Après l’agression de Matthéo : dénoncer l’ultra-violence, c’est être « raciste » !
Il a fallu attendre ce dimanche pour que l’AFC Creil présente, à travers un communiqué, ses « sincères excuses » à la famille de Matthéo et condamne « sans réserve toute forme de violence [...] sur et autour des terrains de football ». Le jeune joueur de 9 ans, licencié au club d’Auchy-les-Mines (Pas de Calais), avait été mis à terre et roué de coups, à la fin d’un match disputé à Vendin-le-Vieil, ce vendredi 8 mai, face au club de Creil dans les catégories U10/U11. Victime de contusions, l’enfant avait été transporté à l’hôpital de Lens par les pompiers. Il en est ressorti avec un traumatisme davantage psychologique que physique. Une agression suffisamment grave, en tout cas, pour que le préfet du Pas-de-Calais saisisse le parquet.
Roué de coups après un match
La vidéo de l’altercation que Valeurs actuelles a rendue publique, ce 11 mai. La veille, le président de l’AFC Creil, Slimane Layadi, affirmait qu’elle racontait « une autre histoire ». On voit pourtant l’équipe de Creil célébrer sa victoire avant que Matthéo, arborant le maillot vert floqué du numéro 10, visiblement agacé par l’un des joueurs adverses (dont il dira plus tard qu’il le narguait), ne le pousse. C’est alors qu’il est mis au sol par ce dernier, puis frappé pendant plusieurs secondes à coups de pied au torse et au visage par quatre autres joueurs en maillot rouge.
🔴Agression de Matthéo, 9 ans, lors d’un match de football : @Valeurs a pu se procurer une vidéo des faits, filmée par un témoin. C’est d’ailleurs à ces images que le président du club de Creil, Slimane Layadi, fait référence pour contester le « lynchage » du jeune Matthéo et… pic.twitter.com/GxFBWvOpTu
— Amaury Bucco (@AmauryBucco) May 11, 2026
Sur cette même vidéo, quelques secondes avant l’agression de Matthéo, un autre jeune joueur d’Auchy-les-Mines apparaît bousculé à plusieurs reprises par un membre de l’AFC Creil, apparemment après avoir jeté un maillot qui se trouvait au sol, avant que plusieurs personnes n’interviennent pour les séparer.
Sur les réseaux sociaux du club, les photos de l'équipe des agresseurs semblent avoir disparu de la circulation.
Une indignation immédiatement accusée de « stigmatisation »
Malgré ces regrets tardifs, le club creillois, qui affirme avoir ouvert une enquête interne et assure que les responsables feront l’objet de « mesures disciplinaires », n’a pas manqué par la même occasion de « dénoncer avec fermeté les nombreux propos haineux, injurieux et à caractère raciste diffusés depuis plusieurs heures sur les réseaux sociaux ». Rappelant qu’il a toujours été « un lieu d’accueil », le club estime que rien « ne peut justifier de tels débordements ».
C’est également la ligne de défense de la ville de Creil, dont le maire LFI, Omar Yaqoob, a déploré que des « députés de la nation s'engouffrent dans cette histoire pour pouvoir stigmatiser toute une ville de 35.000 habitants », ajoutant qu’il serait « irresponsable » de leur part de relayer l’affaire et de la transformer « en procès d’une ville populaire ».
L'indécence absolue. Même le club du jeune blessé condamne votre récupération politicienne et le déferlement de racisme que vous inspirez.🤡
Les clubs éduquent et sanctionnent. Vous attisez la haine sur le dos d'enfants. Creil vaut mieux que votre fonds de commerce. Allez zou ! https://t.co/WtVgSSXTva pic.twitter.com/qaYM0Yii3I
— Omar Yaqoob (@omaryaqoob) May 10, 2026
Il faut dire que l’agression suscite, depuis vendredi, une vague d’indignation. Et chaque fois que cette violence, la même que celle qui gangrène certains quartiers et cités sensibles, est dénoncée, la même accusation revient : celle du racisme.
À peine certains élus, à l’instar de Marine Le Pen ou du député RN Julien Odoul, ont-ils voulu dénoncer « l’ultra-violence » qui gagne jusqu’aux compétitions amateurs que les accusations de stigmatisation ont fusé. Un réflexe pavlovien, même lorsque des vidéos et des témoignages appuient les faits.
L'ultra-violence touche désormais des compétitions réservées à des enfants. Matthéo, 9 ans, jeune joueur du club d'Auchy-les-Mines, a été tabassé par 5 adversaires du club de Creil. Comble de l'abjection, l'encadrant des agresseurs a refusé de donner leurs noms. Complicité ou… https://t.co/QWjBnpn1XO
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) May 10, 2026
Le tabou du racisme anti-Blancs dans le football
Ces indignations sont pourtant bien moins promptes lorsque le racisme anti-Blanc se manifeste de façon décomplexée sur les terrains : il devient polémique de simplement le nommer. On se souvient, notamment, de Pierre Ménès, vivement attaqué en 2019 après avoir affirmé que le « vrai problème », dans le football amateur, était précisément ce racisme anti-Blanc. Le journaliste expliquait alors avoir retiré son fils de son club en raison des discriminations qu’il subissait au sein d’une équipe composée majoritairement de « Noirs » et d’« Arabes ». Le footballeur Lilian Thuram, en 2019 encore, affirmait très simplement que « les Blancs pensent être supérieurs » et qu’il était « courageux » de le dénoncer.
