Le docteur danois Peter Ben Embarek, enquêteur pour l’OMS, a soumis l’hypothèse d’une contamination directe entre une chauve-souris et un employé du laboratoire chinois de Wuhan.

Difficulté des enquêteurs de l’OMS pour obtenir les données chinoises

Alors que la pandémie sévit dans depuis fin décembre 2019, la question de son origine est encore ignorée et l’enquête n’est pas facilitée en raison, selon l’OMS, des « difficultés des scientifiques à accéder aux données brutes chinoises ».
Dans un premier rapport, l’organisation avait conclu à « extrêmement improbable » la fuite d’un laboratoire, jugeant plus plausible la transmission animale. Par la suite, mi-juillet 2021, l’OMS a demandé un « contrôle des laboratoires » malgré les réticences de la qui dénonçait un « manque de respect pour le bon sens et une arrogance envers la science ». La délégation a pu terminer sa mission « consistant à jeter les bases d’efforts conjoints pour identifier les origines du virus », le 3 août dernier.

« Au contact d’une chauve-souris porteuse du virus »

Dix jours plus tard, le 13 août, un des enquêteurs en chef de l’OMS, le docteur Peter Ben Embarek, a déclaré, sur une chaîne danoise, TV2, que le patient zéro pourrait être l’employé d’un laboratoire de Wuhan, spécialisé dans la recherche autour du SARS-CoV-2 et utilisant des chauve-souris. Le chercheur aurait travaillé au contact d’une chauve-souris porteuse du virus puis aurait été contaminé. « C’est là que le virus passe directement d’une chauve-souris à un humain », a expliqué le médecin danois qui envisage l’hypothèse de l’erreur humaine au sein d’un laboratoire chinois.

12 août 2021

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