[TRIBUNE] Budget : quand le sage montre la Lune du doigt, l’idiot regarde le doigt
La palinodie budgétaire est devenue un « marronnier » médiatique depuis que le président de la République ne peut disposer d’une majorité stable à l’Assemblée nationale. Évidemment, la question du déficit budgétaire est au centre de toutes les discussions. Chacun y va de ses suggestions mais - nécessités électorales exigent - rien de décisif ne sera tranché.
Il semblerait que certains aient trouvé la recette miracle : les retraites, ou plus précisément la non-indexation des pensions ou de certaines d’entre elles. C’est un peu comme le poumon du malade imaginaire !
Si les politiciens étaient sérieux...
La question posée serait celle de la raison pour laquelle, en France, seulement 44 % des personnes âgées de 60 à 64 ans ont un emploi. Alors qu’en Suède ils sont 71,1 %, 69,5 % aux Pays-Bas, 67,6 % en Allemagne. Reculer l’âge légal de la retraite ne sert à rien si les personnes de 60 ans et plus ne sont que minoritairement en emploi. La question est de savoir pourquoi le pourcentage d’emploi est si faible, passé un certain âge ? En partie parce qu’un salarié en fin de carrière coûte plus cher qu’un salarié plus jeune et que certaines sociétés préfèrent se séparer des « seniors », moyennant indemnité, et de les remplacer par des salariés plus jeunes. Là où l’âge légal de la retraite joue un rôle, c’est que les employeurs « calent » l’indemnité de départ en fonction de l’âge auquel le salarié pourra bénéficier d’une retraite, même si elle n’est pas à taux plein.
Rappelons, aussi, qu’une loi Thomas avait été votée en 1977 et qu’elle visait à créer, en complément de la retraite par répartition, une retraite par capitalisation et des fonds de pension français. Lionel Jospin, devenu Premier ministre, a refusé de publier les décrets d’application puis fait abroger la loi en 2000, par pure idéologie socialiste. Les spécialistes estiment que si cette législation avait été maintenue, elle aurait permis de représenter entre 15 et 20 % du financement des retraites, en même temps qu’elle créait des sources de financement nationales pour les entreprises françaises. Jamais il ne sera assez répété que les socialistes, depuis Mitterrand, ont mené des politiques idéologiques désastreuses pour la France, le bien-être des Français et la solidité de notre économie.
Le coût invraisemblable de la sur-administration française
En revanche, pas un mot, ou si peu, au sujet du coût invraisemblable de la sur-administration française et de la gabegie bureaucratique. La France compte 5,85 millions d’agents publics, soit 20 % de l’emploi total. Par comparaison, la part de l’emploi public est de 13 % en Allemagne, de 14 % en Italie et en Autriche, de 16 % aux Pays-Bas et de 17 % en Espagne et au Royaume-Uni (FIPECO). Entre 1997 et 2024, la fonction publique territoriale a crû de 47 % et la fonction publique hospitalière de 39 %. Essentiellement pour accomplir des tâches bureaucratiques et de contrôle, car le bureaucrate français est formé à faire de la norme et à contrôler son application, plutôt qu’à venir en appui des citoyens. Or, malgré ce nombre, le moins que l’on puisse dire est que nos services publics ne sont pas au sommet de la performance. L’invraisemblable empilement de niveaux administratifs et politiques est pour beaucoup dans ce gâchis et les « économies d’échelle » promises ne sont jamais au rendez-vous, contrairement aux doublons et à l’éloignement de la prise de décision.
Et que dire de la mauvaise allocation des deniers « publics », c'est-à-dire des nôtres ! Telle communauté de communes implante, à coups de centaines de milliers d’euros, un office de tourisme dans une commune où ne passe aucun touriste, sauf s’il s’est égaré. La région Pays de la Loire fait apposer, dans chaque commune, un panneau annonçant que « la région soutient votre commune ». Tout le monde s’en moque et la dépense est parfaitement inutile, mais des élus inconnus veulent démontrer leur incertaine utilité. « Il faut bien rendre des services aux citoyens », entend-on ! Services qu’ils n’ont jamais demandés et qui nécessitent bureaucrates et bâtiments pour les abriter.
Des sources d'économie ? Il y en a...
Silence radio, aussi, sur le coût de l’immigration incontrôlée et de large ouverture sur le monde de notre « État social » à crédit. Selon l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, le coût résiduel brut s’élève à 41 milliards d’euros, et 34,4 milliards si l’on retranche les personnes originaires de l’UE, du Royaume-Uni et celles ayant un emploi, quelle que soit leur origine. La Cour des comptes estime, quant à elle, que l’immigration irrégulière coûte 1,8 milliard d’euros par an. Mais « cachez ce coût que je ne saurais voir » !