Si Matthéo, dont le père et le club ont appelé à ne pas récupérer politiquement l’histoire, a finalement obtenu un large soutien, y compris du club adverse, le président de ce dernier avait initialement refusé de donner les noms des agresseurs sous prétexte que la victime les avait « provoqués ». C'est ce qu'avait affirmé l'entraîneur de la jeune victime. Une information que dément l'AFC Creil dans son dernier communiqué. Il y a fort à parier que, si l’histoire n’avait pas pris de telles proportions, l’impunité qui peut régner dans le milieu du foot aurait encore gagné.
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32 commentaires
Que les jeunes Français tournent le dos au Football ! Ce n’est plus qu’une activité de banlieues dans lesquelles la violence de l’absence de civilisation est la loi du plus fort…
Il y a des mots dont il faut bannir l’emploi = Par exemple, racisme, homophobie, islamophobie, fascisme. Ce ne sont que des armes en libre circulation en des mains pas propres. Et pour en revenir aux violences dans le sport ou autour du sport pourquoi aucun média, aucun intervievé ne signale pas qu’elles sont limitées au foot et inconnues au rugby ?
On nous a assez vanté l’assimilation par le sport , le vivre ensemble, et les valeurs portées par le football.
Le sport qui assimile est devenu l’école de la violence, le vivre ensemble , c’est chacun pour soi et les uns contre les autres, les valeurs du foot sont des salaires mirobolants pour ceux qui réussissent et qui ne sont pas des modèles pour la jeunesse.
Le foot est devenu une académie de radicalisation.
Ils osent tout, c’est à ça qu’on les reconnaît ! Ainsi dénoncer l’agression d’un enfant de 9 ans par un groupe de 5 ou 6 autres enfants du même âge (en groupe on se sent plus forts), serait un déferlement de racisme ? Pourquoi de racisme ? Quand l’origine des agresseurs a-t-elle été dénoncée ? Personne n’a encore stigmatisé une origine particulière. Ils parlent de racisme alors que eux seuls savent la véritable origines des agresseurs, c’est pour ça qu’ils ont refusé donner les noms. En agissant ainsi, ce sont eux qui font du racisme, pas ceux qui dénoncent l’agression.
Evidemment, il y a peu de chances que les agresseurs de Mattheo s’appellent Kévin…
au vu des événements le racisme vient encore une fois de ceux qui tabassent a cinq ou six contre un !
C’est pourquoi, dans ce contexte, il est sain qu’Éric Zemmour, président de Reconquête, et Axelle Theillier, présidente de l’Institut pour la Justice, utilisent les bons mots, avec tous les risques judiciaires que cela comporte, pour dénoncer ce scandale raciste couvert par le régime et ses propagandistes.
Hier soir, dans l’heure du PRAUD, sur CNEWS, l’excellent modérateur est, une fois de plus, tombé de sa chaise !
Comment, il y ait-rait de l’entrisme dans les clubs de foot amateur ?
On lui conseillera de lire ou de relire l’excellente enquête de l’anthropologue Florence BERGAUD qui démontre parfaitement que les Frères Musulmans savent ce qu’ils font en s’en prenant aux jeunes cerveaux plutôt qu’aux vieillards : dans l’EDUCATION NATIONALE et chez les jeunes sportifs. On voit le résultat ensuite dans les universités.
Il est évident que quand on trop est accro à quelque chose, on en dénie les travers : il serait temps d’arrêter de se voiler la face (c’est le cas de le dire) et d’avoir des pudeurs de gazelle.
La pieuvre frériste est en train de gangrener notre jeunesse et ceux qui le dénoncent sont accusés de récupération politique. Se taire c’est être complice !
Au secours
Ne soyons pas étonnés de la violence chez ces mineurs, l’exemple vient de leurs ainés !
Parfaitement Schmitt ! J ajouterais que les parents n inculquent plus certaines valeurs à leurs enfants. Mon fils avait arrêté le foot à cause de toute cette violence. Dans ce milieu, les parents sont les pires. Il faut écouter ce qu ils peuvent crier lors d un match.
Mes pensées vont vers ce très jeune garçon qui sera sans doute traumatisé. Quelle société écoeurante !
la déclaration du maire de creil m’interpelle, serait ce à dire que les agresseurs étaient tous racisés, comme ils disent?
Et si Mattheo avait été racisé et les agresseurs bien blancs, le retour des heures sombres… serait évoqué partout h 24 , donc, au vu du silence, je vous laisse déduire.
Que seraient les diffusions médiatiques et les commentaires si cette jeune victime n’était pas un Matteo ?
Quand on lit le post de Mme Le Pen on n’y trouve aucun propos ni raciste ni stigmatisant. La réaction prouve donc que Matthéo a été lui victime d’une aggression raciste.
CQFD
Avant de bramer au racisme, il suffirait de regarder qui a fait quoi à qui.
L’ excellente sabrina medjebeur sociologue sur cnews parle ce soir de racisme anti blanc
Le communiqué de Creil avec une faute, ils ne relisent pas leurs communiqués? En quoi le message de MLP est raciste? Dénoncer la violence est désormais classé raciste?
Ben oui, seuls les immigrés ont le droit d’utiliser la violence, les Français blancs doivent se soumettre : d’ailleurs l’exemple vient d’en haut