Les forces de l’ordre ont, une nouvelle fois, dû faire face à une nuit agitée dans la Métropole de Lyon. De nouvelles scènes de violences urbaines ont éclaté à Rillieux-la-Pape (Rhône), le samedi 3 octobre, en soirée. Une dizaine de voitures ont été incendiées, dont une poussée contre l’église Saint-Pierre-Chanel, endommageant la façade du bâtiment. Des arrêts de bus ont été détruits et les pompiers caillassés, rapporte Le Progrès.

Un « commando criminel » vêtu de noir et cagoulé

Face à ces violences récurrentes, le maire Alexandre Vincendet a vivement réagi, dimanche, dans un long communiqué qui condamne des actes « intolérables, inqualifiables et révoltants ». Le maire explique qu’un « commando criminel d’une dizaine de personnes vêtues de noir et cagoulées afin de ne pas être reconnues par les caméras de vidéoprotection a remonté très rapidement l’avenue Général-Leclerc jusqu’aux Alagniers en s’en prenant à des véhicules stationnés ».
Lors de leur intervention, les pompiers ont tout d’abord « dû reculer à cause de jets de projectiles visant à blesser, voire pire ». Ils n’ont pu mener à bien leur mission que sous la protections de la police municipale et de la police nationale. Plusieurs véhicules de sapeurs-pompiers pris pour cible ont été endommagés par les jets de projectiles. Il s’agirait de boules de pétanque, indique France 3. Ce caillassage n’a, heureusement, pas fait de blessé dans les rangs des pompiers.

Le maire en colère dénonce « ce groupe de délinquants dont l’unique objectif est de perturber la tranquillité des Rilliards ». Pour lui, il s’agit de véritables « actes de séparatisme » de la part de « criminels » dont « nombres sont connus et se gargarisent de leur impunité qui n’a que trop duré. JAMAIS nous ne baisserons les yeux. JAMAIS nous ne nous soumettrons. »

De leur côté, les pompiers dénoncent également cette impunité, par la voix du syndicat SUD-SDMIS :« Seules des condamnations fermes et immédiates peuvent mettre fin à cette spirale infernale […] avant qu’un drame ne se produise. » En signe de protestation, ils envisagent une action symbolique : déposer leurs casques devant la préfecture du Rhône.

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