Duralex de nouveau placé en redressement judiciaire, début juin ?
L’AFP a annoncé la nouvelle ce 27 mai : « La verrerie Duralex, en difficulté financière, s'apprête à demander son placement en redressement judiciaire en début de semaine prochaine, deux ans après sa reprise en coopérative par les salariés […] »
🇫🇷🥛 La verrerie Duralex, en difficulté financière, s'apprête à demander son placement en redressement judiciaire en début de semaine prochaine, deux ans après sa reprise en coopérative par les salariés, a appris l'AFP mercredi auprès de plusieurs sources proches du dossier ⤵️ pic.twitter.com/hkeCNx9k2y
— Agence France-Presse (@afpfr) May 27, 2026
Deuxième placement en deux ans
Ce serait le deuxième redressement judiciaire en deux ans, et « si le tribunal de commerce d'Orléans accède à cette demande et accepte de placer l'entreprise sous sa protection, l'entreprise connaîtrait son cinquième redressement judiciaire en une vingtaine d'années », rapporte France 3. Il y a moins d’une semaine, France Inter révélait déjà qu’« un audit indépendant pointe des erreurs de gestion » dans l’entreprise et qu’« un redressement judiciaire n'est pas à exclure pour le verrier ». Même le service public semble avoir du mal à y voir clair : « Bien qu'il soit extrêmement difficile de délier les langues, malgré [ses] relances nombreuses, le ministère de l'Économie confirme qu'un audit indépendant est en cours. S'il n'y a pas de malversation, des erreurs de gestion, des approximations ont été détectées, selon une source proche du dossier. »
🚨 THREAD | OU EST PASSEE L'ARGENT DE DURALEX 🍷
La célèbre verrerie s'apprête (à nouveau) à demander son placement en redressement judiciaire. 🤡
L'occasion de décortiquer un fiasco financier intégralement maintenu sous perfusion par vos impôts. 👇 pic.twitter.com/1jPiPE45F8
— Dindon Fiscal (@LeDindonFiscal) May 28, 2026
Malgré la mobilisation générale pour la SCOP
Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir mobilisé pour relever l’entreprise : en 2024, lorsque la verrerie était en redressement judiciaire, collectivités locales et particuliers avaient mis la main au portefeuille pour la relancer et elle avait été reprise par ses salariés dans une SCOP - une société coopérative et participative. En novembre dernier, Challenges racontait l’engouement populaire et les promesses d’investissement qui devaient être « l’occasion, pour la PME orléanaise, d’ouvrir un nouveau chapitre de son sursaut ». Le directeur général, François Marciano, racontait à Challenges avec enthousiasme que « cinq millions ont été récoltés, ce jeudi 27 novembre [2025], après l’appel au financement participatif de l’entreprise ». Selon le journal économique, François Marciano « vi[vait] son heure de gloire et, à travers lui, c’[était] tout Duralex qui [devait] renaît[re] de ses cendres ». N’est pas phénix qui veut et la mobilisation générale aura finalement été un feu de paille…
Pourtant, l’engouement populaire était massif : comme le raconte Le Monde, les verres Duralex sont une Madeleine de Proust pour beaucoup. Le quotidien précisait tout de même qu’il fallait rester prudent, ce n’est pas parce que de nombreux Français avaient fait preuve de nostalgie et d’un attachement certain au patrimoine industriel national que la verrerie était sauvée.
Dans un état critique malgré les perfusions
Grandeur et décadence : il n’aura pas fallu attendre deux ans pour constater la chute vertigineuse malgré tant de soutiens. France 3 détaille « un état critique » puisque « ce mois de mai 2026, les employés n'ont reçu que la moitié de leur paie ». Des salariés accusent la direction, François et Antoine Marciano, de mauvaise gestion. Ce dont ces derniers, qui ont quitté l’entreprise en avril, se défendent. En tout cas, tous semblent se demander où est passé l’argent.
C’est qu’effectivement, le soufflé est retombé bien brutalement. Duralex a été perfusée d’aides dès 2024 avec « un prêt de 750.000 euros » versé par l’État « au titre du programme du fonds de développement économique et social », rapporte Le Monde, qui ajoute que « la région Centre-Val de Loire a, par exemple, promis son soutien sous forme de garantie bancaire, quand la métropole d’Orléans a proposé de racheter le site de la verrerie, pour une somme évaluée entre 5 et 8 millions d’euros », sachant que l’entreprise avait déjà été « sauvée temporairement par un prêt de 15 millions d’euros de l’Etat en 2022 » pour contrer l’augmentation du prix de l’énergie dû à la guerre en Ukraine. Changer de statut juridique, lever des fonds, jouer sur les affects des Français et recueillir des aides à foison n’auront manifestement pas suffi.
