[AU TRIBUNAL] Paris : un élève policier hors service roué de coups par un sans-papiers ghanéen
« Vous voulez dire quelque chose ? »
Comme le veut la procédure, le président de cour donne toujours la parole en dernier au prévenu qui comparaît devant un tribunal. C'est souvent l'occasion, pour l’accusé, d'exprimer des regrets ou de formuler des excuses susceptibles d’être prises en compte par la cour à l’heure du jugement.
Cette occasion, Ibrahima Dialo, qui était jugé ce 21 juillet devant la 23e chambre du tribunal correctionnel de Paris, ne l’a pas saisie – ou n’en a eu cure – lorsqu’il a répondu, dans un français approximatif : « Rien du tout. »
Loquace lorsqu’il s’agissait de livrer à la Justice des explications fantaisistes, ce Ghanéen, affirmant être né en 1999, a préféré se taire devant le témoignage de sa victime, un élève gardien de la paix âgé d’à peine 20 ans, qui expliquait devant la cour les répercussions de la violente agression qu’il avait subie.
Un élève policier hors service agressé
Les faits s’étaient déroulés à Paris le 14 mai dernier, alors qu’Antoine*, souffrant, quittait tôt dans la matinée le commissariat dans lequel il effectuait son stage. C’est en cherchant une pharmacie que l’élève policier avait surpris une scène de violence dans une boulangerie où un individu « de type africain » s’en prenait à un couple de touristes, tentant de les voler avant de les frapper.
Si ce n’est pas pour cette première agression, demeurée sans poursuite, qu’Ibrahima Dialo comparaissait, ce mardi, devant la Justice, c’est pour le passage à tabac d’Antoine, qui s’était lancé à sa poursuite jusqu’à la place de la République, où le sans-abri avait ses habitudes. Ce dernier, qui l’avait aperçu le suivre, s’était alors violemment retourné contre lui avant de lui assener des coups de poing, des coups de pied, puis de lui enfoncer les doigts dans les yeux, en dépit du fait qu’il lui ait décliné à plusieurs reprises sa qualité de policier.
Un élément qu’Ibrahima Dialo se défend d’avoir compris, assurant qu’il pensait qu’Antoine n’était pas un véritable policier et que la carte qu’il portait autour du cou, attestant de sa qualité, était volée. Raison pour laquelle, tente-t-il d’expliquer à la cour, il la lui avait arrachée alors que la victime était au sol, avant d’aller la tendre à une voiture de la mairie qu’il avait prise pour un véhicule de police, comme en attestent les caméras de vidéosurveillance.
À ce sujet — [AU TRIBUNAL] Un 14 Juillet sous kétamine
Les images montrent également le prévenu réaliser une clef de bras sur sa victime avant que n’intervienne une patrouille de police. Un geste auquel Ibrahima Dialo ne voit aucun problème : « Même s'il était policier, il fallait d'abord lâcher ma ceinture pour dialoguer », justifie l’accusé.
Résultat, pour l’élève gardien de la paix : sept jours d’ITT durant lesquels il a dû porter un collier cervical, de vives douleurs au dos, des difficultés à manger, à fermer les yeux, une incapacité à tourner la tête… Le jeune élève avait été laissé dans un tel état qu’à leur arrivée, les secours, qui l’ont transporté à l’hôpital en urgence absolue, lui ont administré trois milligrammes de morphine et dressé un « bilan assez alarmant », craignant qu’il ne soit en urgence vitale.
Un profil inquiétant
Malgré un bulletin n° 1 vierge, l’enquête sociale a révélé qu’Ibrahima Dialo affirme avoir été condamné à sept ans de prison en Belgique pour des faits de « meurtre », une information sur laquelle il revient en minimisant : « J’ai planté quelqu’un qui voulait planter moi, il est pas mort. » Arrivé en France moins d’une semaine avant les faits et sans famille sur le territoire, il est également connu pour des faits de vols et violences avec arme commis en 2018, qu’il conteste.
Une expertise psychiatrique ordonnée le 17 mai 2026 n’a relevé aucune anomalie mentale ou psychique chez le prévenu. Les experts ont conclu que son discernement n’était ni aboli ni altéré au moment des faits et qu’il était apte à être jugé.
Une attaque contre l’institution
« Ce jour-là, ce n’est pas juste mon client qui a été touché, mais l’institution et, derrière, l’État », a plaidé Me Lara Fatimi, avocat de la partie civile, suivie de près par le procureur de la République qui estime les faits d’une particulière gravité. « L’un essaye de protéger la société, l’autre est visiblement avec l’intention de lui nuire. » Selon le parquet, Ibrahima Dialo avait parfaitement compris la qualité de policier de sa victime et l’a pourtant « passé à tabac » alors qu’elle tentait simplement de l’empêcher de nuire. « Le symbole est désastreux. Si on s’en tient aux faits, ça se finit mal pour celui qui agit bien. »
Alors que Me Lara Fatimi a demandé un renvoi sur intérêts civils pour permettre l’évaluation des dommages causés, regrettant notamment l’absence de photographies des blessures dans le dossier, le parquet a, lui, écarté toute altération du discernement du côté de l’accusé et requis 15 mois d’emprisonnement avec maintien en détention.
