Editoriaux - Réflexions - Santé - 4 septembre 2019

Allons-nous vers la Perfusion Alimentaire pour Tous, remboursée par l’État ?

Quelques lobbies représentant des personnes à orientation homosexuelle veulent faire croire à la société qu’elles représentent une minorité « privée de dessert » par une majorité dominatrice qui les écarterait volontairement de la table. C’est dans ce sens que cette minorité réclame « sa part du gâteau » !

Je veux, ici, dénoncer cette erreur de raisonnement par une analogie dont je reconnais volontiers les limites, liées à quelques traits un peu forcés. Mais que mes opposants daignent entendre ma logique, vu que j’accepte de raisonner autour de leur argument que je trouve plutôt faible : pour eux, la procréation serait donc un dessert auquel tout le monde aurait le droit !

D’abord, si on prolonge cette image, la procréation serait plutôt l’entrée, le plat et le dessert, avec les boissons qui vont avec. La procréation est un acte naturel, sans lequel il n’y a pas d’engendrement et donc pas de vie sur Terre. Désolé d’enfoncer des portes ouvertes, mais on est obligé, parfois, de rappeler des évidences ! La procréation n’a pas été instituée par un groupe dominant pour discriminer des personnes d’autres groupes. C’est l’acte naturel premier. Tout comme se nourrir est un acte naturel vital. Pour se nourrir, il faut ouvrir la bouche, mastiquer, déglutir, digérer. Et ces différentes actions n’ont pas été inventées par un groupe dominant mais font partie du fonctionnement de notre espèce humaine.

Comme pour la procréation, il arrive que, pour se nourrir, des conditions ou des organes défectueux nous privent de cette possibilité. Avant que la science et la médecine n’aient inventé les moyens techniques d’intervenir pour réparer ces déficiences humaines, des êtres humains se sont trouvés empêchés de procréer ou de se nourrir. Par l’intrusion de la technique dans le vivant, cette possibilité leur a été redonnée. Ces techniques ne créent pas un privilège pour quelques personnes, elles sont au service de la médecine pour réparer et pour pallier ce qui est défectueux auprès des patients qui auraient préféré procréer ou se nourrir naturellement.

Si certains êtres humains choisissent de ne pas ouvrir la bouche pour se nourrir ou de se passer de la mastication ou de la déglutition, elles ne peuvent pas reprocher à ceux qui ouvrent leur bouche naturellement d’être de « grandes gueules » qui veulent imposer leur façon de se nourrir ! Et la médecine n’a pas à les mettre sous perfusion alimentaire sous prétexte que d’autres en bénéficient pour leur soins. Les médecins sont là pour soigner et réparer les corps et non pour délivrer des prestations sociales ni transformer nos corps en cyborg !

Que chacun se nourrisse comme il l’entend, mais qu’on n’exige pas de l’État qu’il institue la perfusion alimentaire comme mode de nutrition naturel.

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