Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, s’est dite favorable à la proposition de la Convention citoyenne pour le climat de limiter la vitesse maximum sur autoroute à 110 km/h.

Elle précise « à titre personnel ». Si elle emprunte une telle voie rapide, « ce qui est rare », ajoute-t-elle aussi, rien ni personne ne l’empêche de caler son régulateur de vitesse sur ce chiffre, voire moins. Car pourquoi 110 et non 100, pour faire rond ?

De même, tous les bons écolos pourraient adopter un comportement identiquement responsable sans coûteux réglages des pylônes-radars. Et les gilets jaunes ne viendraient sûrement pas manifester aux péages pour les inciter à plus de vélocité…

Mais, pour la même raison de réduction des gaz à effet de serre, ne conviendrait-il pas de réduire la vitesse des poids lourds – 90 km/h actuellement pour plus de 3,5 tonnes – dans la même proportion, ainsi que celle des véhicules de transport en commun qui sont autorisés à 100 ?

Le taux de réduction de vitesse préconisé pour les automobiles est de 15,4 %. L’appliquant aux catégories de véhicules ci-dessus, cela ferait respectivement environ 90 et 75 km/h.

Le péage des autoroutes répond à un service de rapidité de déplacement. Augmenter les temps de parcours crée donc une sujétion, en particulier pour l’économie et les échanges commerciaux et autres nécessités interrégionales. Il paraîtrait donc logique d’abaisser le tarif de circulation dans les mêmes proportions.

Une idée contraire – bien qu’absurde ! – serait, sans abroger les limites de vitesse, d’augmenter drastiquement ces péages afin de dissuader les utilisateurs qui s’en remettraient aux itinéraires secondaires à 90 max !

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