La France est contributrice nette à l’UE, c'est-à-dire qu’elle verse plus qu’elle ne reçoit. Le Sénat estimait, en 2023, que ceci représentait un solde négatif de -9,3 milliards d’euros. Encore une source d’économies prohibée !
Ainsi, donc, le sauvetage économique et financier de la France est possible, mais il nécessite le renversement total du système délétère, étouffant et menaçant qui s’est imposé en France depuis Mitterrand et que la droite conformiste n’a jamais osé remettre en cause, par lâcheté et par une commune adhésion aux principes européistes et mondialistes qui consistent à ôter au peuple, supposé souverain, la maîtrise de son destin. Français, osez donc renverser la table !
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6 commentaires
Pour les sottises coûteuses l’une d’elles est la création dans les villes de campagne de couloirs à vélo ; mia sil n’y a pas de vélo. Quant à remettre les vieux au travail en reculant l’âge de la retraite, encore faudrait-il qu’il y ait du travail, c’est à dire que l’on s’occupe de réindustrialiser, de recréer une politique de l’offre. Si l’on ne le fait pas, quel est l’avenir ? La minimum retraite pour tout le monde, y compris les non-cotisants, car plus rien ne sera viable dans une société basée sur la consommation. Laquelle ira dans le mur (c’est déjà commencé) car pour consommer il faut de l’argent.
Il faut arrêter avec tout ça. Le diagnostic est posé officieusement depuis longtemps et maintenant officiellement. Les solutions il en existe des dizaines pas toutes applicables, certes, pas toutes dignes du même intérêt, mais les pistes existent et elles sont également parfaitement connues par nos brillants énarques. Ce qui bloque, c’est l’idéologie, l’immobilisme, le clientélisme, la crainte des réactions syndicales parfois dévastatrices, etc. La solution viendra d’ailleurs, de l’Europe, de nos créanciers, du FMI, nos dirigeants ne se bougeront qu’avec le bras tordu dans le dos et le couteau sous la gorge.
Si l’emploi public a augmenté en France de facon inconsidérée, c’est pcq les démagogues qui sont au pouvoir depuis 1981 ont voulu s’acheter des clientèles. Et uniquement pour cela. Il faut le voir et le dire. La conséquence indirecte et inhérente est que ces clientèles usent et abusent du pouvoir qui leur a été donné sur la société en édictant des normes, des règlements, des circulaires, etc … Et comme il faut nourrir tout ce petit monde, les taxes et les contributions ne pouvaient qu’augmenter. C’était inévitable. Et comme une administration ne crée rien mais se nourrit sur la bête, c’est le reste de l’économie, celle qui crée de la valeur, qui supporte la surcharge pondérale administration. Si on ajoute à celui la préférence pour l’autre et la revendication d’être un « humaniste » de nos démagogues (dont le seul mot d’irdre est : je depense donc je suis), la boucle est bouclée. Et il en va de l’Europe comme de la France .. Ce n’est qu’une couche de plus. Dont nos démagogues sur-transposent les normes pour passer pour de bons élèves et alourdissent encore plus notre barque. Il faut bien reconnaître que le système a fonctionné au profit des démagogues qui nous gouvernent : ils sont toujours au pouvoir.
Je m’étonne qu’un homme aussi lucide que M. Buffetault ne nous parle pas de ces dépenses à fonds perdus que constituent l’aide à l’Ukraine et qui représentent un montant non négligeable venant aggraver le déficit budgétaire : on sait déjà que les pays de l’UE ont accordé près de 220 milliards d’euros à ce pays dont les dirigeants sont particulièrement corrompus et incapables de nous dire ce qu’ils ont fait de cet argent et que la part de la France dans le budget alloué à l’UE est de 28 %.
Cela ne mérite donc pas réflexion ?
L’argent donné à l’Ukraine alimente diverses mafias. Et en plus on n’a rien à voir avec ce pays corrompu : il n’est pas dans l’U.E. il n’est pas dans l’OTAN, il n’est rien pour nous, pas plus que Cuba ou le Zimbaoué ! Qu’il se débrouille avec la Russie qu’il a provoquée !
À Eddy
Sauf que cet argent est prélevé in fine sur les impôts payés par le contribuable. Alors, on n’aurait pas le droit d’en parler ?