Le déplacement de Thomas Portes et Raphaël Arnault à Carpentras fait un bide
Mais à quoi est donc payé Raphaël Arnault ? Alors que la rentrée parlementaire approche, on s’attendrait à ce qu’il travaille sur le budget, ou encore à ce qu’il soit dans sa circonscription, pour répondre aux besoins et doléances de ses administrés.
Raphaël Arnault demande la libération des antifas meurtriers
Mais non, le député-antifa se balade. Le 15 septembre dernier, il était à Rennes où, aux côtés de la député LFI Marie Messmeur, il a pris la pose devant une banderole demandant la libération de « tous les antifas ».
🔴 ALERTE | À Rennes hier soir, Raphaël Arnault et Marie Messmeur (députés Lfi) demandent la libération des 9 antifas inculpés pour le meurtre de Quentin.
On voit les députés LFI applaudir devant une banderole de la Jeune garde (trois flèches vers le bas) avec inscrit « Free… pic.twitter.com/ULKBcSMKA2
— Jean Bexon (@jean_bexon) September 16, 2026
« Tous » les antifas, comprendre notamment les neuf nervis de la Jeune Garde en détention provisoire pour leur participation au meurtre de Quentin Deranque. Dont deux assistants parlementaires de Raphaël Arnault, qu’il a licenciés quelques jours après le lynchage. Ce qui ne rend pas Raphaël Arnault très populaire soit dit en passant, d’autres antifas lui reprochant de « vendre » ses camarades pour un mandat.
🔴 EXCLU - Raphaël Arnault (député LFI) accusé par des antifas de Rennes d'avoir trahi les antifas inculpés de Lyon pour le confort d'un siège parlementaire.
Ce tag a été dessiné la veille et à proximité du lieu de rencontre entre le fondateur de la Jeune garde et LFI.
La… pic.twitter.com/UdRqZ5cL9o
— Jean Bexon (@jean_bexon) September 16, 2026
À ce sujet — Le député LFI Thomas Portes exclu quinze jours de l’Assemblée nationale pour sa photo polémique
Au point qu’on peut se demander si ce déplacement de Raphaël Arnault ne visait pas aussi à rehausser son prestige auprès des plus radicaux…
Un député LFI habitué aux violences verbales
Sitôt quitté Rennes, Raphaël Arnault retourne dans le Vaucluse… mais pas pour aller dans sa circonscription. À la place, il a préféré se rendre à Carpentras, accompagné de son inénarrable collègue Thomas Portes.
Thomas Portes, lui, est député de la Seine-Saint-Denis. Président de « l’observatoire de l’extrême droite » (quoi que cela veuille dire), il peut paraître bonhomme au premier regard… mais tient en fait un discours d’une rare violence.
C’est Thomas Portes qui était allé jusqu’à grimer un ballon de football en tête du ministre du Travail avant de prendre la pose, le pied posé sur cette « tête ». C’est aussi Thomas Portes qui, en plein hémicycle de l’Assemblée nationale, s’en était pris verbalement au député RN Philippe Lottiaux : « Ferme ta gueule, toi ! On va s'occuper de toi [...] On va s'expliquer dehors, tu vas voir. On va aller dehors ; on va s'occuper de toi [...] Ferme ta gueule ! »
Des vadrouilles anti-RN partout en France
Thomas Portes et Raphaël Arnault se rendaient donc à Carpentras ce jeudi 17 septembre, avec pour objectif de « documenter ce que l'extrême droite met en œuvre lorsqu'elle exerce le pouvoir municipal ».
Ce n’est pas la première fois que ces deux compères se rendent dans une commune conquise par le Rassemblement National pour dire tout le mal qu’ils en pensent. En mai dernier, ils étaient à Vauvert, dans le Gard, pour protester contre la suppression de subventions municipales à un festival de jazz et à une exposition photo.
Cette fois-ci, à Carpentras, leur but était de « documenter » les six mois de la municipalité RN. Tels des petits commissaires politiques, ils sont venus dans une ville qu’ils ne connaissent pas pour distribuer les mauvais points idéologiques et exiger une remise au pas de l’équipe démocratiquement élue qui est à la tête de la ville. Et concrètement, ils venaient surtout manifester dans les rues de la ville.
La réponse ferme d’Hervé de Lépinau
Le maire de Carpentras, Hervé de Lépinau, a assez peu goûté la venue des deux députés d’extrême gauche. La municipalité a refusé de mettre une salle à disposition de LFI – refus qui a été validé par le tribunal administratif de Nîmes. Dénonçant « une recrudescence d’affichages sauvages et de tags d’extrême-gauche [...] diffusant des messages d’incitation à la haine », Hervé de Lépineau a même demandé à la préfecture d’interdire la manifestation en raison de risques de troubles à l’ordre public.
Le maire de Carpentras n’a pas été suivi par l’État, et LFI a pu mener son rassemblement dans la ville. Résultat ? 200 militants LFI ont répondu à l’appel des deux députés selon Thomas Portes. Quand bien même on prendrait le chiffre de LFI pour argent comptant, c’est peu. C’est même très peu, car on parle quand même d’une ville de plus de 31 000 habitants. Et rien ne dit que ces militants venaient de Carpentras, et pas de tout le département.
Il faudra sans doute plus que ces 200 militants pour déstabiliser Hervé de Lépinau, qui tenait le même soir son conseil municipal. Pendant que Thomas Portes et Raphaël Arnault faisaient leur cinéma, la gestion quotidienne de la ville, elle, continuait.
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2 commentaires
Quelle belle équipe de branquignols !
Les révolutionnaires du Café de Flore.
Ils sont pathétiques
Ils n’ont honte de rien ces gugus. À la porte, Thomas, et n’oublie pas, dans la foulée, d’amener ton copain Arnault tant qu’à faire. Et « ne revient jamais » comme disait gollum dans le Seigneur des anneaux. Aucun respect de ces deux personnages.