Aujourd’hui, mise en scène Covid-19. L’émotion est au rendez-vous. La Patrouille de ouvre l’ rendu aux anges blancs. Le chef de l’État et des a les yeux fermés sur son bonheur. Une banderole tourne dans le ciel : SEGUR… On ne parlera pas des , si vous le voulez bien.

Pour Macron, l’été, ce n’est pas avec Pascal mais avec Machiavel : un classique. Ce 14 juillet, le prince s’est dit : « Je renoue avec une tradition mais je la fais minimaliste. Je la joue modeste, repentant, je me fais petit, la France est grande. Au prix d’une petite remarque peu agréable de la dame en rose (pourquoi tant de… désamour ?), je donne la manne aux Français. » Et ça marche ! Les tabloïds ont frémi. Ah ! Ces sujets, amoureux de leur roi et du verbe ! Ils en ont pour des heures à décrypter mes propos. Macron a-t-il été convaincant ? Nouveaux chemins, nouveau Macron ? Le même cap avec une méthode nouvelle ? Le discours de la méthode. Quelle méthode ? Le dialogue ! Je ne veux pas votre bonheur malgré vous. D’accord, j’ai été parfois approximatif. Et alors ? La dame en rose a demandé si le temps n’allait pas manquer au chef des armées pour déployer tout son programme. Un temps pour tout, chère Madame, un temps pour tout. Si vous croyez que je pense à 2022 quand le confinement rôde !

La France est le pays des Lumières et de la rationalité. Or, il est une question, touchant à la raison même, que jamais les médias, les journalistes, les hommes politiques n’abordent. Parce que ce n’est pas, plus, jamais, le moment de la poser : celle de la loi dite de bioéthique. Le Président vante sa réforme d’avoir fait entrer à l’école les enfants dès trois ans. On défend la cause des enfants dans les associations et les hôpitaux. C’est à qui se gargarise du mot « égalité ». Et l’Assemblée prépare, en catimini, coram populo, une loi privant certains enfants à naître de leur droit d’avoir un père ! Où est-elle, notre rationalité ? Pourquoi ne parle-t-on jamais de cette loi ? Parce qu’elle n’intéresserait pas les Français préoccupés de leur pouvoir d’achat ? Vraiment ? Bien plutôt se refuse-t-on à aborder ce projet de loi, devenu un tabou, tout en parlant sans arrêt de « fracture sociale ».

Monsieur Touraine, rapporteur de la loi, avait dit qu’il n’y avait pour personne de droit à avoir un père. Vous peut-être, mais pas tout . Certains enfants auront donc un père – cela s’appellera un privilège -, d’autres naîtront sans père, sans patronyme, sans lignée génétique, sans héritage. Je règne, donc je suis. Qui ne voit la malignité de l’Assemblée : faire parler sur des chimères pour faire passer la PMA ? Il y a peu, l’Arc de Triomphe était vandalisé. Demain, il sera empaqueté dans l’œuvre de Christo. Les Français croient que le renoncement au concours de flèches au sommet de la cathédrale est un signe du ciel. Décidément, on ne les refera pas, ces Gaulois !

15 juillet 2020

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