Comme Resus, sur X, faut-il croire que « des salariés compétents auront perdu leurs économies en plus de leur travail parce qu'on leur a fait croire que le communisme pouvait fonctionner » ? Une chose est sûre, l’enthousiasme de Thomas Portes - qui expliquait, Duralex à l’appui, en août dernier, sur X, que « les entreprises doivent être entre les mains des salariés loin des patrons inutiles qui ne pensent qu’à se gaver » - a mal vieilli, tout comme la visite enthousiaste d'Olivier Faure et de Lucie Castets venus, en juillet 2024, « à la rencontre des @Duralex qui vont faire vivre leur entreprise sous forme de SCOP, loin des prédateurs qui jusqu’ici s’étaient emparés de leur destin ». C'est que, expliquait-il, « Duralex, ce n’est pas seulement nos souvenirs de cantine, c’est un fleuron industriel qui a un bel avenir ». Malheureusement, l'idéologie ne peut pas gagner contre la loi du marché : dura lex, sed lex !
Avec @CastetsLucie à la rencontre des @Duralex qui vont faire vivre leur entreprise sous forme de SCOP, loin des prédateurs qui jusqu’ici s’étaient emparés de leur destin. Duralex ce n’est pas seulement nos souvenirs de cantine c’est 1 fleuron industriel qui a 1 bel avenir ! pic.twitter.com/f3TKcVvnak
— Olivier Faure (@faureolivier) July 31, 2024
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28 commentaires
ayant côtoyé quelques scop lorsque j’étais en activité je dois dire que malgré un soutien actif et pas sans risque , pour les aider à honorer leurs échéances de trésorerie, aucune n’a survécu plus de trois ans , il manque un petit quelque chose dans la tête de ces patrons autoproclamés …
Les verres Duralex , nous les avions en pension au réfectoire !!Qui utilise chez eux des verres Duralex ??? Et en plus géré en SCOOP
les SCOOP !!!! entreprises régime communiste
quelle SCOOP s’en est sortie ? qu’on me donne un exemple
la gestion de gauche dans les entreprises, ça donne ça !
Mauvaise gestion ne veut rien dire si on n’en définit pas les causes, quelquefois la mauvaise gestion c’est simplement le marché qui ne correspond plus à la production offerte, mais tant que ça marche on n’envisage pas l’avenir avec un marché différent, des innovations, de la créativité et une ouverture plus large, puis quand ça marche personne aime les changements, même lorsque ça ne marche pas d’ailleurs changer des habitudes c’est difficile. Enfin il y a des gens qui sont payés pour voir tout ça. Quand on veut redresser une entreprise si on ne change pas les gens, les habitudes et les mentalités c’est perdu d’avance et souvent on ne change rien et on ne respecte même pas le plan de redressement, c’est d’ailleurs pour ça que ça ne marche pas, licencier seulement du personnel n’est pas la solution miracle.
Même problème que pour Tupperware. L’incassable, çà dure ! De plus , la maladie du « toutjetable » oblige à utiliser des verres en plastic (comme dans les fastfood ou les kebabs)
A force d’être redressé, duralex va finir par casser.
Encore une réussite de la France victime de la gabegie actuelle .
Tous ces gens appartenant à des partis politiques dont l’action résolue a abouti à réduire la France à une dette colossale, sont particulièrement bien placés et compétents pour donner des leçons de gestion au patronat qui survit, accroché à la bouée de la détermination, pour éviter de sombrer dans l’océan de normes et de taxes, perpétuellement grossi par les torrents législatifs tumultueux dévalant des législatures successives.
Bien souvent eux-mêmes n’ont jamais travaillé en entreprise et ne savent même pas comment ça fonctionne
Qu’on se le dise bien, les coopératives c’est une belle idée sur le papier, mais ça ne pourra jamais fonctionner. Le meilleur exemple c’est au niveau agricole, c’est des usines à gaz dont tout le monde est perdant.
Beaucoup de coopératives ouvrières ne survivent que grâce aux subventions
sur qu’avec des ouvriers présents sur la photo, le rendement doit pas être optimal
Il faut que toute la socialie et l’aile gauche écolo accoure à son chevet .
Au Royaume des nuls les Socialistes sont Rois et leurs amis aussi ; que des chefs d’entreprises sur la photo .
Duralex sed Lex mais Durex sed sex ; et oui c’est du Latin .
La photo d’illustration avec faure et la « nymphe de la comptabilité de Paris » donne une « idée » de ce qui peut arriver de pire pour une société : que les gooochos viennent prétendre qu’ils sont « mobilisé » POUR une cause perdue ! …
Les SCOP peuvent fonctionner … mais à quel prix ? ! …
Elle a bon dos la loi du marché !! Et si les repreneurs étaient tout simplement incompétents?
Comment lutter face à la concurrence chinoise, énergie et travail bon marché ? Maintenant que les transports depuis la Chine coûtent davantage, la situation peut tourner, mais cela n’efface pas le passif.
Il peut se faire que le produit ne corresponde plus au marché c’est tout et comme il n’y a plus de trésorerie on ne peut pas envisager une reconversion, ceci se fait dans le temps ce sont les dirigeants qui doivent l’envisager, sur le papier c’est facile ensuite dans l’entreprise c’est plus difficile parce que lorsqu’on veut réformer, il y a les syndicats, les normes, les banquiers, et le personnel.
et qui dire des cabinets filiales de certains syndicats qui les conseillent