Crépol : le parquet de Valence écarte la circonstance aggravante de racisme anti-Blanc

Laurent de Béchade (LEA) dénonce cette volonté d’écarter cette dimension du meurtre de Thomas Perotto.
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Le 23 juillet, après deux ans et demi d’enquête, les juges d’instruction avaient retenu, dans leur avis de fin d’information judiciaire, la circonstance aggravante de racisme anti-Blanc dans l’affaire du bal de Crépol. La décision ouvrait enfin la voie à la reconnaissance de cette dimension dans les violences ayant coûté la vie à Thomas Perotto, le 13 octobre 2023, dans la Drôme.

Mais ce lundi, le parquet de Valence a de nouveau écarté cette circonstance aggravante dans son dernier réquisitoire que BV a pu consulter : selon lui, le racisme anti-Blanc n’est pas à l’origine du meurtre de l’adolescent.

C’est la position que tient depuis le début des investigations le ministère public qui, déjà en 2023, avait refusé de retenir cette qualification, alors que plusieurs témoignages faisaient état de propos insultants et menaçants visant les « petits Blancs » et les « sales Français de merde ».

Pour réaffirmer sa position et la justifier, le ministère public pointe aujourd’hui le manque de précision de certains témoignages, les contradictions relevées entre plusieurs déclarations, et l’incapacité des témoins « de les imputer à l’un ou l’autre des mis en examen ou d’en identifier les auteurs », révèle Le Point.

« Difficile de ne pas s’interroger »

Une argumentation qui laisse Laurent de Béchade perplexe. Le président de la Lutte pour l’égalité dans l’antiracisme (LEA), qui entend « faire en sorte que tous les éléments du dossier soient examinés jusqu’au bout, sans minimisation ni traitement différencié », dit avoir « du mal à comprendre » ce parti pris.

« Difficile de ne pas s’interroger sur le poids de l’idéologie dans cette décision », confie à Boulevard Voltaire le représentant de l’association qui y voit un prolongement du discours porté par SOS Racisme, qui continue de contester la pertinence même du terme de « racisme anti-Blanc ». Une même logique « anti-universaliste », estime-t-il, « semble traverser une partie des médias, des associations antiracistes subventionnées et aujourd’hui, la position du parquet » qui n'exclut pourtant pas que « des propos à l'encontre des personnes à la peau blanche ou des Français aient pu être tenus ».

« La juridiction du fond aura le dernier mot »

Malgré ces rebondissements, ce sont les juges d'instruction qui « décideront de la qualification sous laquelle les mis en cause seront renvoyés devant la Cour d’assises des mineurs » puisqu'ils « ne sont pas liés par la position du parquet », nous explique Maître Lara Fatimi, avocate de l'association. S'ils devront « prendre en compte le réquisitoire et les observations des parties », les juges d'instruction resteront les seuls décisionnaires car, au cours d’un procès, « c’est toujours la juridiction du fond qui aura le dernier mot », relativise l'avocate.

Une qualification qui a son importance

Mais si ces derniers devaient finalement suivre les réquisitions du parquet, « ce serait un signal très préoccupant » quant à la capacité de la justice française à prendre au sérieux le racisme anti-Blanc dans la société, s’inquiète Laurent de Béchade.

« La loi doit protéger chacun de la même manière, sans distinguer les victimes selon leur origine ou leur couleur de peau », insiste le président de LEA selon qui « renoncer à ce principe reviendrait à fragiliser gravement l’idée même d’une justice universaliste ».

Dans le dossier de Crépol, cette reconnaissance demeure d’ailleurs au cœur des attentes des proches de Thomas et de leurs avocats, même si les peines encourues par les mis en cause devaient rester les mêmes.

« Il existe des témoignages faisant état de propos explicitement anti-Blancs qui doivent être pleinement pris en considération. Le fait que tous les témoins ne les aient pas entendus ne signifie pas qu’ils n’ont pas été prononcés. Dans une scène de violence impliquant plus d’une centaine de personnes, ce serait même étonnant », souligne Laurent de Béchade. En effet, 16 témoins sur les plus de 100 interrogés font état de ces propos.

Malgré la position du parquet, le président de LEA veut encore croire que les juges d’instruction retiendront les qualifications de racisme dans leur ordonnance de règlement car « si des éléments permettent d’établir qu’une personne a été prise pour cible en raison de sa couleur de peau, ils doivent être examinés avec la même rigueur, quelle que soit cette couleur », juge enfin le militant, appuyé par Maître Fatimi pour qui « le dernier mot de la justice n’est pas dit ».

Vos commentaires

127 commentaires

  1. 16 témoins sur 100. Mais le juge ont préféré interrige le 84 personnes qui en raison de leur positions n ont rien entendu pour ce faire leur opinion. Au prochain meurtre idem, ils interrogeant des parisiens siblz meurtre et à Marseille ( ou vice versa) afin d être sur que le coupable soit bien. Retrouve

  2. Deux poids deux mesures !
    Racisme anti Blancs, cela est Impossible. Le seul existant est celui qu’il nous est interdit de citer.
    Viols, vols, attaques au couteau ️, ne sont que des faits commis obligatoirement par des gens blancs déséquilibrés.
    Elle est pas belle la vie avec nos immigrés que nous chouchoutons.

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