« Pourquoi les îles de loisirs franciliennes connaissent-elles une flambée de violences cet été ? », c’est la question que se pose, naïvement, Le Parisien après l’épisode survenu, samedi, sur la base de loisirs d’Étampes, et que le journal ne qualifie même pas d’incivilité mais seulement d’une « bousculade » d’environ deux cents personnes.

À vrai dire, les images largement visionnées sur Internet de cette baston généralisée entre « jeunes » évoquent, toutefois, plus les sombres heures du Rwanda que le métro aux heures de pointe, et les policiers ont dû avoir recours aux gaz lacrymogènes pour disperser les combattants. Avant d’en venir aux arts martiaux en plein air, « les jeunes, chauffés par le soleil, ennuyaient les familles présentes, les obligeant à quitter les lieux, et draguaient outrageusement les jeunes femmes », raconte un policier. Mais que fait donc #MeToo ?

« Sur cette île-là, nous allons mettre des drones avec haut-parleurs. Ça permettra d’anticiper les problèmes et être dissuasif », indique, ce lundi, sur BFM TV, Patrick Karam, vice-président du conseil régional d’Île-de-France, chargé de la jeunesse, des sports et de la vie associative. Et il a franchement l’air d’y croire…

Nous en sommes au troisième épisode de ce sur une base de loisirs francilienne, depuis le début de la saison estivale, et ce week-end a été riche, également, dans les Yvelines à Chanteloup, Mantes-la-Ville et jusqu’à Versailles où, à dix minutes du château, une trentaine d’individus munis de couteaux, de barres de fer et d’engins incendiaires s’étaient regroupés dans la nuit de samedi à dimanche. Pour une fête des voisins ? On ne saura jamais parce qu’alertée à temps par des riverains, la police a pu les disperser et même en interpeller neuf (jolie performance) âgés de 16 à 24 ans.

« Après deux mois de confinement, des départs en vacances ou dans la famille annulées, et des températures pouvant avoisiner les 40 degrés, les tensions sont cette année encore plus présentes », explique (ou plutôt justifie ?) Le Parisien à propos d’Étampes ; sans se demander pourquoi ces choses-là se voient moins au cœur du Gévaudan ou de la Boutonnière du pays de Bray…

En 1999, avec le « sauvageon » de Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l’Intérieur, on était encore proche du « petit canaillou » de Darry Cowl. Avec , nous en sommes à « l’ d’une certaine partie de la société ». Ce n’est pas encore La France Orange mécanique, de Laurent Obertone, mais… il y a du progrès !

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