[REPORTAGE] Immersion dans le quartier islamisé de Whitechapel, à Londres

Tout près de la City, Whitechapel offre un tout autre visage de Londres. Une illustration du Grand Remplacement.
REPORTAGE CHLOE LONDRES

Oubliez les quartiers chics et so British de Kensington et Westminster et soyez bienvenus à Whitechapel, haut lieu du culte musulman londonien. À deux pas de la City, cœur économique battant de Londres, voici l’occasion de faire un voyage vers l'Orient sans quitter la capitale britannique. Ici, dites au revoir aux célèbres taxis noirs et aux traditionnels pubs. À la place, l’anglais côtoie le bengali sur les panneaux, les restaurants halal ont remplacé nombre de commerces traditionnels et l’East London Mosque domine le quartier de son minaret. Une immersion dans un Londres où l’héritage britannique se mêle, presque jusqu’à l’effacement, à celui des communautés venues d’Asie du Sud.

Whitechapel porte le nom d’une petite chapelle dédiée à la Vierge Marie. Un nom presque ironique qui sonne comme un pied-de-nez, dans cet univers complètement islamisé. Situé dans l’East End londonien, Whitechapel offre un contraste saisissant avec les gratte-ciel de verre et les sièges des grandes banques internationales situés à quelques encablures de là. Ici, le dépaysement est immédiat.

De Charles Dickens à Jack London, le quartier des pauvres

Whitechapel n’a pas attendu l’immigration pour être un quartier à part. Pendant des siècles, l’East End a été l’un des espaces populaires et industriels de la capitale britannique. Tanneries, brasseries, fonderies, abattoirs… toutes les activités les plus pénibles et les plus malodorantes s’y trouvent. Au XIXe siècle, il est l’un des visages de la misère londonienne. C’est le Londres de Charles Dickens, celui des taudis, des enfants livrés à eux-mêmes et des workhouses dans Oliver Twist. Mais c’est aussi celui du socialiste Jack London qui, en 1902, décide de vivre pendant plusieurs semaines en immersion dans le quartier afin d’observer de plus près les conditions de vie des travailleurs et d’écrire un livre, Le Peuple de l’abîme, publié en 1903. London y décrit un univers de pauvreté extrême, de promiscuité, de travail précaire et d’insalubrité. Autant dire qu’à l’époque, déjà, Whitechapel était tristement célèbre pour une autre raison.

Whitechapel c’est aussi Jack l’Éventreur. Le quartier devient mondialement célèbre en 1888 avec ses crimes, dont les victimes sont assassinées dans les rues du quartier. Aujourd’hui, encore, les visites organisées dans le quartier par une horde de guides rythment la vie de Whitechapel.

Ce fut aussi un laboratoire politique, puisque la Fabian Society, un mouvement socialiste britannique réformiste, prit l'habitude d’y organiser certaines de ses activités. Le quartier attire alors aussi des révolutionnaires et des militants socialistes, notamment l’illustre Vladimir Ilitch, dit Lénine, qui séjourne lui aussi dans l’East End durant son exil et participe à l’activité politique de la communauté révolutionnaire londonienne. Que du beau monde ! Mais tout ça, c'était avant. Un siècle plus tard, le décor a radicalement changé, mais pas la sensation d’être dans un lieu à part.

Bienvenue dans le Londonistan ?

Sur les quais et aux abords de la station de métro de Whitechapel, un détail attire immédiatement l’œil. En effet, le nom de Whitechapel est affiché en anglais, mais également en bengali juste en dessous. Sur chaque porte battante est également dessinée une mosquée - un symbole très puissant. Les écriteaux en bengali ont été installés en 2022 afin de reconnaître la contribution de la communauté bangladaise à l’histoire de l’East London. Ce récit qu’on entend aussi en France : c’est aux immigrés que nous devons la construction de notre pays. Une étude de la School of Oriental and African Studies (SOAS University of London) souligne, d’ailleurs, la dimension symbolique de cette signalétique en affirmant que Whitechapel est un territoire associé à l’héritage bangladais. Une impression que la réalité de la rue confirme.

