La scène est violente : un homme titubant agresse une femme qui reste impassible à ses insultes. « Wallah tu vas plus rigoler », menace le suspect. Puis, d’un coup, l’homme la frappe au visage, un homme s’interpose et la vidéo se stoppe. Une scène relayée notamment par Pierre Sautarel (Fdesouche) et qui a fait réagir Marlène Schiappa.

« Arrête de m’emmerder, me regarde pas comme ça », poursuit-il. « Moi, je t’enc***, je te connais pas. Je vais tellement te déserter la tête la prochaine fois, je vais tellement te faire du mal, tu vas tellement souffrir tu vas devoir fermer ta bouche », ajoute l’individu. Une scène d’une rare violence filmée par un témoin.

Selon nos informations, l’homme a été repoussé par des témoins au moyen, notamment, d’une bombe à poivre vraisemblablement utilisée par l’homme qui filmait la scène. Le suspect avait déjà été interpellé la veille, puis placé en cellule de dégrisement. Il présentait alors un taux d’alcoolémie très bas. Contrairement à ce que nos confrères de BFM disaient, l’homme n’était absolument pas sous emprise significative d’alcool. Les forces de l’ordre avaient été contraintes de le relâcher car aucun dépôt de plainte n’avait été déposé alors.

Le suspect serait en garde à vue depuis 10 heures ce matin à la demande du parquet. Au moment où nous écrivons ces lignes, aucune plainte n’a été déposée.

Un profil inquiétant

En fouillant un peu, on s’aperçoit que le principal suspect n’en est pas à son coup d’essai. De source bien informée, il aurait été interpellé une dizaine de fois, la plupart pour des faits à caractère sexuel, dans le quartier. Inscrit au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles, il est connu pour suivre et insulter des femmes dans la rue. Puis, parfois, de les frapper lorsqu’elles ont le malheur de s’opposer à lui.

Il a, par ailleurs, été interpellé quelques jours après avoir attouché une jeune fille de 17 ans et l’avoir menacée avec un pistolet. Sa jeune victime l’avait reconnu dans la rue, quelques jours plus tard, et donné l’alerte.

Pour rappel, le harcèlement sexuel est puni au maximum de deux ans d’emprisonnement et 100.000 euros d’amende. D’après nos informations, l’individu serait soumis à un traitement médicamenteux et suivi par un psychiatre.

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