[ÉDITO] Euthanasie : « Elle fera comme la loi lui dira de faire… » C’est clair, non ?
Mis à jour le 1er juillet à 8H30.
« Elle fera comme la loi lui dira de faire… » Qui ça, elle ? Mère Marie-Christine, supérieure de la maison de retraite des Petites Sœurs des Pauvres de Versailles, interrogée par Le Figaro, la veille du vote de la loi ouvrant le droit à l’aide à mourir - en clair : l’euthanasie. Cette bonne sœur faisait part de ses inquiétudes concernant l’avenir de son EHPAD, une fois que cette loi entrera en application, puisque la clause de conscience s'applique aux professionnels de santé, pas aux établissements de santé. La République ne veut voir qu’une tête ; celles qui dépassent, on les coupe. La tradition révolutionnaire est respectée.
Elle fera comme la loi lui dira de faire, puisque Les Petites Soeurs des Pauvres sont aussi financées par nos impôts. https://t.co/It0S5wvTXT
— Philippe Lohéac 🇫🇷🇪🇺⚓️ (@PhilippeLoheac) June 29, 2026
À ce sujet — Euthanasie : l’écart (et l’étau) se resserrent
Cela fait froid dans le dos
« Ça fait peur d’être obligé et forcé de… Oui, nous refuserons… », déclare, très calmement, la religieuse. « Mais vos états d’âme, ma Mère, ma Sœur ou Madame - appelez-vous comme vous voulez -, je m’en contrefiche, vous ferez comme la loi vous dira de faire. Point barre. » Nous traduisons, en langage à peine moins brutal, la réaction, sur X, de Philippe Lohéac, délégué général de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), aux propos de la disciple de Jeanne Jugan. Une réaction exprimée la veille de ce mardi 30 juin où les députés ont voté par 295 voix pour, 232 voix contre et pour la troisième fois cette loi sur l’euthanasie. Brutalité des propos qui s’assoit sur les questions de conscience. Cela fait froid dans le dos. Et si elle ne fait pas comme la loi lui dit de faire, la bonne sœur, il se passera quoi ?
Mgr Rougé, évêque de Nanterre, dans un entretien au Figaro, ce week-end, évoquait même le risque que des établissements de soins chrétiens soient obligés de fermer et de quitter la France. Notre « système de santé » a sans doute besoin de ça ! Mais, que voulez-vous, il faudra bien qu’ils fassent comme la loi leur dira de faire et laisser leur conscience à l'entrée de l'établissement, s’ils veulent rester et conserver leur statut d'établissement de santé… Du reste, ce ne serait pas la première fois que des institutions religieuses, en l’occurrence catholiques, sont obligées de prendre le chemin de l’exil, sous le coup d’une République sectaire et intransigeante : expulsion des congrégations après la prise des décrets de 1880 puis après la loi de séparation des Églises et de l’État de 1901.
République intransigeante ?
N’exagérons-pas. La République, notamment à travers sa justice rendue théoriquement au nom du peuple français, sait, quand il faut – alors qu’il ne faudrait pas –, faire preuve d’aménagements « raisonnables » avec la loi. On ne vous fait pas de dessin.
En tout cas, à force d’acharnement, non pas thérapeutique mais politique - mais aussi lobbyiste, ne nous mentons pas -, ils vont bien finir par y arriver, à faire passer cette loi qui dira clairement et précisément à Mère Marie-Christine ce qu’elle doit faire « puisque les Petites Sœurs des Pauvres sont aussi financées par nos impôts », comme l’a indiqué, avec délicatesse et finesse, le responsable de l’ADMD. Sans doute une allusion au fait que les dons aux Petites Sœurs sont défiscalisables. Comme, du reste, ceux à l’ADMD, que cela plaise ou ne plaise pas aux contribuables que nous sommes… Brutalité des mots qui révèle peut-être la brutalité du projet derrière les belles paroles humanistes prononcées ici et là.
Encore un petit tour au Sénat avant un ultime vote à l’Assemblée le 15 juillet. Yaël Braun-Pivet pourra alors partir en vacances parlementaires, le cœur léger, avec le sentiment du devoir accompli. Quant à Emmanuel Macron, il pourra inscrire à son palmarès une troisième loi sociétale à son bilan deux fois quinquennal, après l’ouverture de la PMA à toutes les femmes et la constitutionnalisation de l’avortement. Aucun de ses prédécesseurs n'en avait fait autant. Un bilan globalement positif, comme disait l'autre.
Donc, « elle fera comme la loi lui dira de faire… » Car il est vrai, dit-on, qu’il n’y a rien au-dessus des lois de la République. Rien, vraiment ?
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR




































134 commentaires
Je viens d’écrire il y a quelque instants qu’elle doit se référer à des gens comme Macron ou Attal qui refusent ce qui est voté au parlement européen, ou racontent que ce n’est pas efficace. Il faut leur dire selon eux, « ce n’est pas notre religion ».