Tout au long de l’artère principale du quartier, Whitechapel Road, les enseignes des restaurants sont bien souvent halal. Certains commerces proposent également des produits d’Asie du Sud. L’arabe et le bengali se côtoient sur les devantures, on peine presque à identifier de l’anglais sur les panneaux publicitaires. Les restaurants indiens, bangladais, mais aussi turcs, côtoient quant à eux les boucheries halal et les magasins de vêtements à la mode islamique. Là encore, les tailleurs en tweed ont été remplacés par des abayas et des hijabs. Les boutiques de bijoux, elles aussi, proposent des accessoires servant à décorer les voiles pour les mariages ou fêtes musulmanes. Aux fenêtres pendent des drapeaux palestiniens - classique, somme toute. Et puis, il y a, bien sûr, les vêtements dans la rue. Sur le trottoir, entre les commerces et les étals de nourriture orientale, un véritable défilé de tenues d’ailleurs. Des femmes dont le visage est recouvert par des niqabs, voire des burqas, et, pour ces messieurs, des qamis ou des djellabas. De la diversité, pas très diversifiée ! Le Londres des cartes postales paraît ici bien loin. Seuls quelques bus rouges à étage nous rappellent que nous sommes bien chez nos voisins britanniques.

Le Grand Remplacement à l’œuvre

Mais l’impression visuelle n’est pas qu’une impression, puisqu’elle est confirmée par la réalité des chiffres. En 2021, le recensement britannique comptait 8.099 personnes se déclarant musulmanes sur près de 18.841 habitants, soit un peu plus de 40 % de la population, dans le quartier de Whitechapel. Les personnes se déclarant bangladaises ou britannico-bengali étaient au nombre de 7.103. À l’échelle de l’arrondissement de Tower Hamlets (qui englobe Whitechapel), la proportion est encore très significative. Selon les estimations, 39,9 % des habitants se déclaraient musulmans en 2021, contre 22,3 % chrétiens. Tower Hamlets possède ainsi la plus forte proportion de musulmans de toutes les collectivités locales d’Angleterre et du pays de Galles. Quant aux personnes se déclarant bangladaises, elles représentent 34,6 % de la population de Tower Hamlets. Difficile, donc, de nier la transformation démographique et culturelle de ce coin de Londres.

Quand Éric Zemmour découvre Whitechapel

En 2024, alors qu’il venait à la rencontre de conservateurs britanniques, le président de Reconquête s’était rendu à Whitechapel pour constater la réalité. « Les anciens colonisateurs se font coloniser par leurs anciennes colonies », écrivait-il, alors, sur son compte X. Un remplacement qui se voit partout et qui donne l’impression d’être en immersion à Bagdad, Kaboul ou Karachi. En effet, rares sont les « Blancs » et les femmes non voilées, mis à part quelques touristes déambulant à Brick Lane. Constat d’un territoire dont l'identité culturelle a profondément changé, au cours des dernières décennies, laissant place à une culture venue d'ailleurs. Une transformation démographique progressive liée à l’immigration et au renouvellement de la population initiale.

Autre élément marquant : la mosquée. Installée en plein milieu de Whitechapel Road, l’East London Mosque ne passe pas inaperçue. Elle constitue l’un des principaux lieux de culte musulman à Londres et attire une part importante de fidèles. Sa présence est bien évidemment l’un des marqueurs les plus visibles de l’identité contemporaine de Whitechapel. Le contraste avec les hommes en costume-cravate, quelques mètres plus loin, est presque caricatural.

Vos commentaires

44 commentaires

  1. Une question suffira comme commentaire : en France comme en Europe, est-il minuit moins cinq ou minuit quinze, docteur Schweitzer ? Autrement dit, sommes nous encore dans le jour d’avant où tout serait possible ou déjà dans le jour d’après ????

  2. Whitechapel à Londres, Molenbeek-Saint-Jean à Bruxelles, Saint Denis banlieue de Paris… tranquillement l’Europe laisse du terrain à l’invasion islamique voulue depuis toujours par les arabes depuis le début du VIII e siècle.
    Échec par les armes, succès total par l’immigration.

  3. Whitechapel qui n’a plus rien de « white », connu par Jack l’Eventreur
    Je ne connais pas Londres et ai regretté d’y n’être jamais allée mais il y a longtemps, car là ça ne me fait plus envie
    Je me souviens des séries comme « amicalement votre », ou des scopitones de Procol Harum, Londres magnifique et la joie de vivre, à présent, vu les articles et documentaires que je peux en voir, à pleurer

  4. Et pour la remigration ? Quelle méthode et quels moyens ? A quand un concours pour la meilleure idée ?
    Puisque Monsieur Zemmour compare les quartiers arabo-musulmans à l’Algérie, choisissons le slogan du FLN: la valise ou le cercueil. Mais préalablement, nous pouvons couper les allocations en tous genres aux famille présentant un patronyme nord-africain. La Reconquista a pris 9 siècles, nous pouvons tabler sur un seul siècle, non .

  5. Ce que nous voyons là en France comme en Angleterre c’est voulu par nos hommes politiques surtout d’extrème gauche socialistes,car ils ne veulent plus de FDS blancs,en 2027 seule une personne peut nous sortir de ce marasme qui dure depuis 40 ans,sinon ce sera la guerre.

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