« Gauche Kouachi » : Virginie Despentes n’a toujours pas compris
Elle fait partie de ces « artistes » dont la gauche raffole. Ce 20 avril, la romancière Virginie Despentes était de passage chez ses petits copains de Quotidien, l’émission bien-pensante de TMC. L’occasion pour elle de donner son avis sur la désormais incontournable « affaire Grasset », qui passionne tant la presse anti-Bolloré. Entre deux questions complaisantes posées par Yann Barthès, l’auteur de Baise-moi a également eu l’occasion de revenir sur une ancienne polémique la concernant. « On vous a surnommée “la gauche Kouachi” », l’a ainsi interrogée l’animateur, visiblement mal à l’aise avec l’expression citée. Et l’invitée de marmonner : « J’ai pas compris, j’ai pas compris… », avant de cracher son mépris au visage du JDD. L’inverse nous aurait étonnés.
- Yann Barthès : "On vous a surnommé la gauche Kouachi…"
- Virginie Despentes : "J’ai pas compris…"AUCUNE relance des 4 «journalistes» du plateau au cours d’une ITW d’une complaisance rare
1/2 pic.twitter.com/8dYc74XUNa— Destination Ciné (@destinationcine) April 20, 2026
Mais pourquoi diable Virginie Despentes serait-elle assimilée à la « gauche Kouachi » ? En voilà une bonne question. Peut-être parce que quelques jours seulement après l’attentat à Charlie Hebdo et l’assassinat barbare de douze innocents, la délicieuse écrivain avait confessé « aimer » les responsables du massacre ? « Je les ai aimés jusque dans leur maladresse – quand je les ai vus armes à la main semer la terreur en hurlant “on a vengé le prophète” et ne pas trouver le ton juste pour le dire », avait-elle écrit dans Les Inrocks du 17 janvier 2015. Transie d’amour, la romancière était apparue admirative de ces frères Kouachi qui avaient décidé de « mourir debout plutôt que de vivre à genoux », et dont l’« acte héroïque » avait consisté à décimer une rédaction… Chacun ses héros.
À ce sujet — « Un écrivain qui épouse les thèses les plus radicales » : la presse algérienne contre Sansal
« Je suis Kouachi »
Mme Despentes n’avait pas été la seule dans son cas. On se souvient aussi d’Edwy Plenel, fondateur de la plateforme d’extrême gauche Mediapart, qui avait partagé un texte abject intitulé L'enfance misérable des frères Kouachi, dans lequel les auteurs trouvaient beaucoup de circonstances atténuantes aux terroristes, avec ce commentaire : « À lire impérativement pour se ressaisir ». Dans le même genre, le média woke Slate avait publié un texte larmoyant sur « la terrible enfance des frères Kouachi ». On garde aussi en tête cette tribune collective, publiée par Le Monde le 14 janvier, et dont les signataires avaient multiplié les « oui, mais » après la manifestation du 11 janvier, accusant, entre autres, l'Otan et Israël.
L’enfance misérable des frères Kouachi. À lire impérativement pour se ressaisir. http://t.co/pdysb1ZNie via @Reporterre
— Edwy Plenel (@edwyplenel) January 17, 2015
A la manière de cet homme poursuivi pour avoir brandi une pancarte « Je suis Kouachi » lors de la grande marche républicaine du 11 janvier 2015, les voix prenant le parti des terroristes ou leur trouvant des excuses semblent se multiplier en France. Les terroristes du Bataclan ? De jeunes gens qui se contentèrent de « plaquer des mots djihadistes sur une violence sociale qu’ils ont ressentie quand ils avaient 16 ans », selon le philosophe Geoffroy de Lagasnerie. Quid de Mohamed Merah ? « Un pauvre garçon, d’après Tariq Ramadan. La victime d’un ordre social qui l’avait déjà condamné, lui et des millions d’autres, à la marginalité ». Et le Tchétchène qui trancha la tête de Samuel Paty en octobre 2020 ? La victime d’une « exécution sommaire » symptomatique de « la spirale mortifère des violences policières », selon un blogueur de Mediapart.
Le cas Virginie Despentes
Mme Despentes s’inscrit donc bel et bien dans cette gauche qui trouve des excuses à l’inexcusable. Mais les frères Kouachi sont loin d’être son seul sujet d’engagement personnel. Il suffit de regarder toutes les tribunes que la romancière a signées ces dernières années : appel à un meilleur accueil des migrants à Paris (juillet 2015), lettre adressée à ses « amis blancs » et donc forcément privilégiés (juin 2020), manifeste contre l’interdiction des bloqueurs de puberté pour les enfants (avril 2024), dénonciation de la présence d’un groupe dit identitaire à la Marche des fiertés de Paris (juin 2025)…
Décidément, Virginie Despentes coche toutes les cases de la gauche moralisatrice et bien-pensante. L’hypocrisie qui caractérise souvent sa famille politique ne lui est d’ailleurs pas tout à fait étrangère : ce lundi soir, sur le plateau de Quotidien, l’écrivaine à succès arborait un t-shirt « Anarchie »... Le frisson de la révolution, sans jamais quitter le confort de l’entre-soi parisien.
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4 commentaires
Nouveau titre de roman : « Mme Kouachi Subutex descend la pente ».
Si j’ai bien compris, cette femme a cherché à glorifier des terroristes ? Pourquoi n’est-elle pas en prison ?? Comment peut-elle intervenir sur des plateaux télé ??? Et surtout, pourquoi les journalistes ne l’ont pas interpelée sur son ignoble prise de position ????
Quotidien radio bistrot, radio ragot, radio gogo
Une femme sans intérêt