Militante féministe, décolonialiste, , fille de Paul (fondateur du Parti communiste à La Réunion) et d’une métropolitaine, s’est fendue, sur le site Révolutionpermanente.fr, d’une longue diatribe (en écriture inclusive, militantisme oblige) encourageant le déboulonnement des statues. La raison ? Parce qu’elles « reflètent le monde que leurs ancêtres (des Blancs) ont érigé et qui leur garantit l’espace où déployer pouvoir et arrogance ». Nos ancêtres, tous nos ancêtres y compris ceux qui n’ont rien fait, se sont très mal comportés. Fort bien.

Qu’elle parle pour elle, dans ce cas, et ne généralise pas : son arrière-arrière-grand-mère, Marie-Florentine Hermelinde Million des Marquets, mariée à un Breton, dont la famille de planteurs, en 1848, possédait 121 esclaves, selon Mediapart ? Personne ne songe, pourtant, à le lui reprocher – et encore moins à la crucifier – pour des actions qu’elle n’a pas commises !

Si on parlait de Jacques, Franco-Algérien marié à une militante du FLN, célèbre avocat qui a défendu le nazi Klaus Barbie et Carlos, le terroriste surnommé « le Chacal ». Quelqu’un, pour culpabiliser la nièce d’avoir un oncle sans trop d’états d’âme qui affirmait « J’aurais défendu Hitler et même Bush à condition qu’il plaide coupable » (L’Express) ?

Mais Mme Vergès, aux ancêtres blancs, asiatiques, créoles, que la position familiale dans les hautes sphères de la politique locale (61 ans de mandats pour son père) a quand même un tout petit peu favorisée pour lui permettre d’aller étudier en Californie, travailler à Londres et devenir maître de conférence à La Réunion, s’en prend néanmoins violemment à la France. Un pays au « racisme culturel qui a été tissé dans la vie quotidienne » – défense de rire -, un pays qui prône un « universalisme abstrait » car il a décrété que « la race n’existe pas ». La dame revendiquerait donc l’existence des races… Quand on pense que, pour éradiquer le racisme, on veut balyer le mot « race » de la Constitution, c’est comique !

Alors, Black Lives Matter, elle adore. Forcément. Et de voir dans ce militantisme des jeunes Martiniquais « l’opposition à la misère, à l’absence d’avenir (50 % de chômage depuis des décennies) et d’un fort taux migratoire ». Pour un peu, on aurait cru évoqués les jeunes de nos zones rurales et périphériques…

Au nom du « présent qui détermine[rait] quelles statues, quelles formes de représentations dans l’espace public […] » Françoise Vergès se verrait donc bien passer sa vieillesse à déboulonner pour ériger. À Paris, une statue de Toussaint Louverture, par exemple. Un esclave affranchi, héros haïtien… qui avait 13 esclaves ! Pour un maître de conférences en histoire, ça la met mal. Bref, Mme Vergès, métissée, semble avoir un réel problème avec le blanc. Ou Blanc.

Tout le contraire de Zora, une Réunionnaise à l’image de La Réunion, qui témoigne, sur le blog Zinfos974 : « D’un côté, mes ancêtres étaient propriétaires d’esclaves. Eh bien, je l’assume. De l’autre, ils étaient esclaves. Je l’assume. Un autre de mes aïeux était chasseur de Marrons (esclaves en fuite). Sur qui je dois tirer ? »

Françoise Vergès a choisi…

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