Le tribunal ira finalement plus loin en condamnant Ibrahima Dialo à trois ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis simple, assortis d’un mandat de dépôt et d’une interdiction du territoire français pendant cinq ans. L'accusé encourait 5 ans de prison et 75.000 euros d'amende pour violences commises sur un fonctionnaire de la police nationale.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR




































51 commentaires
Le pire n’est pas l’attitude violente et bestiale de ces hors la loi mais la clémence dont ils bénéficient et le fait que les médias aux ordres cachent ces faits.
Que fout un « ghanéen », SDF ici?.. délinquant de surcroit.
Nous , on laisse les problèmes évoluer . Eux ils attaquent a la base. Voila pourquoi nos gouvernants ne s’en sortiront pas ! ! !
Pourquoi une interdiction du territoire français pendant 5 ans ?
C ‘est une interdiction à vie qu ‘il faut lui infliger.
Les juges estiment donc qu ‘un séjour de 5 ans dans son pays va le remettre sur le droit chemin ??
@Domdiavel
Je vais peut-être apparaître comme l’avocat du diable. Si une interdiction du territoire est effective, je dis bien effective, cela me paraît mieux qu’une OQTF, parfois ce sont plusieurs qui ont frappé un individu, non exécutée au bout de plusieurs années. Ces dernières années nous avons vu que des individus impliqués dans des crimes étaient sous OQTF multiples de puis plusieurs années. Cela dit, ce n’est qu’un avis et il peut être discuté!
L’interdiction du territoire est une décision de justice..l » oqtf est la décision d »un prefet d’essayer de l’appliquer..
Les juges estiment donc qu ‘un séjour de 5 ans dans son pays va le remettre sur le droit chemin ??
#
Non, d’autant plus qu’il n’y retournera pas et qu’il continuera à toucher les subventions…….
Et au bout des 2 ans que va-t-il se passer ? Délivrance d’une OQTF et que se passera-t-il ? Rien, parce que la Guinée ne le reprendra pas. Et on aura droit à un nouveau tour de piste avec une nouvelle attaque, un jugement et……..une OQTF !
C’est le niveau de virilité de nos forces de l’ordre. Sans pétoire, ils se font marcher dessus.
encore une fois, une « justice » par trop clémente.
Quelle sera la sanction appliquée à ce délinquant ? Rien du tout , comme d’habitude .
Il se refera une santé en prison pendant six mois puis restera en France pour y mener sa vie de Patachon…
Hélas oui
probable…
Lire la harangue de Baudot qui date de 1974 , pour comprendre comment fonctionnent nos juges . .
Il apparaît clair que notre police n’est pas bien formée au close combat et il est encore plus clair que la trop grande place donnée aux femmes au sein de la police n’est pas judicieux
bien vu…
Stagiaire dans un commissariat n’est pas » ancien « membre des forces spéciales ».. les difficultés de recrutement sont réelles ..se faire démonter dans les rues pour 1700 balles il faut avoir la foi..ou rien d’autre…l’école de police jadis de 18 mois pour etre gardien de la paix,est passée a 6 mois sous macron devvant l’urgence…en plus, n’y a meme plus le service militaire pour apprendre un minimum…
Au service militaire, on y apprenait pas grand chose d’efficace ! il faut des écoles
spécialisées pour former de bons policiers ou gendarmes …
Ibrahima Dialo, avec sous le bras une liste de méfaits graves, se balade dans cette Europe aux frontières passoires lui permettant d’assouvir ici ou là son goût pour le crime.
On est loin du sentiment, n’est pas Dupond-Moretti ?
Juste une question: Nunez compte t’il enfin faire exécuter l’OQTF de ce Ghanéen qui a agressé un de ses hommes? Question complémentaire: si sous Darmanin le taux d’exécution des OQTF atteignait le taux vertigineux de 7%, Nunez a t’il augmenté celui-ci?
Tout ceux qui tournent autour de Macron sont des impuissants
Même quand ils veulent, ils sont empêchés car macron a tout verrouillé
Il ne sert à rien de durcir la répression car les juges n’ont de cesse de limiter les sanctions.
C’est tout le système judiciaire et pénitentiaire qu’il faudrait réformer …
Tout les délinquants étrangers devraient être interdit définitivement de l’ue .
A votre avis, si un français faisait la même chose en Guinée ..Que devient il ?
au mieux, il croupirait encore en prison, au pire, il serait mort en prison.