« C’est tellement puissant ! » : Sandrine Rousseau vante le lesbianisme politique

Selon certaines, la clef du bonheur se trouverait dans le refus de la compagnie des hommes…
Capture d'écran LCP
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C’est une déclaration qui refait surface, aujourd’hui, sur les réseaux sociaux. Invitée, en décembre dernier, à s’exprimer sur les luttes féministes contemporaines, Sandrine Rousseau a déclaré son admiration pour les militantes qui développent un « lesbianisme politique ». Selon la députée écologiste, cette démarche est « hyper puissante » car elle « va obliger les hommes à changer de comportement pour ceux qui ne comprennent pas les privilèges qu’ils ont dans leur position dominante ». L’élue a ainsi salué une nouvelle génération de jeunes femmes capables de dire : « Je ne veux même plus rentrer en relation avec les hommes s’ils ne se déconstruisent pas. » « Vous êtes tellement fortes, les filles, continuez. On fera de la politique ensemble », s’est-elle encore émerveillée.

Ces propos ont ravivé les débats autour du féminisme radical, mais aussi autour de la personne de Sandrine Rousseau. « C’est pas une prof d’économie, au départ ? », s’est interrogé un internaute perplexe. « Le gros problème avec elle, c'est qu'elle a 54 ans mais que tu as l’impression d'entendre une adulescente aux cheveux bleus de Sciences Po », a ajouté un autre. Certains ont attaqué le fond de sa pensée et l’idée tenace d’une prétendue « domination » patriarcale : « Mais quel avantage l'homme a par rapport aux femmes ? Notre espérance de vie est moindre par rapport aux femmes, par exemple, on est plus assujettis aux maladies, on n'a pas le droit de montrer nos faiblesses, on nous pardonne moins des carrières hachées... », a notamment fait valoir Vincent, sur X.

Un séparatisme féminin

Après avoir déjà indiqué, dans le passé, être elle-même en couple avec un « homme déconstruit », Sandrine Rousseau passe ainsi une nouvelle étape dans le féminisme radical en saluant le rejet pur et simple, par certaines, de l’hétérosexualité. Ce « lesbianisme politique » est une théorie radicale venue des années 1970 selon laquelle il faudrait refuser les relations avec les hommes et s’extraire de l’hétérosexualité afin de combattre le patriarcat et ses oppressions. Cinquante plus tard, certaines n’ont toujours pas mis à jour leur logiciel et portent encore les mêmes idées victimaires. On pense, notamment, à l’inénarrable Alice Coffin, auteur du Génie lesbien (Grasset), qui expliquait, en 2018, que son homosexualité lui permettait de « ne pas être violée, ne pas être tuée, ne pas être tabassée ».

La promotion du lesbianisme a le vent en poupe depuis quelques années. Dans la presse convenue, les articles vantant les bonheurs insoupçonnés d’une « vie sans hommes » se multiplient. Des événements sont également organisés sur le même thème, comme le festival parisien « Sortir de l’hétérosexualité », qui propose un ensemble d’ateliers et de conférences pour questionner « les mécanismes de domination et d’oppression » mis en place par les hommes. Et il y a aussi ces nombreuses déclarations de personnalités publiques à l’image de l’écrivain Virginie Despentes qui avait affirmé que devenir lesbienne lui avait « retiré 40 kilos d’un coup ». Un allègement observé, également, par Mélanie Vogel, sénatrice verte : « On est aussi épargnées d’une part conséquente de la domination masculine et donc d’un verrou à nos libertés. Ma compagne ne se dédouane pas des tâches ménagères, ne me fait pas de remarques sur ma tenue, n’attend pas de moi des sacrifices professionnels, je ne porte pas toute la charge mentale… » Une vie de rêve, quoi !