Ça me fait penser à la période du COVID. On manquait de bras pour l’épidémie mais on interdisait à ceux qui ne voulaient pas se faire vacciner avec un faux vaccin d’exercer leur métier de soignant. Et bien maintenant, on est débordé, on manque toujours de bras et de lieux d’accueil (pour les malades qu’on laisse sur des brancards des heures et des heures) et on leur interdira (religieux ou pas) de soigner à cause de leur foi et de leur liberté de conscience. Qui dit mieux ?
Et si sa conscience dicte à cette Religieuse de ne pas euthanasier son patient, quelle sanction risque-t-elle, la perpétuité ou la peine capitale ? Et si un barbare exotique ou gaulois massacre ou viole, que risque-t-il lui ?
2 poids 2 mesures : bienvenue en France macroniste gauchiste
Elle ne le fera pas car ce n est pas à elle de le faire.
A l’heure où les soignants se battent avec acharnement pour sauver des vies en pleine canicule.
A l’heure où l’on préconise des dons d’organes pour sauver des vies.
A l’heure où les Français veulent une loi pour les protéger contre les tueurs (mineurs en particulier)
Les prétendus représentants du peuple Français votent une loi pour tuer les plus vulnérables de la naissance à la fin de vie.
J’espère de toues mes mes forces que ceux qui ont voté pour cette loi absurde soient confrontés à celle ci.
Savent t’ils qu’il existe un traitement palliatif ?
Que va dire le Maire (ex député) à ses administrés confrontés à cette loi ? Aura t’il un jour des remords ? je l’espère !
Oui ! Et nous pouvons ajouter : « A l’heure où le corps électoral français a fini par placer le pays sous l’autorité souveraine, quoique indirecte et ténébreuse, du Nouvel Ordre Mondial. »
Peut être que certains donneront leurs organes plus rapidement avec cette loi…je ne ferai donc pas don des miens.
Il y a peu je révisais mes connaissances concernant le programme d’éradication des vieux, des infirmes, des déficients psychiatriques et des non productifs dans les années 30-40 en Allemagne. Au nom de la compassion et de l’eugénisme, cette politique c’est révélée d’une rare efficacité pour les finances de l’état. De là à comparer…?
vous avez raison de le rappeler…… c’est très proche comme principe.
C’est en effet la même chose, présentée aujourd’hui de façon beaucoup plus rusée : comme un cadeau, un progrès pour l’intéressé ! Le troisième Reich n’a pas eu cette finesse.
XB en « grand protecteur ( assureur de métier ) sait ce qu’il faut pour « protéger » ! …
En ce qui concerne macron, il n’y a plus rien à être surpris de ses « convictions » envers les français ! …
Boulevard Voltaire devrait se faire un devoir humaniste de publier les résultats nominatifs du vote de façon à éclairer le choix des électeurs lors des prochaines élections législatives.
Le Journal Français les a publiés
Marcel Chevalier va reprendre du service !
Il est vrai que lorsque l’on échoué partout, de son propre fait, ou parce que la souveraineté a été transmise à une autorité supérieure, il ne reste plus, pour l’heure, que le sociétal pour agir et laisser une trace dans l’histoire. Et là, Macron le fossoyeur aura payé de sa personne, hélas… Quelle indignité chez cet homme !
La liberté de conscience n’appartient pas qu’aux soignants. Elle est universelle.
Cela m’évoque le film « Tu ne tueras point », l’histoire d’un objecteur de conscience dans l’armée américaine pendant la guerre 39-45. Ce droit aux convictions profondes est reconnu pour l’armée française : Chapitre IV du code du service national : Service des objecteurs de conscience. (Articles L116-1 à L116-9). On ne peut reconnaître ce droit de ne pas se servir d’armes dans ce cadre pour des raisons de convictions profondes et obliger d’autres personnes à pratiquer l’aide à mourir si cela va à l’encontre de leurs convictions profondes !
Allons plus loin, ça rappelle ce que Dieu dit au sixième commandement « tu ne tueras point » ! et c’est sans aucun doute la pensée de cette religieuse…
Bien entendu, que c est une des raisons. Elle estime que ce ne sont pas les humains qui doivent décider de prendre la vie. C est une catholique .
J ai connu le cas d un objecteur de conscience qui ne voulait même pas faire le service civil, il a donc été remis aux gendarmes et direction prison. C était parfaitement son droit et il connaissait la sanction.
On aimerait en savoir un peu plus sur ce Mr Philippe Lohéac et sur son ADMD.
1 : frère trois points
2 : pilotée par les mêmes
Donc anti catholiques rabiques
On parle beaucoup des personnes âgées, mais n’oubliez pas que n’importe qui pourra être « aidé » à mourir. Ça en fait du monde. Des malades, des fragiles, des tordus, des marginaux… Tous les incasables, les rebus d’une société « de la loi du plus fort ». Tout ceux qui ne se sentent pas à leur place pour x raison, qui auront la tentation (car c’en est une) de vouloir en finir avec leur vie. Et qui n’a pas déjà ressenti ce « coup de mou » parfois passager, parfois plus durable, suite à des difficultés de la vie, des deuils, etc. ? C’est quand-même une loi qui « pousse vers la sortie », qui encourage les plus faibles à décrocher tout à fait, puisqu’ils ne sont de toutes façons pas rentables. C’est cela qui est indigne.
