Ça commençait mal dès ce lundi 14 décembre. En vue de la finale de « La France a un incroyable talent », la fachosphère, la cathosphère et toutes ces sortes de choses s’étaient mobilisé.e.s pour soutenir la Lefèvre.

Vous ne les connaissez pas ? Jugez plutôt : une famille catholique de six enfants, habitant et chantant des chants sacrés à plusieurs voix. L’horreur, quasiment le nazisme. Face à eux, il y avait des danseurs, des jongleurs, des musiciens, avec les quotas diversitaires et les prises de position engagées qui sont de rigueur à ma téloche. Et pourtant, il faut croire que la fachosphère et assimilés pèsent lourd : les Lefèvre ont gagné. Terreur rageuse des face à cette victoire d’une France que l’on espérait morte et enterrée. Mais c’est ainsi…

Nouveau coup de avec l’élection de 2021. Malgré un jury 100 % féminin pour faire oublier l’aspect « comice agricole » de la cérémonie, malgré des Miss aux prénoms improbables et aux physiques mondialisés, malgré la diversion provoquée par une stupide campagne antisémite (dans laquelle l’extrême n’avait, une nouvelle fois, rien à voir), c’est une superbe blonde aux yeux bleus, nommée Amandine Petit, qui est arrivée en tête du concours. Une fois de plus, larmes et haine sur Internet.

Vilaine semaine, nauséabonde à souhait, qui aurait uniquement vu une famille nombreuse catholique, désespérément blanche et française, gagner un télé-crochet. Mais terrible semaine, qui fait le jeu des extrêmes, que la victoire, par surcroît, d’une jeune fille qui aurait pu être là il y a des siècles. On tremble à l’idée du retour des années 30.

Concours de circonstances, direz-vous. Pourquoi pas. Soit ça, soit les gens en ont marre des injonctions du CSA, des théories de et des défilés indigénistes. Faut voir.

21 décembre 2020

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