Alfonso et Valeria vivent à Crémone, dans le nord de l’Italie, l’une des villes placées en zone « jaune » et soumises au depuis plusieurs jours. Écoles et entreprises fermées, événements suspendus, messes annulées et activité commerciale réglementée… « On subit clairement la situation », témoignent-ils.

L’état d’urgence sanitaire est déclaré le 22 février, alors que la troisième victime du coronavirus était hospitalisée à quelques kilomètres de Crémone. Dès lors, la ville reçoit les consignes d’isolement du ministère de la Santé, relayées par le maire Gianluca Galimberti, « très actif sur les et sur le terrain pour clarifier la situation auprès des citoyens ». Onze régions sont concernées par ces mesures. Objectif : freiner l’épidémie.

« Nous avons dû réduire notre vie sociale au minimum [...] nous utilisons le temps à la maison pour ranger, faire un peu de ménage… », décrivent Alfonso et Valeria. Quelques heures après la mise en état d’urgence, le couple ne parvient déjà plus à se procurer d’eau, de farine, de lotions hydroalcooliques ou de protecteurs. Les supermarchés sont pris d’assaut : « Paradoxalement, au moment où il faudrait éviter les lieux publics, les gens s’entassent dans les centres commerciaux… » 48 heures plus tard, le calme revient avec l’annonce de nouvelles directives.

Mais les habitants estiment être mal informés : « Il y a beaucoup de confusions, les journaux se contredisent [...] le sujet du coronavirus est uniquement traité négativement et ce qui arrive dans le reste du monde nous est totalement inconnu si on ne regarde que les médias mainstream. » Rumeurs, théories du complot, remise en question de la gestion gouvernementale et des sources médiatiques… Entre la classe politique, la presse et la Lombardie, le climat se tend.

Pour Alfonso et Valeria, toutefois, le système sanitaire italien serait parfaitement « préparé pour endurer cette situation », en collaboration avec les instances du territoire. L’unique proviendrait, une nouvelle fois, « de la classe qui utilise la situation pour des jeux de pouvoir ». Selon une étude de Bloomberg, en 2018, l’Italie aurait le quatrième meilleur système sanitaire du monde et le deuxième en Europe.

« L’Italie et l’ auraient pu peut-être agir de manière coordonnée et de manière plus poussée si les informations provenant de Chine sur la situation réelle de l’épidémie avaient été claires et précises », regrettent-ils.

Témoignage recueilli par Maud Protat-Koffler.

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27 février 2020

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