Quelle mouche a donc piqué Décathlon® pour lancer son « hijab de running », sorte de technique alliant confort et respirabilité ?

La mise en marché de ce produit communautariste censé « rendre le sport accessible à toutes les femmes du monde », selon la 2e enseigne préférée des Français*, s’est faite dans la douleur puisque, initialement repérée sur le site marocain de la marque, sa commercialisation s’est vue in fine assumée pleinement par Décathlon®, en particulier pour le marché français.

La justification officielle du distributeur réside dans « la volonté que chaque femme puisse courir dans chaque quartier, dans chaque ville, […] Indépendamment de sa culture”. En clair, puisqu’une majorité de femmes des cités ne peuvent plus sortir de chez elles non voilées, nous allons répondre à ce besoin sous l’angle sportif…

Il est proprement révoltant qu’une enseigne aussi grand public verse dans cette dhimmitude soft sous prétexte d’un engagement pseudo-sociétal. En voie de banalisation, le hijab n’arrête donc plus son expansion dans notre paysage public qui à la fac, qui à la sortie des écoles et maintenant sur les terrains de sport. Comme souvent, face à ce genre d’initiative, il est à noter que nos sempiternel.le.s féministes radical.e.s (!) jettent un voile pudique (sans mauvais jeu de mots), préférant houspiller à coup de # assassins le mâle patriarcal blanc, sujet inoffensif comparé à leurs homologues islamiques.

La réalité semble plus nuancée si on prend la peine de constater que les ventes de Décathlon® en accusent une baisse de 5 % en 2018. Le hijab de running serait donc vu comme relais de intéressant sur un marché communautaire, jaugeant plusieurs millions de membres, à l’instar des enseignes de la grande distribution ouvrant très largement leurs rayons à coups de quinzaines halal à l’occasion du , avec têtes de gondole de cornes de gazelle et de semoule AOC…

Ainsi, pour Décathlon®, l’argent n’aurait pas d’odeur, si bien qu’aujourd’hui, le hijab Kalenji®, pourquoi pas demain le qamis de boxe, après demain l’abaya de tennis et, bien sûr, bientôt sur toutes les plages françaises, l’inénarrable ?

Dernière minute : on vient d’apprendre que, face à la levée de boucliers, l’enseigne a finalement décidé de renoncer… “jusqu’à nouvel ordre”.

26 février 2019

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