Editoriaux - International - Politique - 26 février 2019

Élections en Sardaigne : une victoire supplémentaire pour Matteo Salvini

La Ligue entre au Parlement de Sardaigne et son allié, Christian Solinas, est élu président de la région.

Les électeurs de la région autonome de Sardaigne ont été appelés, ce dimanche 24 février 2019, à élire leur président ainsi que les membres de leur assemblée.

Le candidat du centre droit, Christian Solinas, devient président de l’assemblée régionale de Sardaigne. Membre du Parti sarde d’action, il siège au Sénat dans le groupe de la Ligue et est donc un allié de cette dernière, dont le dirigeant est le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini.

Christian Solinas obtient 47,8 % des voix. Le candidat de centre gauche arrive deuxième, avec 33 %, et celui du mouvement anti-système dénommé Mouvement 5 étoiles (M5S) troisième, avec 11,2 %.

Lors du vote pour l’élection des membres de l’assemblée régionale, la Ligue – qui n’était pas présente lors du scrutin de 2014 – obtient 11,4 %, alors que son allié, le Parti sarde d’action, reçoit 9,9 %, soit plus du double de son score de 2014. La formation nationaliste italienne Frères d’Italie, en forte progression par rapport à 2014, décroche 4,7 %.

Par rapport aux législatives de 2018, la Ligue progresse très légèrement – de 0,6 point – en Sardaigne.

Au sein du centre droit, le parti conservateur Forza Italia, de Silvio Berlusconi, perd plus de la moitié de ses électeurs, tombant de 18,5 %, en 2014, à 8 %.

Les rapports de force à l’intérieur du centre droit ont donc largement évolué en faveur des partis qui défendent une identité (Ligue, Parti sarde d’action, Frères d’Italie, etc.).

Au sein du centre gauche, le Parti Démocrate recule fortement, de 22 %, en 2014, à 13,5 %. Le M5S obtient 9,7 %. Il n’était pas présent en 2014, mais avait obtenu 42,5 % en Sardaigne lors des élections législatives de mars 2018.

Ce scrutin constitue une nouvelle victoire pour la Ligue et confirme la montée en puissance de ce parti et la popularité de son dirigeant Matteo Salvini qui applique, jour après jour, en tant que ministre de l’Intérieur, une politique sécuritaire et combat l’immigration clandestine.

L’autre formation politique membre de la coalition gouvernementale italienne, le M5S, est, par contre, en moins bonne forme électorale.

La Ligue, autrefois dénommée Ligue du Nord et – à cette époque – seulement active au sein de la partie septentrionale du pays, poursuit son implantation en dehors de sa sphère d’influence traditionnelle.

Son dirigeant Matteo Salvini écrit sur Twitter : « Nous avons gagné dans le Frioul-Vénétie Julienne, dans le Trentin, à Bolzano, en Molise, dans les Abruzzes et en Sardaigne. Les Italiens récompensent la cohérence. »

Le 24 mars 2019 se tiendront les élections régionales en Basilicate.

Des sondages en vue des élections européennes du 26 mai 2019 donnent la Ligue à plus d’un tiers des voix et Frères d’Italie à plus de 4 %, alors que le M5S est donné à un quart des voix. Les deux partis du système, le Parti Démocrate – avec 17 % – et Forza Italia – avec 9 % -, ne représentent plus, ensemble, qu’un quart des voix.

À lire aussi

Progression inédite nationaliste en Saxe et au Brandebourg et nouveau recul pour Angela Merkel

La percée de l'AfD constitue un exploit. En effet, cette jeune formation politique a vu le…