Alain Souchon, l’un des plus vieux adolescents de France (75 ans), ne fait pas que sortir un nouveau disque, Âme fifties, mais s’autorise aussi à sortir quelques vacheries sur la reine-maire de Paris, Anne Hidalgo.

Bref, « Y a d’la rumba dans l’air », à en croire cet entretien accordé au Figaro, le 14 octobre dernier : « J’ai toujours vécu à et j’ai du plaisir à en sortir. Je ne me souviens pas que la ville ait jamais été aussi sale et violente. » Ce n’est plus vraiment « Foule sentimentale ».

En revanche, ce n’est pas « Bidon », lorsqu’il affirme encore : « Les trottinettes foutent une mauvaise ambiance. […] Ces beaux petits objets électriques, on le jette partout. Il y a un gâchis de la civilisation qui est triste. »

Après avoir renoncé à chanter « Arlette Laguiller », la candidate de Lutte ouvrière ayant refusé d’appeler à voter lors de l’élection présidentielle de 2002, il est à craindre qu’il rechigne avant de pondre un prochain tube intitulé « Anne Hidalgo ». « Jamais content »… Alain Souchon.

Pour se consoler, il pourrait tenter de monter un duo avec Fabrice Luchini ; ça le changerait de Laurent Voulzy. Ainsi, l’acteur atrabilaire, toujours à propos de la Ville lumière et d’Anne Hidalgo, constatait-il en début de mois, dans les colonnes du JDD : « Cette femme a réussi à éteindre 1,5 million d’automobilistes, réduits en agneaux qui n’avancent plus. L’agressivité est passée au scooter, ce nouveau monstre polluant et sonore qui sème le chaos. Sans compter la trottinette et le vélo, le summum du danger… »

« S’asseoir par terre » ? Il serait fou d’y songer ! Luchini Fabrice, toujours : « Je vis dans le XVIIIe. C’est d’une saleté sublime, comme une ville du Moyen-Orient. Roland Barthes écrivait : “Je n’aime une ville que quand elle est habitable”. Madame Hidalgo a réussi à faire de une ville qui n’est absolument plus habitable pour n’être plus que visitable. Mais elle va être réélue, car ça plaît aux bobos. Je dis bravo ! » « Allô maman bobo ».

Il est un fait que l’acteur, comme le chanteur, ne sont plus vraiment dans le tempo : en pleine hystérie #BalanceTonPorc, ça risque de devenir coton pour Alain Souchon d’interpréter « Sous les jupes des filles » sur les planches.

« Ultra-moderne solitude », en quelque sorte.

17 octobre 2019

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