Depuis son licenciement du poste d’ambassadrice des pôles, Ségolène Royale errait quelque peu dans le désert. Un froid intense suivi d’une chaleur écrasante. Sa résistance aux écarts de température fut mise à rude épreuve. Mais la voilà sortie de l’ornière. LCI lui offre un petit emploi de débatteuse tous les dimanches à 18 h. Émission baptisée « En toute franchise ». À rebours de la tendance qui voit CNews exploser l’audience avec Éric Zemmour et Pascal Praud, la chaîne fait le choix de conforter sa glissade vers la troisième place.

LCI inaugure ainsi « en toute franchise » le poste de chroniqueur juge et partie. Thème éventuel à venir : « Ségolène Royale doit-elle se présenter à la présidentielle ? » Pour en débattre : Ségolène Royale. La difficulté de l’opération consistant, pour l’ex-concubine « hollandesque », à passer d’une chaise à l’autre pour simuler une controverse. A-t-elle encore la forme physique pour parvenir à ce tour de force ? Des tests d’endurance sont en cours.

Lors de son premier face-à-face, l’ex-reine de la banquise fut confrontée à Luc Ferry. La polémique sur la couleur de la table qui les séparait fit trembler les murs du studio. « Pourquoi blanche, alors que la tendance est au vert pomme ? » se scandalisa la débatteuse. Le débat fut acharné. Le téléspectateur captivé. Seulement 150 d’entre eux s’enfuirent à toutes jambes vers CNews.

Enthousiasmée par ce sauvetage médiatique, a fait part de sa joie au JDD : « Je trouve intéressant, au vu des questions qui traversent notre société, de participer à un moment de débat intellectuel de fond. »

« Suis-je d’accord avec moi-même dans le fond ? » sera la question posée lors d’une prochaine émission. Interrogation douloureuse à laquelle la nouvelle débatteuse répondra en direct de la salle de maquillage par ce chant : « Ah ! Je ris de me voir si de gauche en ce miroir. » Leitmotiv repris en chœur, chaque semaine, par toute la rédaction de LCI. « Ah ! Nous rions de nous voir très à gauche en cet écran ». Et des danseurs d’arriver sur le plateau… Cohn-Bendit dans un numéro de claquettes. Le regain d’audience est à ce prix.

En complément de ce job d’hiver, continuera à dispenser des cours de «  climatique et de la biodiversité » à l’École d’affaires publiques de Science Po. Entre comédie musicale et surréalisme, auxquels il convient d’ajouter l’entraînement au changement de chaises, il ne fait plus aucun doute que l’ex-ambassadrice des pôles entame désormais le versant artistique de sa carrière.

28 septembre 2020

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