La nouvelle est officielle et l’on finit par se demander si, tout compte fait, le raccourci de Sibeth Ndiaye, la semaine dernière, sur les enseignants « qui ne travaillent pas compte tenu de la fermeture des écoles », n’était pas un lapsus révélateur. Plutôt que de s’en moquer, ne devrions-nous pas la remercier de nous l’avoir annoncé en douceur pour nous préparer à cette annonce plus que dure à digérer ? N’avons-nous pas mérité cette trêve estivale, nous les guerriers confinés, parents et professeurs épuisés par cette continuité pédagogique qu’il aura fallu assurer ?

est formel. « C’est difficile, nous le savons, mais c’est la guerre, et après, il faut rebâtir. » Gouverner, c’est prévoir et, en l’occurrence, de rattraper toutes les carences. Le ministre de l’Éducation est « entré en discussions avec l’ensemble des organisations représentatives, de professeurs et de parents d’élèves et de lycéens » afin d’adapter les épreuves du bac en cette fin d’année perturbée par le coronavirus et a dévoilé ce que tant redoutaient. Il ajoute qu’il serait déraisonnable d’accorder aux élèves deux mois de congés tandis qu’« entre 5 et 8 % des élèves ont été perdus par leurs professeurs, qui ne peuvent pas les joindre pour assurer la continuité pédagogique souhaitée ». Par souci d’égalité et pour ne pas discriminer ceux qui seraient vraiment en vacances et ceux qui devraient rattraper, le ministre prévoit donc des congés d’été du 13 juillet au 15 août, toutes zones confondues, et après, « il faudra s’y remettre courageusement, c’est pour la bonne cause », confirme, dans un communiqué, Stéphane Crochet, de l’UNSA.

In fine, un mois de vacances, n’est-ce pas déjà bien assez ? Après tout, cela évite de s’ennuyer. Cela laisse quatre belles semaines pour en profiter pleinement, redécouvrir les plaisirs simples de la nature, telles les randonnées ou la pêche à la ligne. Ne dit-on pas « Si tu donnes un poisson a un affamé, tu l’aides pour une journée, mais si tu lui apprends à pêcher, tu l’aides pour toute sa vie » ?

À lire aussi

Saint-Ouen : un parking sauvage et payant créé par les dealers

Le stationnement y coûte 10 euros et va directement dans la poche des dealers. …