Dimanche soir, vers 19 heures, quatre individus sont montés dans un bus sans avoir de ticket ni de . Le chauffeur le leur ayant fait remarquer, ils s’en sont violemment pris à lui. L’homme de 59 ans, père de trois enfants, a été « roué de coups » et frappé à la tête, selon France Info. Transporté dans un état très grave à l’hôpital de , son pronostic vital est engagé.

Des tensions quotidiennes avec les usagers

Depuis ce lundi matin, 5 heures, les conducteurs de bus du réseau Chronoplus ont fait valoir leur droit de retrait en soutien à leur collègue sauvagement agressé la veille. Les chauffeurs présents se disent « choqués mais pas étonnés » de cette montée de violence. Ils dénoncent des violences récurrentes et « le manque de sécurité sur les lignes de Tram’bus et les tensions quotidiennes avec les usagers », rapporte Sud-Ouest. Un délégué Force ouvrière explique à France Bleu Pays basque : »Il y a tout le temps des agressions verbales, l’ambiance est hyper tendue depuis quelques années, mais là, c’est… je ne sais pas quoi dire. »

Un autre groupe s’est rendu devant l’hôpital à pied pour témoigner également de son soutien. Une cellule psychologique a été mise en place à destination des collègues du chauffeur.

Cinq personnes placées en garde à vue

L’enquête, confiée au commissariat de Bayonne, est en cours. Cinq personnes ont été placées en garde à vue. Un homme âgé d’une trentaine d’années, dès dimanche soir, et quatre autres individus, ce lundi.

Le maire de Bayonne Jean-René Etchegaray, a, quant à lui, évoqué un « acte de barbarie » et a promis des « mesures rapides » (France Bleu).

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