Alors que les catholiques de France commémoraient l’assassinat du père Jacques Hamel tombé sous le couteau de deux terroristes islamistes à Saint-Étienne du Rouvray, alors qu’un illuminé agressait les paroissiens, lors de la messe du dimanche soir, à Saint-Germain-en-Laye, ce 24 juillet, des images bouleversantes nous parvenaient de l’intérieur de la basilique de Boulogne-sur-Mer, dans le nord de la France. Cela ressemblait à un véritable saccage, d’après la police locale. Un homme « en pleine de folie » a été interpellé sur place. Tandis que l’édifice religieux était fermé au public, des témoins entendant des bruits suspects ont alerté les forces de l’ordre. Lorsqu’ils ont pénétré à l’intérieur de la basilique, les policiers sont tombés sur « un homme couvert de sang et en pleine crise de folie ». De nationalité américaine, l’homme semblait pris d’un accès de démence et a tout ravagé autour de lui. À ce stade de l’enquête, nous ne disposons pas de détails revendicatifs de l’individu confié à une unité spécialisée. Si ce n’est apparemment pas le islamiste qui a frappé la basilique, il convient de s’interroger sur la résurgence et la quotidienneté de ce genre d’attaques.

Début juillet, le Sénat a publié un rapport glaçant : près de 5.000 édifices religieux seraient menacés de disparition. La raison ? L'abandon de ce historique par l'État et nombre de communes. Mais il y a bien plus grave. Chaque jour, des églises sont vandalisées, profanées, cambriolées ou incendiées. Chaque jour. Il y a ce que vous lisez en entrefilet dans la presse locale, il y a les rapports de police, il y a les confidences du clergé. Ainsi, rien que sur les derniers jours : le 20 juillet, l’église de Baigts-de-Béarn victime d'un vol d'ostensoir et d'hosties. Le 12 juillet, un incendie endommage légèrement la toiture de l’église Sainte-Croix à Bayonne. Le 26 juin, l'église de Caniac-du-Causse dans le Lot pillée, des pièces classées monuments historiques s'évaporent. Le 1er juin, dégradations dans l’église Saint-Henri à Marseille… Et ce n’est pas un fait nouveau : entre 2018 et 2019, vingt églises et chapelles auraient été la proie des flammes. Dégâts mineurs et majeurs compris. Sur ces vingt églises, quatorze ont été l’objet de crimes. Parmi les quatorze criminels, trois ont provoqué des dégâts majeurs. Coups de sang, attaques terroristes, haine gratuite, cambriolages… Les raisons ne manquent pas pour s’attaquer au christianisme, on finirait presque par croire que la seule convergence des luttes qui vaille se résume à enlever l’église du centre du village.

La seule question qui mérite de se poser est la suivante : entre les attaques et l’abandon de ce religieux par l’État et de nombreuses communes, jusqu’à quand allons-nous regarder tout cela sans réagir ?

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29 juillet 2022

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