Ils osent tout, en Macronie. Lors d’une interview, le ministre de la Santé en aurait profité pour « recommander le port du en extérieur ». Cela devient terriblement lassant. L’encre a déjà beaucoup coulé sur ce sujet, aussi l’on évitera de vous resservir toutes les injonctions contradictoires de ce gouvernement dans la gestion décidément chaotique de cette pandémie, et notamment sur les multiples épisodes de la série « masque ou pas masque ». Il suffit de lire Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde. Tout est dit.

Cependant, quel crédit accorder encore à ceux qui, d’une main, recommandent de sauver des vies en portant le masque en dépit de tout bon sens quand, de l’autre, ils font de leur priorité estivale le vote d’une loi permettant, entre autres, le bébé médicament, l’embryon transgénique ou les chimères animal-homme ? Où est la défense de la vie ?

Quelle confiance donner, encore, à ceux qui vont taxer d’incivilités le fait de se promener désormais à l’air libre sans sa muselière tandis qu’une autre pandémie, celle de l’insécurité, révèle chaque jour de nouveaux clusters au rythme des faits divers de plus en plus sauvages ?

La deuxième vague à combattre prioritairement n’est-elle pas, plutôt, celle qui préoccupe vraiment les Français, c’est-à-dire celle du chômage et de l’aggravation de la précarité ? L’obligation du port du masque en extérieur y changera-t-elle quelque chose ?

Citant Georges Pompidou, Macron avait déclaré, en 2018 : « N’emmerdez pas les Français. » Puisse-t-il s’en souvenir ! « Lorsque vous êtes tout seul dans (sic) une place publique ou un parc, ça fait moins sens », nuance Olivier Véran. Certes, et pourtant, il est fort à parier que, bientôt, ils oseront nous l’imposer, et nous serons contraints de le porter sous peine d’amende et sans bêler…

À lire aussi

Nos enfants, ces bons petits soldats écolos…

L’urgence, elle est climatique, elle est sanitaire, elle est écologique. …