La loi divine est au-dessus des lois de la République. Si l’on est gouvernés par des sages, pas de problème, ces lois vont dans le même sens : aimer, protéger, servir. Mais si l’on est gouvernés par des fous, des insensés, alors là, c’est la loi de Dieu, inchangée depuis des siècles, qui prime : protéger les faibles, promouvoir la vie, entre autres…
Cette loi est le dernier rempart contre la barbarie légalisée…
Ne pouvant concilier l’obéissance et l’éthique , il faudra bien choisir .
Revoir « Le soleil vert »…
Inoubliable. Quand le film est sorti, cela paraissait impossible. On n’en est plus très loin.
La personne qui décide de se suicider ne sera donc pas sauvée …puisque c’est son choix très clair de se donner la mort ? Le serment d’Hippocrate sera une nouvelle fois bafoué ..comment peut on accepter cela
Le monde chrétien a 2 caractéristiques vu les commentaires :
Le monde catholique n’aime ni la vérité car n’importe quoi est raconté sur la loi dans les commentaires.
Le monde catholique souhaite que les gens qui souffrent sans espoir de guérison, souffrent le plus longtemps possible au nom de leur dieu.
Ni dieu, ni allah mais un peu d’humanité pour ceux qui souffrent sans espoir ? C’est trop demander pour des fanatiques religieux ?
Les fanatiques laïcards et franc-maçons ont détruit systématiquement l’âme de ce pays et n »ont visiblement pas compris qu’un pays où l’on a plus le droit de se battre jusqu’au bout pour sauver une vie est un pays où on ne fera plus la moindre recherche clinique .Le serment d’Hippicrate pourtant non chrétien rejoignait par sa logique humaniste l’affirmation christique que la souffrance consentie des uns sauve l’âme et la vie de beaucoup d’autres .
En outre vos propos sont d’une hypocrisie sans nom car l’euthanasie était déjà pratiquée dans tous nos hôpitaux par des médecins non dénués de compassion .Mais le texte que vous défendez n’a rien à envier à la loi du 3 eme Reich promulguée dès 1934 . Or c’est la conscience des fanatiques catholiques allemands notamment dans le réseau de la Rose Blanche qui fut la seule à s’y opposer ..au prix de leurs vies !
Les fanatiques catholiques ont fait passer ce pays de la barbarie franque à l »une des plus grandes civilisations que l’Europe ait enfantée . Vous et vos grandes consciences socialistes __ car Falorni n’est rien d’autre qu’une engeance de socialiste qui a honte dexson ancienne appartenance __ vous , vous allez l’y replonger …!
Merci.
Dans les 2000 ans d’histoire écoulé, rien n’égale les supplices inventés par l’église pour faire avouer les hérétiques. Relisez les guerres de religion, les chasses aux sorcières et l’inquisition. Si vous ne vomissez pas après, vous n’êtes pas normal.
Tiens par exemple, supplice ordinaire de l’église catholique contre les hérétiques pour faire avouer : attacher pieds et mains à deux extrémités de treuil et tirer jusqu’à ce que les tendons et les articulations lâchent. Les suppliciés arrivaient au bucher où il fallait les attacher serré très fort pour qu’ils ne tombent bas. Bruler quelqu’un à petit feu consistait à prolonger son agonie grâce à du bois humide qui brulait mal. Cela pouvait durer plusieurs heures.
Quand la Gestapo a cherché des idées de torture, elle a ouvert les archives de l’inquisition.
Je pense que j’aurais préféré vivre sous la barbarie franque plutôt que dans les siècles de terreur religieuse qui ont suivit.
Vous avez une opinion du monde chrétien sur base de quelques opinions sur ce site. Ne pensez-vous pas qu’il faut aller plus loin ?
Il y a un moment où les antidouleurs ont des conséquences mortelles et personne ne va en prison quand le corps lâche prise. Ce qui m’effraie dans cette loi c’est l’influence de l’entourage sur le mental d’une personne malade
@ Reney
Croyez-vous vraiment que les gens de foi aiment laisser souffrir au nom de Dieu ! Mais où avez -vous trouver cette pensée tordue ?
Le monde catholique ne souhaite pas la souffrance comme vous aimez le dire. La médecine a fait beaucoup de progrès dans la gestion de la douleur. On accepte plus que les gens souffrent. Je réitère en disant qu il faut étendre les soins palliatifs. Quand les gens ne souffrent plus de douleurs physiques , ils ont une autre vision de la vie. Certains vous disent qu ils ne veulent plus mourir. C est facile de parler d euthanasie quand on est bien portant. Au jour J, ce n est plus la même chose. Alors arrêtons de mettre de la religion là dedans et fausont confiance aux médecins.