Un danger méconnu de la randonnée en montagne : « le divorce alpin »

Un tuyau à l'attention de l'eurodéputée Emma Fourreau : on n’utilise plus de cartes en rando, mais des applis...
Capture d'écran
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Elle s’appelle Emma Fourreau et, à 26 ans, est depuis deux ans députée européenne. Cette Franco-Suédoise fait partie des jeunes femmes qui papillonnent autour du patriarche Mélenchon. Engagée dans la cause animale, elle débusque, en ces temps de chaleur extrême, un nouveau danger pour l’espèce : l’abandon volontaire des femmes en montagne. Et cela porte un nom : le « divorce alpin ».

Nous vous alertions, le 31 juillet dernier, sur une nouvelle forme de violence patriarcale. Sous le terme de « micromachisme », Le HuffPost attirait notre attention sur cette nouvelle violence faite aux femmes : « En vacances ou en balade, marcher dix mètres devant sa partenaire n’est pas anodin, c’est du "micromachisme". » On découvre aujourd’hui, grâce à la députée LFI Emma Fourreau, que la situation est beaucoup plus grave.

Sa vidéo postée sur les réseaux résume crûment la situation : « L’abandon des femmes en montagne – mettons fin à cette nouvelle domination patriarcale. » Cheminant au milieu de la prairie, micro en main, la jeune Franco-Suédoise plante le décor angoissant : « Si vous êtes une femme, partir en randonnée en montagne avec votre partenaire peut s’avérer dangereux, dit-elle. Cela vous semble absurde ? » Improbable, c’est possible, nous ne le nierons pas.

« Pourtant, assure Emma Fourreau, les abandons de femmes sont de plus en plus fréquents. » À l’appui de sa thèse, un fait divers qui remonte à janvier 2025 : « Une jeune femme autrichienne est morte de froid à plus de 3.700 mètres d’altitude après que son petit ami l’a abandonnée en pleine nuit sous -20 degrés. Il a été condamné à 5 mois de prison avec sursis pour homicide involontaire, et ce drame a libéré la parole autour de ce phénomène. »

À ce stade, le lecteur qui pratique la randonnée comme 30 millions de Français – c’est l’activité physique et sportive la plus pratiquée par 62 % des Français, hommes et femmes à part quasi égale – se dit qu’on aimerait connaître le contexte de cette funeste histoire. Surtout, il se dit qu’une balade à 3.700 m d’altitude par -20 degrés, ce n’est pas une simple rando. C’est une course en montagne. De celles qu’on fait avec un solide entraînement.

« Une forme de violence conjugale »

Bref, Emma Fourreau l’assure : « De nombreuses femmes racontent être parties en montagne avec leur petit ami, leur mari, pour finalement se retrouver abandonnées, parfois même sans eau, sans nourriture, sans carte ni GPS. » En défenseur averti de la cause des femmes, elle relève une constante : « Parmi tous ces témoignages, on retrouve des éléments communs, notamment le fait qu’elles étaient souvent, déjà, dans une relation toxique et que l’abandon était finalement une forme de violence supplémentaire dans le continuum des violences. Parce que oui, abandonner sa femme, sa copine en pleine montagne, c’est une forme de violence conjugale. » Sans blague ?

Et la raison de tout cela, me direz-vous ? C’est le goût de la performance que les hommes ont chevillée au corps. Emma Fourreau en est certaine, là encore : « Parfois, les hommes sont boostés par l’idée de performance, obnubilés par ça, et, donc, abandonner sa compagne est une stratégie (sic) pour faire de meilleures performances sur Strava [réseau social et application mobile de sport, NDLR]. » Cela mériterait pour le moins d’être démontré. Or, comme l’écrit uTrail, « l’eurodéputée ne fournit ni chiffres, ni étude, ni exemple précis permettant d’établir l’ampleur de ce comportement ».

« Honnêtement, il vient d’où, votre problème avec les hommes ? »

Nous étions, la semaine passée, en Savoie. Nous n’avons croisé aucune femme abandonnée sur les sentiers, aucune attachée aux poteaux des remonte-pentes, ni à la porte des refuges. Seulement des troupeaux de vaches redescendant des prés dans le tintement des clarines, à l’heure de la traite.

Comme la plupart des élus de son parti, la jeune Emma Fourreau raconte n’importe quoi. Confond tout. Pérore sur ce qu’elle ignore. Fait du buzz pour le buzz. La vérité n’est pas dans ce que cette dame raconte mais dans les remarques des internautes : ses propos visant, une fois de plus, à faire passer les femmes pour de pauvres idiotes, incapables de se passer du concours d’un homme, sont tout simplement sexistes et misogynes. Comme l’écrit l’un d’entre eux : « Honnêtement, il vient d’où, votre problème avec les hommes ? Il vous faut consulter, car cela devient vraiment une obsession. »

Comme nous ne sommes pas méchants, à BV, voilà, pour finir, un tuyau à l'attention d'Emma Fourreau : on n’utilise plus de cartes, en rando, mais des applis comme Visorando, MaRando, Komoot, etc. Et vous savez quoi ? Le GPS est dans le téléphone. Et pour celles qui ont peur du grand méchant loup, il existe des balises de détresse à mettre dans le sac à dos.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 20/08/2026 à 22:20.

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Marie Delarue
Journaliste à BV, artiste

Vos commentaires

77 commentaires

  1. En même temps, qui connaissait, avant, le nom et la trombine de cette Emma Fourneau ? On a pas l’impression d’avoir gagné grand chose maintenant, non ?

  2. Je savais qu’on abandonnait les animaux et parfois les enfants . Maintenant ce sont les femmes, ces pauvres êtres sans défense. Des accusations de plus en plus folles.

  3. On peut dire mais à LFI c’est à celui ou celle qui dirait la plus grosse ânerie, entre la Rima soit disant harcelée par un pervers, qui arrive à courir 30 minutes dans la montagne, la Aubry mordue par une vipère (pauvre bête même si je n’aime pas ces bestioles) là le divorce alpin, on aurait tout lu vous dis je
    Elle n’avait pas essayé d’aller en Israël celle ci si mes souvenirs sont bons ?

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