Comme un sentiment d’Un jour sans fin, pour la librairie des Deux Cités, à Nancy. Ce week-end, samedi 30 avril, une manifestation contre le « fascisme » était organisée dans la ville de Nancy. Sur 250 personnes présentes à la mobilisation, une trentaine d’individus s’écartent du cortège et se dirigent vers la librairie des Deux Cités estampillée du sceau de l'extrême droite. Il est 17 heures quand ces personnes arrivent devant la vitrine et commencent à hurler les slogans habituels dénonçant le fascisme. Paniquées, certaines personnes se réfugient dans la boutique quand d’autres sortent pour essayer de dialoguer avec les manifestants. Rien n’y fait. « Un client s’est fait prendre par le col, et d’autres ont été menacés par les poings des manifestants », explique Alexis Forget, cofondateur de la librairie.

Et les forces de l’ordre, dans tout ça ? Deux fourgonnettes de étaient stationnées avant l'arrivée des perturbateurs pour prévenir d’éventuels heurts. Malgré la véhémence de l'extrême gauche, ils n’ont pas réagi « alors que ce parcours était illégal puisque non déclaré », confie Alexis Forget. Heureusement, cette fois, aucune dégradation n’est à déplorer.

S’il n’y a pas eu de dégâts matériels, les deux patrons de la librairie sont victimes, depuis plusieurs mois, des militants de gauche. En février dernier, Boulevard Voltaire s’était fait l’écho d’une séance de dédicaces perturbée par des antifas. Ces derniers scandaient « Le fascisme, c’est la gangrène. On l’élimine ou on crève. »

 

À Nancy, des antifas perturbent la dédicace de Stella Kamnga

 

« Il y a ce de problème au moins deux fois par mois », estime l’un des gérants. Tantôt, c’est la caméra qui est cassée, la semaine d’après, c’est la vitrine qui est taguée et en fin de mois, c’est une manifestation sauvage devant la librairie. Ces événements entachent le développement de l’entreprise. Malgré les plaintes déposées, aucune sanction n’est prise contre ces personnes. « J’ai parlé avec les renseignements territoriaux, mais il n’y a pas de volonté du commissariat central », confie Alexis Forget. Il explique cette inaction par la volonté de la municipalité de faire disparaître cette librairie de droite. Quand elle a ouvert ses portes, la mairie a publiquement qualifié la boutique de tous les noms possibles. Cela a donné une mauvaise image de la librairie et a fait chuter l’affluence. Résultats des courses : les deux fondateurs ne perçoivent pas encore de salaire et « l’existence même de la librairie est mise en jeu. Il y a un risque de fermeture d’ici l’hiver », déplore le gérant.

Mais les deux hommes ne veulent pas baisser les bras et s’en remettent à la maxime « On n’est jamais mieux servi que par soi-même ». Ainsi, depuis plusieurs semaines, les associés se relaient pour dormir dans leur librairie pour s’assurer qu’aucune dégradation ne soit commise pendant la nuit. Une situation ubuesque dans la de 2022, alors que la gauche prône la tolérance dès qu’elle le peut. Mais une tolérance à deux vitesses.

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2 mai 2022

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22 commentaires

  1. Le vrai visage de « l’extrême gauche », intolérante, sectaire, violente, fascisante.
    Ces gens là sont connus, ils sont les nervis de LFI, EELV, NPA etc…

  2. Qui est derrière et dirige ces groupuscules de sauvages ? A qui profite le crime ? L’Europe peut être afin de diviser pour mieux régner ?

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