[ANIMAUX] Les thérians – ces humains « animaux » – bientôt chez le véto ?

Les wokistes veulent « pousser des jeunes vulnérables dans des logiques identitaires destructrices », commente Éric Zemmour.
Un rassemblement de thérians a eu lieu à Madrid le 21 février 2026. (Photo by David Canales / NurPhoto via AFP)
Un rassemblement de thérians a eu lieu à Madrid le 21 février 2026. (Photo by David Canales / NurPhoto via AFP)

L’Ordre des vétérinaires portugais conseille aux praticiens de ne pas recevoir en consultation des humains qui s’identifient à des animaux. Loufoquerie ? Ou anticipation de problèmes à venir ?

Les thérians, ces héros des réseaux sociaux

On parle ici de « thérians » ou de « thérianthropes » (du grec thêrion, « bête sauvage »). Le Portugal n’est pas seul concerné, loin de là. Comme nous l’expliquions dans les colonnes de BV, ce sont des êtres humains – adolescents et jeunes adultes, souvent ; normalement, ça passe avec l’âge – qui s’identifient à des animaux. Ils en adoptent l’allure (masque, queue postiche…), les cris, les mouvements. Ils postent leur vidéo sur les réseaux sociaux où ils miaulent, glapissent et sautent en revendiquant leur fierté, mais aussi leur mal-être face à une société qui ne reconnaît par leur statut.

Revendication et victimisation, bien des codes de la communauté thériane sont empruntés à ceux de la communauté LGBT. Certains thérians revendiquent d’ailleurs conjointement leur lesbianisme ou leur transidentité, comme un pack tout compris. Mais le magazine Parents relève que certaines associations LGBTQ + ont rappelé « que le fait de se dire therian n’a rien à voir avec la transidentité et que ces amalgames peuvent brouiller la compréhension des enjeux liés aux personnes trans ». Au risque de passer pour réac, le milieu LGBTQ+ n’a pas envie de voir les pittoresques revendications thérianes se greffer sur les siennes.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par BirdyDogs (@birdydogshop)

Consignes portugaises

Craignant de voir débarquer des thérians dans les cabinets vétérinaires, l’Ordre portugais de la profession a envoyé des consignes internes dont l’essentiel a filtré dans la presse. Quelle réaction doit avoir un vétérinaire si un thérian prend rendez-vous pour une consultation ? Ubuesque mais logique : si je m’identifie à un renard dans mon esprit et mon corps, j’irai voir le véto plutôt que le généraliste. Un thérian se présentant, le véto doit « refuser de pratiquer des actes de diagnostic, de prescription et de traitement des maladies - actes médicaux réservés aux médecins inscrits à l’Ordre des médecins ». Il lui expliquera gentiment qu'il « est légalement habilité à traiter uniquement des animaux et ne peut pas fournir de soins de santé aux personnes, même si celles-ci s’identifient comme des animaux ». Interrogé sur le sujet par BV, l'Ordre national vétérinaire français est sur la même ligne. Il rappelle qu'il est interdit aux vétérinaires « de réaliser des actes de médecine ou de chirurgie sur l'espèce humaine, y compris ceux qui s'identifient à des animaux, sous peine de commettre un exercice illégal de la médecine (humaine), ce qui est une infraction pénale. »

Par ailleurs, l’Ordre des vétérinaires portugais en appelle au droit et non au bon sens. Le véto rappellera au thérian que « la personne qui s’identifie comme animal continue, pour le droit, à être une personne humaine ». Du point de vue de la protection de ses membres, l’Ordre a raison. Le bon sens seul peut envoyer devant le tribunal. Un gynécologue de Pau n’a-t-il pas été condamné pour avoir refusé d’examiner une femme trans ? Amende, interdiction d’exercer pour avoir dit qu’il ne s’occupait que « des vraies femmes ». Le droit s’est rappelé à lui.

La grande dilution de l'identité

« Certes, le mal-être adolescent a toujours existé. Mais il est aujourd’hui exploité par des militants woke qui veulent imposer leurs lubies et pousser des jeunes vulnérables dans des logiques identitaires destructrices », a commenté Éric Zemmour. Nous sommes au cœur du problème, celui de l’identité. Les identités nationales, régionales, ont été diluées dans le grand tout mondialiste. Les identités individuelles vacillent aussi. On a le droit d’être ni homme ni femme, ou les deux, ou de passer de l’un à l’autre « genre », et on peut désormais s’identifier à un animal.

Une psychologue clinicienne portugaise, Andreia Filipe, estime qu’« une identification symbolique, en soi, n’est pas nécessairement un problème psychologique », mais que cela devient « cliniquement pertinent uniquement si cela cause une souffrance significative, un isolement extrême ou des difficultés à vivre la réalité quotidienne ». Pas sûr qu’en ce cas, le véto soit le meilleur praticien à consulter.

Picture of Samuel Martin
Samuel Martin
Journaliste

Vos commentaires

58 commentaires

  1. Ceux qui se prétendent chiens, s’ils veulent être vraiment crédibles, doivent se renifler le derrière lorsqu’ils se rencontrent. Sinon………

    • De nos jours, il faut être plus prudent avec les rencontres. Ils devront se renifler la truffe, puis le trou d’balle, pour l’authentification à deux facteurs.

  2. Comme Dussolier répondait à Berry dans Tais-toi : »Je dirige un asile de fous, pas un asile de cons. Si on en construisait, vous vous rendez compte de la taille des batiments ! »

  3. Je connais des hommes ( et des femmes, respectons la parité) politiques qui se prennent pour des aigles et ne sont en réalité que des ânes bâtis.

  4. D’un autre côté, compte tenu du nombre global de patients abandonnés à leurs souffrances par les « notables » du corps médical privé français, et devant des hôpitaux publics qui n’en peuvent mais, les Français chez le vétérinaire, ce serait déjà un moindre mal.

  5. Ce sont pas les chattes qui font des pauses et des cris obscènes pendant leurs chaleurs? Les oiseaux ne font ils pas caca partout et les chiens devant tout le monde? Ce sont pas les cerfs qui sont violent pendant le rut? Un cheval ne se roule t’il pas par terre pour se laver?…pour moi ça ressemble un bel hôpital psychiatrique à ciel ouvert tout ça!

  6. Il est peut-être temps soit d’étendre nos centres psychiatriques , soit de créer des parcs pour cette nouvelle race mi-homme mi-bête.

  7. Nous avons la « joie » de vivre dans un monde génial, où une ultra minorité impose ses points de vue à la majorité ! Où le bon sens biologique, scientifique ou la simple logique, peut vous envoyer au tribunal et vous faire payer des dommages et intérêts à des gosses mal dans leur peau ou à des assos déjà subventionnées par nos impôts.
    Ces gamins ou jeunes adultes, ont sans doute un vrai mal être qui mérite d’être pris en charge par de vrais médecins, pas utilisé par des associations diverses et variées, qui commencent gentiment à nous em*** !

  8. Loufoquerie ? Pas sûr quand on voit ce malheureux gynécologue condamné en justice et par son ordre pour avoir refusé une consultation à un HOMME transgenre. On voit ici les effets du dogme de l’inclusion poussé à son extrême débilité.

Commentaires fermés.

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

Que les familles des victimes parlent est très compliqué pour le gouvernement
Gabrielle Cluzel sur CNews
Vidéo YouTube

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois