétiennes de la France. Signalons que nous possédons autant, sinon plus, d’archives et de témoignages sur le Christ que sur n’importe quel César ou personnage historique de la même époque : philosophe grec, empereur romain ou chef gaulois.

C’est à cette Église tant décriée qu’on doit d’avoir nos plus grands savants. Combien de nos étudiants rebelles savent encore qu’elle a inventé la science et l’université au Moyen Âge ? L’archéologie moderne ne contredit jamais les écritures bibliques. Mais, régulièrement, elle les éclaire.

Ceux qui croient à la résurrection ne sont ni fous ni naïfs. Ils savent tout simplement qu’un pauvre type qui aurait terminé sa vie sur une croix comme un vulgaire bandit n’aurait pu donner naissance à un immense mouvement qui a grandi et s’est structuré au cours des siècles. Sauf si cet homme est ensuite ressuscité (cf. les ouvrages des historiens Petitfils et Sévillia).

De toute l’histoire de l’humanité, quel homme a mieux parlé d’amour, de pardon et de charité que le Christ ? « Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » La France s’est construite autour de ces valeurs qui nous ont donné le sens du bien commun.*

Liberté, égalité, fraternité étaient des notions chrétiennes avant de devenir républicaines. Mais « le monde moderne est plein de vertus chrétiennes devenues folles » (Chesterton). Cela a commencé avec les Lumières qui ont voulu opposer la raison à la foi, le droit au devoir. Les droits de l’homme ont, malheureusement, engendré l’individualisme poussé à l’extrême, avec le matérialisme et le puits sans fond de la surconsommation : le droit à satisfaire tous ses désirs qui ne rendent pas heureux. Pire, le « droit-de-l’hommisme » nous a conduits à « la dictature des minorités ». Même l’islamisme s’y est engouffré.

La France s’est déchristianisée en quarante ans comme jamais dans son histoire. Malgré les coups pris à la Révolution (Église martyrisée, religieux assassinés, génocide vendéen, etc.), 80 % de la population française était encore croyante et catholique, il y a un siècle. Près d’un Français sur deux croit encore en Dieu. Mais seulement 4 % d’entre eux sont des catholiques pratiquants. Au total, le tiers de l’humanité est chrétien. Le nombre augmenterait continuellement, sauf en Europe, où il diminuerait. Beaucoup de musulmans se convertiraient tous les jours au , mais ils ne peuvent l’afficher sous peine de mort.

Il est vrai que les scandales ont fait beaucoup de tort à l’Église. Aussi révoltants soient ces derniers, les grands médias s’intéressent peu aux bonnes nouvelles : nous avons, par centaines et milliers, des petits abbés Pierre, des Mères Teresa, des Sœurs Emmanuelle, qui agissent tous les jours sans bruit en France et dans le monde, pour les pauvres et les défavorisés. Il suffit d’aller jeter un œil juste à côté de chez soi dans sa paroisse. Pour un Judas parmi les douze apôtres, on peut bien tolérer un mauvais chrétien sur douze. Le Christ n’a pas choisi des super héros mais des hommes simples – artisans pêcheurs – et surtout libres de s’engager derrière lui.

Y a-t-il une seule religion qui en ait fait autant ? Un seul parti politique, un seul syndicat, un seul révolutionnaire ? On ne peut pas à la fois faire la charité, s’occuper en silence de son prochain et en même temps militer en politique, passer à la télévision et descendre dans la rue pour faire sa promotion ou sa révolution. Le patron des journalistes et des médias, saint François de Salles, disait : « Le bruit ne fait pas de bien. Le bien ne fait pas de bruit ! »

La France s’est sortie des plus grandes tragédies grâce à des gens de foi, de Clovis à de Gaulle en passant par Jeanne d’Arc. Notre prochain chef nous sauvera-t-il en pensant à sa prochaine élection ou en étant prêt à mourir pour sa patrie ? Et est-ce possible sans unité et sans Dieu ? La question est peut-être là.

* Voir l’IEPM, Institut éthique et politique Montalembert, laboratoire d’idées au service du bien commun.

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