Selon l’Observatoire de la formation des prix et des marges, sur 100 euros payés par le consommateur final pour un aliment, l’agriculteur (ou les agriculteurs) qui a produit cet aliment ne reçoit que 6,20 €, le reste (soit 93,80 €) revenant aux transformateurs, transporteurs et surtout aux distributeurs. Il en résulte qu’à l’heure actuelle, le cours des matières premières agricoles (blé, lait, etc.) est inférieur au coût de leur production. Par exemple, le cours du lait est de 0,33 € le litre, alors que la production d’un litre de lait coûte 0,34 € à l’éleveur et que, pourtant, le prix du beurre ne cesse d’augmenter (de plus de 30 % depuis juin !), au grand dam des fabricants de biscuits et de viennoiseries.

Or, quels remèdes propose-t-on pour remédier à cette situation quelque peu folle ?

La présidente de la FNSEA ne voit de solution que dans une augmentation du prix payé par le consommateur.

Quant aux autres « sages » et conseilleurs, c’est à peine s’ils envisagent la possibilité de « toiletter » la loi de modernisation de l’ pour mieux contrôler les pratiques des transformateurs et distributeurs, tant l’effet leur semble douteux.

Non, à leur avis, qui doit faire un effort ?

Mais l’agriculteur, bien entendu, à qui il incombe de se remettre en question et de chercher lui-même de nouveaux débouchés ou de créer de nouveaux produits pour attirer une nouvelle clientèle !

20 septembre 2017

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