Tout autant que l’économie asiatique ou les chinoiseries, tout autant que la pyrale du buis ou le serpent python bicolore des rochers lorsqu’il descend de son arbre, l’antiracisme est aujourd’hui en pleine expansion dans les pays modernes et mondialisés comme la France, colonie des États-Unis et bientôt, aussi, colonie de ses anciens colonisés « racisés ».

C’est devenu une mode, une ritournelle, un réflexe de Pavlov, et l’on est étonné de voir comment, le matraquage bien-pensant et la propagande médiatique aidant, on est passé, ces dernières semaines, de l’affaire Floyd à l’affaire Traoré, et au déchaînement d’un antiracisme plus raciste encore que la tarte à la crème qu’il prétend dénoncer. Et, caracolant avec la xénophobie en tête du Top 5 des combats progressistes, bien au-dessus du sexisme et des diverses phobies de l’intersectionnalité, il tient aujourd’hui en France le haut du pavé du conformisme le plus éculé qui soit.

Mais qu’est-ce-que le racisme ? Difficile de répondre. Car à bien y réfléchir, ce n’est pas seulement à travers la couleur de leur peau que les hommes se manifestent un mépris faisant, hélas, partie de leur nature. Et si Jésus disait : « Aimez-vous les uns les autres ! », chez les hommes, c’est plutôt : « Méprisez-vous les uns les autres ! »

Depuis Mitterrand et la fondation de SOS par le « racisé » Harlem Désir – aujourd’hui représentant de l’OSCE pour la liberté des médias, rémunéré plus de 122.000 euros par an, sans imposition -, l’antiracisme est devenu un business qui marche, un commerce des plus lucratifs. Mais pas n’importe quel racisme. Pas le racisme du bobo parisien pour le paysan ou le provincial, pas le racisme du bien-pensant de gauche pour le peuple dit populiste, pas le racisme du cultureux ministériel pour l’artiste non estampillé DRAC, pas le racisme de l’Arabe des banlieues pour le juif, pas le racisme du patron du CAC 40 pour l’employé de chez Auchan, pas le racisme du gouvernement pour les gilets jaunes… Non ! Uniquement celui du Blanc à l’égard du Noir, ou de l’Arabe, bref, l’Africain, l’éternel esclave, le sempiternel colonisé, et pour les siècles des siècles. Et pas, non plus, l’esclavagisme musulman, non, l’esclavagisme blanc, et européen.

Ainsi, et sur ce fonds de commerce juteux, à l’instar de celle qui criait « Touche pas à mon pote ! », d’innombrables associations se sont créées pour venir en aide aux malheureuses victimes, les créer au besoin et, surtout, permettre à leurs dirigeants de se faire un nom et une place médiatique, avec les postes et les prébendes qui ne tarderont pas à en découler. Et le plus incroyable, c’est que ça marche !

Et l’on a même vu un ministre proposer à la famille Traoré de la recevoir, on en a entendu un autre dire que l’émotion peut être supérieure aux lois, comme sous Hollande quand, à propos de Leonarda, un certain Bartolone, à l’époque président de l’Assemblée qui fait les lois, disait : « Il y a la loi. Mais il y a aussi des valeurs avec lesquelles la gauche ne saurait transiger. »

Et, dans une confusion générale des époques, de leurs mentalités, des concepts philosophiques et moraux, dans une ignorance totale de l’Histoire, bref, dans une confusion mentale des plus abouties, voilà que la foule de « racisés » qui font des pieds et des mains pour venir au pays des racistes les ayant tellement martyrisés, suivie par celle des gogos et des masos culpabilisés qui les soutiennent, déchaîne sa haine raciste sur des Blancs responsables de tous les maux, s’en prend aux statues d’anciens militaires, hommes politiques et chefs d’État du passé, décrétés racistes, et qu’il faut déboulonner, aux rues qui portent leurs noms et aux œuvres d’art censées véhiculer aussi des contenus racistes.

On vit une époque formidable, a-t-on coutume de dire, pourtant l’historien se penchant un jour sur elle et cherchant à la définir trouvera-t-il une autre caractéristique, à côté d’une cupidité sans limite et d’une jouissance sans entraves, que celle d’une bêtise crasse et d’une insigne lâcheté ?

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