Afin d’encourager les femmes musulmanes “à envisager une carrière avec la Gendarmerie royale”, le 23 août, le Canada a entériné l’autorisation du port du voile islamique. Une mesure qui, en fait, s’applique déjà depuis janvier 2016.

Exit, donc, le traditionnel chapeau à larges bords en vigueur depuis le XIXe siècle, trop canadien. Place au hijab, symbole de la modernité et de l’émancipation de la femme à cheval ! Le “reflet de la diversité” au sein des communautés au Canada, explique le porte-parole du gouvernement. Décision prise sans rapport aucun avec d’éventuelles revendications, précise-t-on en haut lieu. Seulement voilà : un État qui accorde un droit aux gendarmes musulmanes qui n’ont rien demandé pourra-t-il continuer de le refuser à leurs pendants masculins, au sein desquels la majorité des demandes revendiquent le port de la barbe ? Évidemment non : ce n’est plus qu’une question de temps. Témoins les officiers sikhs qui sont autorisés à arborer le turban depuis 1990, ainsi que les policières de la police montée de Toronto et Edmonton à porter, déjà, le hijab.

Et puis, le Canada n’allait quand même pas faire moins bien que la Suède, la Norvège ou la Grande-Bretagne ! Pas moins, non plus, que l’Écosse qui vient, elle aussi, d’“homologuer” le voile dans la police pour ses recrues musulmanes afin que “ses effectifs soient représentatifs des communautés au service desquelles nous travaillons”, se félicite le chef de Scotland Yard. D’où l’on comprend qu’il y a de plus en plus de voilées dans la population…

Et chez nous, que s’y passe-t-il ? Depuis 2015, nos policiers nationaux, eux, l’ont obtenu, le droit de porter la barbe ! Rapport à “une forte demande de terrain”, justifiait Force ouvrière. Oh, elle doit être “propre et bien taillée, on ne veut pas de barbe de légionnaires”, précisait Yves Lefebvre, du syndicat de police, parce que les légionnaires portent une barbe sale et mal taillée, c’est bien connu… Ici aussi, il s’agissait de suivre “l’évolution” et de créer “une police proche de la population”. D’où l’on comprend qu’il y a dans celle-ci de plus en plus de barbus…

Enfin, dans notre armée, quoi de neuf ? Déjà en 1990, un rapport du chef du Centre d’études sur la sélection du personnel de l’armée de terre (CESPAT) notait la “surdélinquance des JFOM” (jeunes Français d’origine musulmane), leur “attitude intransigeante et revendicative tournant à la provocation”, commettant – entre autres – “3,5 fois plus de désertions, 6 fois plus de refus d’obéissance, 8 fois plus d’insoumission” (cité par Le Monde diplomatique). En 2005, l’Institut français des relations internationales y comptabilisait déjà 10 à 20 % de musulmans. En 2009, l’état-major recensait des cas, à la marge, d’engagés volontaires dans l’armée de terre demandant à ne pas partir en opérations extérieures “pour des raisons confessionnelles”. Récemment, sur RMC, un réserviste de 43 ans dénonçait le “tout-halal” dans toute l’armée et les mises à la porte des chambres des soldats non musulmans par de pieux musulmans pour cause de prière… Mais bon, le hijab ne semble pas encore d’actualité !

En pleine guerre de terrorisme islamiste, des gouvernements occidentaux célèbrent l’entrée en fanfare des marqueurs de la loi islamique au sein des institutions censées défendre leurs peuples, et on devrait applaudir ? Un geste “au-delà de la tolérance”, d’après le fan de burkini Justin Trudeau, Premier ministre du Canada. Au-delà de la tolérance, je ne vois que la soumission…

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