Ainsi, mis à part les États-Unis et, apparemment, les États d’Europe de l’Est (Pologne, République tchèque…) qui approuvent la décision de M. Trump, le monde entier, réuni en COP23, a décidé de limiter à 1,5 °C le réchauffement climatique de ce siècle. Et la presse de faire chorus (Le Figaro du mardi 12 y consacre six pages très « vertes »).

Car on nous affirme que le « changement climatique », « le réchauffement climatique à long terme » sont des certitudes que seuls des béotiens ou des attardés peuvent récuser. Et il est certain qu’il a fait, ces dernières années, plus chaud qu’il y a deux siècles. Mais s’agit-il d’un vrai changement climatique ? Un « changement climatique », cela ne se constate pas au bout de quelques années ni même de quelques décennies. Le dernier « changement climatique » (appelé glaciation de Würm, dans nos régions) qu’a connu notre planète a duré environ 100.000 ans et, après un maximum aux environs de 22.000 av. J.-C., a brutalement pris fin vers 10.000 av. J.-C. Il va de soi que l’action humaine n’était pour rien ni dans son apparition ni dans sa disparition.

Quant aux catastrophes qu’on nous annonce, j’ai quelques doutes : il y a eu, aux temps historiques, au moins une période de réchauffement importante : à la fin du règne de Saint Louis, on aurait pu penser, après trois siècles d’un climat sans doute plus chaud qu’aujourd’hui, qu’un « changement climatique » s’était amorcé. Il n’en était rien puisque, quelques années plus tard, un très net refroidissement allait intervenir et durer jusqu’au XIXe siècle.

Or, cette époque a été considérée, non comme un temps de menaces et de catastrophes, mais comme un « petit âge d’or ». La fonte totale du glacier qui recouvre le Groenland n’a pas entraîné de montée catastrophique des eaux (au contraire, le port d’Aigues-Mortes, en pleine eau au début de cette période, s’est retrouvé au milieu des terres à sa fin), mais avait permis de couvrir le Groenland de cultures qui lui ont valu son nom (terre verte) et enrichi tous les pays concernés. Pas de catastrophe sanitaire non plus : la grande peste ne devait intervenir qu’après le début du refroidissement.

Je n’arrive pas à croire que les responsables politiques, les journalistes, les chefs d’entreprise qui participent à cette COP23 soient assez naïfs pour s’imaginer que leurs décisions seront du moindre effet.

L’argent dépensé l’est presqu’en pure perte, voire est contre-productif.

Le remplacement des énergies fossiles et nucléaire par des énergies dites renouvelables est une fausse solution : non seulement leur action (sauf dans quelques pays) est limitée par des raisons météorologiques (trop ou pas assez de vent, pas assez d’ensoleillement) et psychologiques (les populations n’en veulent pas), si bien qu’on est obligé de recourir aux énergies fossiles pour suppléer à leur intermittence, mais encore leur impact sur le gaz carbonique n’est pas réellement calculé : le coût en CO2 de leur fabrication, de leur transport, de leur installation puis de leur destruction en fin de vie est sans doute supérieur à l’économie qu’elles auront permise.

En revanche, cela peut ruiner de très nombreux petits pays, qui ne sont pas en mesure, pour des raisons climatiques ou financières, d’assurer leur consommation d’énergie par des énergies dites renouvelables, alors qu’on voudrait leur interdire l’électricité nucléaire et celle provenant des combustibles fossiles.

Ces réserves ne signifient nullement qu’il n’y ait rien à faire pour notre planète : il faut absolument limiter la pollution de l’air et de l’eau, et aussi (principe de précaution) prévoir des solutions de repli pour les populations qui seraient menacées par une éventuelle montée du niveau de la mer. C’est évidemment moins ambitieux que de vouloir maîtriser le climat, mais ce serait beaucoup plus efficace pour le bien de la planète et de ses habitants.

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