La reine du buzz

Si elle applaudit le lesbianisme, Sandrine Rousseau, elle, n’a pas rejeté personnellement l’hétérosexualité. Il faut croire qu’elle y trouve encore son compte. Mais, en bonne communicante, l’élue sait choisir les combats qui feront parler d’elle dans la presse. On se souvient de ses propos sur le barbecue, « symbole de virilité », qui lui avait valu une large exposition médiatique. En 2012, l’élue avait été jusqu’à organiser un faux mariage lesbien. Lors de la marche pour l'égalité des droits, place de la République, à Lille, elle et Majdouline Sbaï, vice-présidente du conseil régional à l'époque, s’étaient « mariées » devant les manifestants et les médias présents pour l'événement. « C'était pas le buzz pour le buzz, mais c'était dans l'idée de dire "hétérosexuels, sortez du placard pour soutenir le mariage gay" », avait ensuite expliqué Mme Rousseau. Non, bien sûr. Loin de nous l’idée que la promotion du lesbianisme est avant tout, pour certaines, une façon de faire parler d’elles…

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 28/04/2026 à 13:52.
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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

71 commentaires

  1. Madame Rousseau toujours à rechercher à choquer le bourgeois,mais ce qu’elle raconte et rien,c’est la même chose.Inutile de rapporter ses propos,c’est le degré zéro de la pensée.

  2. Elle a certainement perdu son homme trop déconstruit.

    Jusqu’à l’apparition de ces dames de l’écologie , j’étais persuadé, par expérience et lectures, que c’étaient les femmes qui menaient le monde. J’ai dû rater un train.

    Ne jouons pas les trouble-fêtes. Mais depuis que les femmes prennent visiblement du pouvoir, quel est leur impact sur l’évolution de la France ?

  3. Quelle contribution à la résorption de la dette publique ou à la lutte contre l’insécurité le « lesbianisme politique » apporte-t-il ?

  4. Elle montrer que les femmes sont bien les égales des hommes et qu’elles peuvent, elles aussi être des clowns… Elle a été mariée, a su faire trois enfants, ce qui prouve qu’elle a quand même apprécié la chose, sans quoi elle n’aurait pass manqué de traduire son mari en justice pour « viol conjugal ». Bien que divorcée de ce mari, elle annonçait en 2021 vivre en concubinage avec un homme… Ce qui prouve que la présence d’un mâle dans son lit ne lui déplaît pas tant que ca et que son éloge du lesbianisme n’est que de la mise en scène pour faire parler d’elle.

  5. Pourtant la ROUSSEAU se commet avec LFI et son chef, les faire valoir des Frères musulmans qui, tout le monde lisait, sont les chantres de la polygamie, du respect des femmes et qui pendent les homosexuels !
    Quelle cohérence. Qu’elle parte vivre en Iran ou en Afghanistan.

  6. C’est un moyen de régler le problème du dérèglement climatique. Plus de relation hétérosexuellle et donc plus d’enfants, plus d’enfants plus d’humains, plus d’humains plus dérèglement climatique. Et s’il y en a quand même, plus personne pour le constater. Il y a une certaine logique dans ses propos.

  7. A part ça, pour nos médias publics de propagande gauchiste, le problème principal est le « masculinisme », qui prône « la haine des femmes », alors que le féminisme anti-masculin se porte bien et est promu sans aucune difficulté ! Ce sont ces mêmes féministes qui réclament d’ailleurs de pouvoir bénéficier de la semence masculine pour se reproduire sans avoir à coucher avec des hommes et à devoir les fréquenter : il y a une certaine logique là-dedans, finalement ! Le problème, c’est que ça se fasse avec l’aide de l’Etat macroniste, qui reprend les thèses « progressistes », mais sans que les Français soient consultés pour savoir s’ils sont d’accord avec cela…

  8. Bien sûr que la « clef du bonheur »de certaines femmes est de s’éloigner des hommes. De même bien des hommes souffrent des femmes.
    L’éloignement est souvent une très bonne chose et peut permettre des rapprochements.

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