[SATIRE À VUE] Gérard Larcher aux petits oignons

Le président du Sénat était attendu comme le Messie à la fête de l'oignon de Roscoff.
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Gérard Larcher était attendu comme le Messie à la Fête de l'Oignon de Roscoff. Sa vie, son œuvre consacrées à la promotion de l'ingrédient majeur du bœuf mironton se devaient d'être récompensées par une intronisation au firmament de la confrérie en question.

Des larmes coulèrent sur les joues des éplucheurs. L'émotion était à son comble lorsque le président du Sénat reçut des mains du Grand Maître le parchemin attestant qu'il était des leurs. Tandis qu'au siège de LFI, des agités du bulbe remettaient en question la légitimité du titre, la foule amassée autour de celui qui avait œuvré pour l'appellation d'origine contrôlée de « l'oignon de Roscoff » le pressait de questions. Quel entraînement avait-il suivi ? Avait-il un coach ? Chassant les flagorneurs et autres quémandeurs de conseils, Gérard Larcher se para du collier d'oignons avec lequel il comptait désormais apparaître sur BFM.

Un coup de fil à Bruno Retailleau pour lui annoncer la bonne nouvelle sema toutefois le trouble. Au téléphone, le candidat soutenu par le président du Sénat était dubitatif. Le collier serait-il vraiment nécessaire lors d'un discours à la tribune d'un meeting ? La tranche de jambon de pays accrochée à la pochette du costume avait, par le passé, fait l'objet de discussions houleuses. Un autre trophée alimentaire suspendu au personnage discréditerait la campagne.

Un mat de cocagne ambulant

Accouru de Paris en urgence, Bruno Retailleau tenta de décrocher le chapelet qui ornait le cou de son protecteur. Rien n'y fit. Malgré les encouragements du public, ses efforts restèrent vains mais il naquit de la séquence une furieuse envie des organisateurs de renouveler la tentative en 2027. Décrocher le pompon aromatique de Gérard Larcher deviendrait ainsi l'enjeu de la présidentielle. Des pleurs avant même que les promesses ne soient pas tenues. Quel candidat refuserait ce moyen de ne pas décevoir ?

Devenu mat de cocagne ambulant, Gérard Larcher croule désormais sous les demandes. Un jour à Mulhouse, un autre à Dijon, les curieux se pressent, les participants se bousculent. Convaincu par ce nouveau moyen de conquérir les électeurs, Édouard Philippe serait en négociation avec la Confrérie du cornichon pour une intronisation retentissante. Les instances de l'organisation hésiteraient encore entre le maire du Havre et François Hollande, dont la légitimité n'est plus à démontrer. Souhaitant que ce dernier se présente, chacun de rêver à ce face-à-face dans un bocal. « Ail ail ail », s'est écrié Gérard Larcher. « Je me verrais bien relever le débat. »

 

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Jany Leroy
Chroniqueur à BVoltaire, auteur pour la télévision (Stéphane Collaro, Bêbête show, Jean-Luc Delarue...)

Vos commentaires

72 commentaires

  1. Maintenant qu’il a bien maigri, ne faudrait-il pas revendre son fauteuil pour en acheter un plus modeste ?
    De toutes façons, le prix du fauteuil n’est rien à comparer au prix des repas gastros pris au Sénat depuis
    tant d’années ! Paraît que ces frais sont « secret Défense » … On les comprend !

  2. On attends LARCHER Gérard au banquet du CANON FRANCAIS à ALBI LE 21 NOVEMBRE 2026…..on lui conseille de prendre une chambre d’hôtel pour le soir…..car après le banquet , il va avoir chaud aux oreilles….mais personnellement , je pense qu’il va tenir le choc….

  3. L’oignon ça le connait car lui et ses potes connaissent bien les notres et nous piquent comme un roti , est-ce qu’au moins on lui aura prêté un fauteuil à 34000 euros pour y placer son quintal et plus ; et bientôt Cambrai l’attend vu sa spécialité , qui a eu l’idée , surtout un Breton , d’inviter ce genre de personnage , ils n’ont vraiment rien compris qu’ils se font balader par ce genre de personnage , pauvre France

  4. Probablement en quête d’un morceau de tartiflette ou de tarte aux oignons, de quelques électeurs occasionnellement « oignonophiles » n’ayant peut-être pas encore les yeux totalement mouillés d’avoir été pelés ? Ne dit-on pas que l’union fait la force et que l’oignon fait la soupe ? Et pour aller à la soupe, monsieur Larcher en connaît un rayon, comme bien d’autres de son acabit, me direz-vous. Enfin moi, amateur de cette fameuse soupe recouverte de croûtons et de fromage fondu que beaucoup nous envient à travers le monde, après avoir tant souffert à éplucher les oignons, c’est promis, on ne m’y reprendra plus.

      • BARGES……le SENAT ne sert à rien…..il sert d’EPHAD pour politiciens séniles…..avec un salaire de 10.000 euros mensuel + voiture avec chauffeur et girophare et tous les petits à côtés…..les banquets….les apéritifs…etc……une ruine pour un pays super endetté….au bord de la faillite

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