Un boulevard… voilà ce que vous avez devant vous : un boulevard, que dis-je, une autoroute à vingt voies de circulation, autant que les voix gaffeuses de la plupart des membres du gouvernement.

Enfin, quoi ! Avez-vous entendu Mme Belloubet, ministre de la , demander, sur ordre du Président, de recevoir la famille Traoré, dont l’objectif avoué est de mettre le feu au pays et se faire rabrouer honteusement ? Avez-vous entendu le ministre de l’ordre public se croiser les bras et tourner le dos à une illégale, prenant alors ouvertement parti pour les hors-la-loi ? L’avez-vous entendu parler de « doute avéré », l’oxymore le plus toxique de toute la Macronie !

N’avez-vous pas noté le chapelet de mensonges que l’on nous a infligés lors de la « gestion » de la crise sanitaire ? Des masques ? Non, pas de masque, c’est dangereux ! Des  ? Non, pas de test, c’est inutile ! Des blouses et des charlottes ? Oui, mais on n’en a pas ! Des médicaments ? Oui, mais on en manque ! Des discours-fleuves du Président – de l’ordre de trente minutes chacun – dont il ne ressort, finalement, rien.

Avez-vous entendu les gens de la rue répéter qu’on manque de moyens, lançant ainsi la grande opération gouvernementale « Qui veut gagner des milliards ? » Avez-vous noté que pas une fois, pas une seule fois, quelqu’un d’officiel n’a dit « Supprimons les inutiles pour affecter les fonds là où, paraît-il, ils manquent ? » La crise a révélé les empilages d’institutions, toutes consommatrices d’argent public, les normes idiotes, les CERFA envahissants, les lubies stupides – dépenser des millions pour réapprendre aux vieux à faire du  ! –, les postes inutiles, surtout inutiles, attribués aux copains – postes à rémunération, bien sûr. Je ne vous ai pas entendu clamer qu’il fallait dépenser moins et dire quoi supprimer.

Sorti de la naphtaline, le toutou , surfant, tout frétillant, sur la vague à la mode vient de demander que l’on débaptise la salle Colbert de l’Assemblée nationale. Dire qu’il a été député pendant trente ans et qu’il n’y a jamais pensé ! Aurais-je raté votre réaction ?

M. Jacob, êtes-vous passé à côté de tout cela ? Pourquoi ne vous entend-on pas depuis trois mois ? Et si vous vous exprimez, pourquoi êtes-vous inaudible ? Pourquoi le penchant de millions de Français – les sympathisants LR de cœur ou de cotisation – est-il ainsi absent de la vie  ?

Je ne veux pas croire que vous dormiez, mais si c’est le cas, réveillez-vous, nom d’un chien, et rebellez-vous, criez que vous n’êtes pas d’accord, saturez les ondes comme d’autres savent si bien le faire en vous piquant la place, gueulez qu’on est dirigés par des incompétents, hurlez à la mort de la si on laisse le pays aux mains des communautaristes, enfin, faites votre boulot !
Dans deux ans, c’est le grand rendez-vous : ne me dites pas que vous vous en fichez. Pourtant, tout le laisse à penser.

Cette inertie me remplit, « en même temps », de tristesse et de rage.

23 juin 2020

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