Les immigrés qui jouent le jeu de la France votent aussi pour le RN

vote élection

Le 7 juin dernier, à deux jours du scrutin, le média Alternatives économiques nous a proposé un dossier sur l’analyse sociologique du vote RN, s’inquiétant de la manière dont il s’est « diffusé dans toute la société ». Étaient convoqués pour ce décorticage les éminences de la science politiques : chercheur au CNRS, maître de conférence à Sciences Po, sociologues, expert sondagier du CEVIPOF, etc.

La loupe en main, les voilà donc qui scrutent les millions d’électeurs du Rassemblement national, cela, avec un seul axe de lecture. Car tous partent de ce même présupposé : « Ce qui soude ces différents électeurs, c’est le critère "racial". » La preuve : aux législatives de 2022, « 92 % des électeurs d’un candidat RN estimaient que "la plupart des immigrés ne partagent pas les valeurs de notre pays et que cela pose des problèmes de cohabitation" ».

Plus subtil, on « ne développe pas le même type de xénophobie (sic) si l’on est une classe moyenne urbaine ou un ouvrier rural ». C’est la grande découverte du sociologue Félicien Faury, qui a enquêté dans le Sud-Est et découvert que, là-bas, « leurs craintes sont davantage liées à des préoccupations d’ordre matériel. Ce sont les enjeux de redistribution, la question des aides sociales, la répartition des impôts ou encore l’accès au logement, à une école de qualité et aux services publics qui les inquiètent. Tout cela crée des "concurrences sociales racialisées" (sic) pour l’accès à des ressources communes. »

La réalité serait-elle raciste ?

Conclusion : « Le contexte socio-économique permet donc au RN d’activer des attitudes xénophobes qui guident les comportements électoraux. » L’électeur de base, ce crétin bas de plafond, en déduit donc que la réalité est raciste et xénophobe. D’ailleurs, le plus gros chagrin de nos analystes, c’est le constat que « les femmes et la bourgeoisie aussi » se sont mises à voter RN.

Une autre catégorie est également passée au vote honteux mais, curieusement, celle-ci semble avoir totalement échappé à ces fins limiers : ce sont les citoyens français issus de l’immigration, ceux qui jouent le jeu de la France et de l’intégration.

Ô surprise, on vient en effet de s’apercevoir que, si l’on a voté peu dans les banlieues travaillées par La France insoumise, on y a aussi voté RN. BFM TV est allé tendre son micro aux habitants de Grigny, choisis selon la couleur de leur peau, forcément, et devinez quoi : malgré le matraquage médiatico-politique, ils n’ont plus peur.

Même plus peur !

Étonné, le journaliste constate « une possible victoire du RN qui ne les effraie pas ». « S’ils sont là, on va l’accepter, on va faire avec, comme d’hab », dit l’un. Un autre développe : « Il y a beaucoup de mes amis, de mes collègues qui travaillent qui se disent pourquoi ne pas essayer, puisque, au long de toutes ces années, pendant plus de trente ans, nous avons eu la gauche et la droite au pouvoir et rien n’a changé. Ça ne me dérange pas du tout. Avant, j’avais peur ; maintenant; j’ai plus peur. »

Le Parisien est allé les rencontrer à Mantes-la-Ville, une cité de banlieue qui avait déjà porté un maire RN à sa tête. Et de constater : « C’est aussi une tendance qui émerge à bas bruit : depuis quelques années, l’électorat du Rassemblement national (RN) se diversifie et voit arriver des sympathisants d’origine maghrébine. » L’un témoigne : « On est bien placé pour savoir qu’au quotidien, c’est un parti comme les autres et leur arrivée au pouvoir ne m’inquiète pas. Je voterai pour eux sans aucun doute aux municipales pour retrouver de l’autorité, de la fermeté. » Quant aux accusations de racisme, ça les fait bien rigoler : « Parce qu’il n’y a pas de racistes, à gauche ? Parce que les Marocains ne sont pas racistes contre les Algériens et inversement ? »

Eh oui, il n’y a que les fameux « analystes » cités plus haut pour ne pas comprendre que cette population souffre aussi des maux engendrés par l’immigration massive, à savoir la délinquance, le mal-logement, l’accaparement des aides sociales et la ruine de l’école. Et elle espère, elle aussi, que le RN y remédie.

Marie Delarue
Marie Delarue
Journaliste à BV, artiste

Vos commentaires

26 commentaires

  1. Faut arrêter à un moment donné, l’indifférenciation de la couleur de peau n’existe chez aucun individu. Combien de fois avez vous entendu ce type de phrase « Je suis déjà sorti avec un black », « Je suis attiré par les rebeu », « t’es de quelle origine frère ? », etc. Cette grille de lecture est sans cesse perpétuée par la gauche depuis 40 ans, depuis cette marche des beurs. En réalité il y a des idéologues du multiculturalisme, cela émane en réalité de l’emprise de la culture américaine sur nous. Interdisez ne serais-ce qu’une année aux français (même que c’est matériellement impossible) de regarder, visionner toutes les œuvres nord-américaines, je peux vous garantir que l’approche raciale de tous les individus, quelque soit leur couleur de peau, va considérablement changer.

  2. C’est facile à comprendre. Les immigrés africains de première génération par exemple, sont venus pour vivre mieux que chez eux, et pour certains, pour fuir les contraintes religieuses. Ils ont adopté nos valeurs et votre mode de vie et n’ont aucune envie de retrouver ici, avec l’arrivée massive des envahisseurs actuels, ce qu’ils ont fui là-bas. Mais comme il s’agit de leurs « frères » ils ne peuvent ouvertement leur reprocher leurs comportements. Ils se taisent donc, mais dans l’isoloir ils font ce qu’ils veulent…

  3. Les Portugais sont venus par millions
    Les Espagnols sont venus par millions
    Les Italiens sont venus par millions
    Les Polonais sont venus par millions
    Les Arméniens sont venus par millions
    Les Juifs sont venus par millions
    Rappelez-moi s’il vous plait combien il y a eu de terroristes 
    Parmi eux ou parmi leurs descendants ?
    Rappelez-moi quand un Polonais a tiré sur des enfants ?
    Des Espagnols ont-ils massacré gratuitement des militaires non armés ?
    Qui parmi les Italiens s’est fait sauter au milieu de passants ?
    Combien de Portugais ont tiré sur des adolescents pendant un concert ?
    Dites-moi s’il vous plaît où et quand un Arménien a tiré sur des restaurants ?
    Combien de Juifs ont tiré sur un enfant au cri de « Moïse est grand » ?
    Alors, qu’est-ce qui cloche ?

    • Vous oubliez les asiatiques du 13me dont on n’entend jamais parler. Depuis Harlem Desir et Dray (touche pas à mon pote) on sait pertinemment que le mal vient des arabes, race dominante (ou qui se veut comme tel) depuis plusieurs siècles ! (point final)

  4. La gauche a tellement peur qu’ils disent n’importe quoi comme le maire de Grigny. Le responsable c’est celui qui a travaillé comme un fou!

  5. A laisser rentrer dans le pays de la racaille, les émigrés qui se sont bien intégrés et aiment la France sont les premières victimes car il y a souvent un amalgame entre eux et la racaille que ce gouvernement protège

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