Elle doit drôlement fulminer, Greta Thunberg, en ce moment…

Elle doit drôlement fulminer, Greta Thunberg, en ce moment. Vous vous rendez compte, le « poumon vert de la planète » est en feu et elle est coincée au milieu de l’Atlantique sur un p… de voilier, à nourrir les poissons, sans aucune caméra pour retransmettre le discours robotisé que ses spin doctors pourraient lui cuisiner à cette occasion… Quelle frustration ! Un qui, en revanche, a percuté au quart de tour, c’est notre Président, pour qui l’alignement de planète est exceptionnel.

Primo, les flammes amazoniennes lui donnent l’occasion de remettre deux thunes dans le bastringue écologique, à l’intention des foules déjà bien conditionnées à l’apocalypse collapsologique par les médias autorisés. Racler quelques électeurs couleur laitue à l’approche des municipales, ça ne peut pas faire de mal… Surtout flanqué, pour l’interprétation de la symphonie du Nouveau Monde écologique, par la clique habituelle du show-biz international : Madonna, Richard Gere, etc.

Secundo, Macron endosse le costard antifasciste style Jean-Moulin-du-Touquet contre l’ignoble tyran tropical climato-sceptique Bolsonaro. Ça ne coûte pas cher et la petite touche « ¡No pasarán! » à la Allende a tout pour plaire aux derniers abonnés à Libé.

Et si le Brésil est opportunément trop loin pour que la France y envoie des Canadair, Mélenchon pourra y faire flotter le drapeau national en se joignant aux soldats du feu locaux, dès qu’il aura fini d’écluser des caïpirinhas avec Lula dans sa prison, avant d’écraser son havane dans le cendrier que Raoni a aimablement fiché dans sa lèvre inférieure…

Enfin, tertio, tout cela au moment précis où les projecteurs sont braqués sur Biarritz et son hôte flamboyant : « Notre maison brûle. Littéralement. L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20 % de notre oxygène, est en feu. C’est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence. »

D’accord à peu près sur rien, les chefs d’État ne savaient, effectivement, pas trop quoi se dire : ça leur fera un sujet de conversation. Avouez qu’il a de la chance, notre Président !

Mais la chance, c’est souvent comme ça qu’on appelle le talent des autres.

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