[ANIMAUX] Dimanche, c’est l’aïd el-kébir : rentrez vos blancs moutons !

Image générée par IA
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L’aïd el-kébir (dite aussi aïd al-adha) sera fêtée ce dimanche 16 juin et les jours suivants. C’est la plus grande fête de l’année pour les musulmans, mais pas pour les moutons, dont il doit s’égorger un jeune par famille. Sans étourdissement préalable. Brigitte Bardot a bien raison de dénoncer une « immonde barbarie ».

Combien de moutons vont être égorgés en France ? Le chiffre de 100.000 bêtes tuées est caduc, puisqu’il traîne depuis les années 2016-2017, et c’est sans tenir compte des abattages clandestins. Comme pour les francocides au couteau, pas de statistiques… Ce sacrifice prend, en France, une telle ampleur que les préfectures sont sur le pont. Nord, Rhône, Puy-de-DômeLa préfecture des Pyrénées-Orientales se porte même garante de la conformité aux rites : « L’abattage rituel sera réalisé par un sacrificateur habilité en présence des représentants du culte musulman désignés au préalable. » C’est l’annexe de la mosquée.

L’abattage halal : souffrances et contaminations

Chez les musulmans, la tentation est grande de se tourner vers l'abattage clandestin, car la tradition veut que ce soit le père de famille qui procède à l'égorgement. Aussi la grande mosquée de Paris leur demande-t-elle « de se conformer aux lois en vigueur quant au rituel sacrificiel des ovins, qui doit être accompli par délégation dans les lieux appropriés et agréés ». Un rappel de pure forme qui ne va pas empêcher les abattoirs clandestins de tourner à plein régime. Le 27 mai, l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs (OABA) a été sollicitée par le procureur de la République de Nice pour « prendre en charge près de 650 brebis et 45 bovins sur un site d’abattage clandestin ». Sept cents bêtes ainsi sauvées d'un égorgement cruel. La fondation Brigitte-Bardot participe, elle aussi, à de telles opérations.

Qu’il soit halal ou cacher, rappelons la réalité de l’abattage rituel. L'égorgement sans étourdissement provoque effroi et souffrance de la bête. Il est suivi d'une agonie spasmodique d’un quart d’heure. Une réalité rappelée, indique L214, par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), la Fédération des vétérinaires d’Europe, le Conseil national de l’ordre des vétérinaires. Côté sanitaire, le tranchage mêle sang et germes venus de l’œsophage et de régurgitations de l’estomac, tout cela souillant la viande. Sans compter (pardon du détail) des émissions de selles et d’urines provoquées par le stress. Le bon gigot mariné que voilà ! Un non-sens sanitaire qui surprend, dans un monde où règne le principe de précaution et où les normes abondent. À ce scandale s’ajoute l’absence d’étiquetage de viandes égorgées de façon halal mais vendues comme si elles ne l'étaient pas. Les étiquettes, si disertes, sont muettes sur ce point. Une mort honteuse ?

L’hypocrite débat autour de l’électronarcose

Contre l’abattage halal, les associations de défense des animaux plaident pour l’électronarcose (étourdissement par choc électrique) que des pays musulmans comme l’Indonésie, la Turquie, la Jordanie ou l’Arabie saoudite autorisent. Ils l'autorisent, mais la pratiquent-ils ? L’électronarcose, les musulmans préfèrent en débattre indéfiniment plutôt que l'accepter. Elle est pratiquée quand la saignée est interdite, reconnaît le site MyDars Institut - qui ajoute aussitôt : « Cependant, cela est détestable. » Des fatwas interdisent l’assommage, d’autres non, explique Fethallah Otmani, directeur d’un label de certification halal, au site communautaire SaphirNews. En fait, résume-t-il, nous sommes « face à un problème de libertés religieuses qui ne sont pas respectées », montrant que l’électronarcose n'est là que pour la galerie.

Dans les calendriers peints ou sculptés de notre Moyen Âge à nous, Occidentaux, le mois de décembre est en général représenté par un boucher qui s’apprête à assommer le cochon avec sa masse. Nous sommes d’une civilisation qui a mangé du cochon en pratiquant l’étourdissement préalable à sa mise à mort. Quant au sacrifice d’Abraham que l’aïd el-kébir commémore par une vaste boucherie, les chrétiens, eux, y voient la préfiguration du sacrifice du Christ et l’ont célébré par une très riche iconographie. Décidément, que d’incompatibilités entre l’islam et nous !

Le mois de décembre dans "Le Livre d’Heures de Marguerite d’Orléans". © BNF

Samuel Martin
Samuel Martin
Journaliste

Vos commentaires

34 commentaires

  1. Sur ce problème comme sur tant d’autres, la couardise est la réponse gouvernementale face à l’envahissement islamiste.

  2. On devrait arrêter de traiter les Français de moutons car ils risquent gros à partir de dimanche…

  3. Brigitte Bardot est révoltée contre l’égorgement de ces pauvres moutons , mais on ne l’entend pas beaucoup sur celui de nos compatriotes.

  4. Je l’ai déjà dit, vous ne devriez pas présenter d’image générée par I.A. C’est une faille que vos – nos – adversaires sauront vous – nous – reprocher comme preuve de mauvaise foi, même s’ils font la même chose ! Cette image ridicule sera vite perçue comme un dessin hyperréaliste tendancieux et mensonger. Pas d’image réelle, on en invente. On est immédiatement perçus comme des falsificateurs. Non seulement vous êtes obligés de le préciser, mais ça se voit. Attention aux dangers de la facilité. Contre-productif !

  5. quand on voit comment sont traités nos éleveurs qui doivent avoir des laboratoires conformes aux normes sanitaires sous peines de sanctions, où seront les chasseurs de sanctions sanitaires dimanche ?

  6. Voilà un énorme caillou à mettre dans la chaussure des islamogauchistes rassemblés sous le nouveau drapeau de la Nupes (qui change de nom mais pas d’incohérences internes). La population , alertée, devrait rejeter le vote labellisé ‘Front Populaire’ qui passe sous silence cette pratique inacceptable.

  7. Regardez bien l’image au début de cet article, avec les français représentés par les moutons. Voilà notre avenir.

  8. Une telle barbarie doit être interdite et sévèrement réprimée. Dans quel siècle vivons nous, à l’âge de pierre.

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