Audiences en berne, polémiques, bourdes… France Télévisions en plein naufrage

Début de saison catastrophique, pour le service public audiovisuel, qui va de déconvenues en déconvenues.
Capture d'écran X
Capture d'écran X

Le bateau France Télévisions est-il en train de couler ? C’est ce que peuvent laisser penser les dernières semaines, on ne peut plus difficiles, du groupe télévisuel. Dernière avarie en date : ce lundi 13 octobre. À 13 heures comme à 20 heures, les présentateurs des journaux télévisés de la deuxième chaîne rendent hommage à Dominique Bernard, professeur de français tué il y a deux ans par Mohammed Mogouchkov, un ancien élève de son établissement ayant prêté allégeance à l’État islamique. Problème : Julian Bugier, à la mi-journée, et Léa Salamé, le soir, affirment que l’enseignant a été assassiné « après avoir montré des caricatures de Charlie Hebdo ». Ils confondent Dominique Bernard et Samuel Paty.

Le lendemain, Léa Salamé s’en excuse sur X : « Une erreur a été commise hier à 13h et reprise à 20h lors de notre hommage à Dominique Bernard. Il n’a pas été assassiné après avoir montré des caricatures. Nous présentons, au nom de France Télévisions, nos excuses à la famille. Un erratum sera fait à l’antenne, à 13h et à 20h. » Le mal est fait. Comment les deux présentateurs ont-ils pu passer à côté d’une telle erreur ? Faut-il comprendre qu’ils lisent bêtement un texte sans vérifier sa véracité ? C’est à croire, et ce n’est peut-être pas la première fois que cela met Léa Salamé dans une situation inconfortable. Le 25 septembre, alors qu’elle interviewait Henri Guaino, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, elle l’a appelé « Claude Guéant », du nom de l’ancien ministre de l’Intérieur condamné dans l'affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007.

Amateurisme

De bourde en bourde, Léa Salamé ne parvient pas à convaincre et, comme le reste du groupe France Télévisions, elle s’enfonce. Il faut dire que ces dernières semaines n’ont pas été de tout repos, pour le service public audiovisuel. Depuis l’affaire Legrand-Cohen, France Télévisions est plus que jamais dans la tourmente. Après les soupçons de connivence entre les deux journalistes de France 5 et le Parti socialiste, la télévision étatique sombre.

Et les propos de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, dans les colonnes du Monde, qualifiant CNews de « chaîne d’extrême droite », n’ont fait qu'ajouter de l’eau au moulin de ses détracteurs. Pire : fin septembre, la Cour des comptes a rendu un rapport au vitriol concernant la gestion du groupe. Elle juge que « la situation financière de France Télévisions est lourdement dégradée, avec un déficit cumulé de 81 millions d'euros entre 2017 et 2024 », et qu’en « l'absence de mesures correctives avant fin 2026, le groupe public pourrait être menacé de dissolution ».

Déclinisme

Les personnalités en faveur de la privatisation de l’audiovisuel public ont bu du petit-lait et ont une nouvelle fois appelé l’État à se débarrasser de ses très coûteux médias. Sur le plateau de Face à l’info, Sarah Knafo, députée européenne Reconquête qui a fait de la privatisation de France Télévisions un cheval de bataille, a déclaré, le 30 septembre : « En France, on peut mourir aux urgences, mais on trouve quand même les moyens de financer la propagande et le divertissement. » Elle a rappelé qu’il y avait plus de salariés dans l’audiovisuel public que de chirurgiens en France.

Autre argument en faveur de la privatisation : la baisse des audiences. France 2, chaîne fleuron du groupe, a connu un mois de septembre catastrophique. Elle est à son plus bas niveau depuis cinq ans, avec 13,7 % des téléspectateurs séduits, en moyenne. Parmi les plus gros fours de la chaîne, des programmes originaux tels que les documentaires J'ai pas les mots : 8 semaines pour sortir de l'illettrisme et Qui a coulé le Rainbow Warrior ?, qui ont été suivis par moins d’un million de Français, les 9 et 23 septembre. À qui ou à quoi la faute ? Pas à un manque de moyens. Le groupe France Télévisions dispose d’un budget très conséquent d’environ 3,3 milliards d’euros annuellement, dont 2,64 milliards d'euros d’argent public. Le navire coule à pic et emporte avec lui un trésor : l’argent des Français. Un trésor sur lequel personne ne remettra jamais la main.

Vos commentaires

171 commentaires

  1. On voit bien que ces présentateurs des JT sont des amateurs, quand on répète béatement des infos erronées sans prendre la peine de les contrôler , je suggère qu’à l’heure de l ‘ IA on puisse remplacer ces présentateurs par des hologrammes , çà coûterait nettement moins cher au contribuable , et pourquoi ne pas y inclure certains présentateurs de variétés qui monopolisent le petit écran.

  2. Ce « service ! » public est à mettre au même rang que « l’éducation ! » nationale, ils oeuvrent à la destruction de la France. Vivement un gouvernement digne de ce nom pour donner un coup de balai ……

  3. Résultat de 30 ans de discrimination positive. Avant, l’état (et ses services publics) recrutait les meilleurs au vu de concours ou de résultats obtenus. Depuis 30 ans, il ne recrute que les soumis à l’idéologie (et ce sont rarement les meilleurs)

  4. Si notre gouvernement prenait en compte l’intérêt des français, il supprimerait toutes ces chaînes honteuses et gaspilleuses.
    Je ne me fais plus aucune illusion, ce n’est pas l’intérêt des français dont se soucie le gouvernement, mais celui de l’élite mondialiste richissime.
    Ceci dit, on a les politiques qu’on mérite, puisque les français ont voté pour avoir ça… Il n’y a pas de miracle, la folie c’est de voter toujours pour les mêmes et s’attendre à des résultats différents, pour parodier A; Einstein.

  5. Tant que le Président E.Macron, socialiste, sera en Elysée, rien ne changera à France-Télévison. Les propos qualifiant « CNews » de « chaîne d’extrême droite » sont révélateurs d’ emprise totale de la gauche sur cette organisme public.

    • Comment voulez-vous qu’il n’y ait pas de baisse d’audience, ça fait 4 ans que toutes les chaînes d’informations bassinent le public avec la guerre Russo/Ukraine et Israël/Palestine. Même sur Cnews c’est du Nonstop…y en a raz le bol. Les gens se détournent, se désintéressent… Plus les bourdes des journalistes, tout ceci ressemble à de l’amateurisme, c’est devenu de l’info facile. Perso, je n’allume plus mon téléviseur pour regarder les jt….

  6. D’abord pourquoi en France n’aurions nous pas le droit de montrer des caricatures de personnes que l’on veut, a ce train là demain des droits les plus élémentaires disparaitrons.
    En France si on ne viol pas une loi on est dans son droit sans être inquiété, d’autre part écouter des information d’une part sur les chaînes publiques et en suite écouter CNews en il n’y a pas photo, avec les chaînes privées on est bien mieux informé.

  7. Kielowski vous etes aveugle ou quoi ? vous ne voyez pas pus loin que le bout de votre nez : ces soit disant artistes et presetateurs tele sont mediocres et ne valent pas aussi chers que le souhaitent Ernotte. c’est a pleurer ! je suis pour la suppressin de cet audio visuel une fois pour toute.

  8. À force de faire dans la facilité, du genre : « on-est-le-service-public-donc-on-est-les-meilleurs », ces gens-là, ces gauchistes, ces bobo-woke, sont complètement déconnectés de la réalité.
    Il faut reconnaître qu’avec environ 5.000 salariés*, le « Paquebot-France-de-la-propagande », à ne pas confondre avec les flotilles pour gaza, quoique…, « on » estime qu’on est (sûrement) les meilleurs vu le nombre !
    Ben non !
    Quand à la grande dame Léa Salamé, c’est sûrement « l’effet glucksmann » qui lui a donné la grosse tête !
    Quand à Ernotte, son arrogance, ses explications bidons, ces excès en tout genre révélés, sont devenues sa perte !
    C’est tout ce « Paquebot croisière pour bobo-gaucho » qu’il faut privatiser, pour ne garder qu’une seule chaîne de télé et une seule radio, les français s’en porteront aussi bien, si non mieux, eu égard aux économies réalisés.
    * Env. 4.000 permanents et un millier de collaborateurs occasionnels. 

    • Oui, enfin rappelons quand même que l’ensemble du groupe France Télévision c’est 9000 salariés! Et plus de 40 chaînes de télévision et de radio (4 chaînes nationales, 24 antennes régionales et 9 antennes ultramarines). Il y aurait de quoi faire pour dégraisser le mammouth.

  9. L’audiovisuel public est le navire amiral de la gabegie en France, l’équivalent de British-Leyland en Grande-Bretagne dans les années 70: sureffectifs, faible productivité, irresponsabilité, déficits chroniques,le tout orchestré par des syndicats surpuissants.

  10. Quelque part, je me dis que plus ils seront mauvais, plus la pression populaire incitera le gouvernement à faire le ménage dans ce fatras de chaînes toutes plus incompétentes les unes que les autres.

    Cette bourde démontre les priorités de la rédaction de cette chaîne, tant qu’ils ne s’agit pas de taper sur la droite forte, ce n’est qu’une information de seconde zone.

    • Si salame en avait quelque chose à faire de la déontologie dans son métier , elle ne sera pas journaliste de propagande comme elle l’est ..

Commentaires fermés.

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Marc Baudriller et Boulevard Voltaire ⇦

Que les familles des victimes parlent est très compliqué pour le gouvernement
Gabrielle Cluzel sur CNews
Vidéo YouTube

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois