Prenant la médecine pour modèle, Facebook inaugure la censure préventive. Désormais, toute publication anti-vaccin sera supprimée dans les plus brefs délais. Une nouvelle interdiction fait du bien par où elle passe. Des milliers d’esprits hostiles se voient ainsi déjà guéris d’apporter une vision différente sur un sujet qui n’est pas encore d’actualité mais qui pourrait le devenir d’un jour à l’autre ou peut-être plus tard. L’ordonnance du docteur Facebook justifie ce traitement de choc : « Même si les experts de santé publique sont d’accord sur le fait que nous n’aurons pas de vaccins contre le Covid-19 approuvés et largement disponibles avant quelque temps, il y a des choses que les gens peuvent faire pour rester en bonne santé… » Mais quoi, docteur ? S’il vous plaît, indiquez-moi la technique. Délivrez-moi l’élixir de longue vie.

Sans se faire prier, les spécialistes du réseau social livrent un de leurs secrets de jouvence : « comme le vaccin contre la grippe saisonnière », indiquent-ils sur la feuille destinée aux médias et au pharmacien.

Ceci en attendant le Graal, le tueur de Covid, celui par qui l’humanité sera sauvée. En guise d’apéritif à ce plat de résistance salvateur, le vaccin contre la grippe se déguste accompagné de quelques pistaches, cacahuètes salées, olives… Au gré du consommateur. Le contrôleur Facebook est au bord de recommander la mixture lors de manifestations festives.

Comment, dans ces conditions, laisser s’exprimer des empêcheurs de vacciner en rond ? À mesure que les traitements se font plus efficaces pour éradiquer le fâcheux virus, la propagande pour un vaccin miracle obligatoire s’intensifie. Avec un peu de chance, le produit sera prêt avant qu’il n’y ait plus aucun mort. Le syndrome de « l’arrivée après la bataille » menace le monde de Bill Gates. Le temps presse.

46 décès le 11 octobre, selon Wikipédia. Le nombre de malades atteints d’une pathologie lourde associée à la présence du virus est classé « secret défense ». Le pauvre alité de 93 ans, déjà atteint d’une grave insuffisance pulmonaire, qui voyait son espérance de vie limitée à un mois tout au plus, fait partie du lot. À titre personnel, j’ai assisté au classement Covid d’un hospitalisé en phase terminale d’un cancer du poumon. Et roulez jeunesse ! Pour peu qu’un conducteur ait éternué avant l’accident et le voilà classé Covid. La « Covidmania » a gagné le gouvernement. Couvre-feu, armure métallique, exécution des anti-masques, tout peut arriver. L’hystérie est en marche. Facebook se joint au défilé. Des milliards sont en jeu. Un vaccin contre le rhume des foins, la migraine, contre la jaunisse du gilet ! Terrible maladie qui fit plusieurs éborgnés. D’autres remèdes restent à inventer.

En attendant ces innovations, le monde de la seringue magique est inquiet. Le pourcentage d’enfants américains de moins de deux ans sans aucune vaccination est passé de 0,9 % à 1,3 %. Montrés du doigt, marginalisés, mis au ban de la société. À défaut de trépasser, une mort sociale semble leur être promise. Cette censure Facebook en est la première manifestation.

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