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« Valeurs actuelles » contre Nicolas Dupont-Aignan ? La nation en danger

Avocat, universitaire, essayiste
 

Tout porte à penser que Valeurs actuelles est hostile à Nicolas Dupont-Aignan, tant plusieurs de ses éditos récents (Orcival, Kerdrel, Brunet) ont attaqué le leader de Debout la France. Avec des mots dédaigneux ou calomnieux : car il leur faut un bouc émissaire pour expliquer l’échec lamentable de leur camp. Pourtant, cet hebdomadaire avait jadis été fondé par un patriote sincère (Raymond Bourgine).

Cette droite, désormais antinationale, est en cours de disparition rapide car elle s’est coupée d’une valeur essentielle de la vraie droite : la nation. La nation fut pourtant, à l’origine, une valeur républicaine, plus tard délaissée par la gauche non jaurésienne. Et à présent par la droite connivente du CAC 40, pour qui Nicolas Dupont-Aignan est un dissident qui aurait dû se soumettre au fonctionnement « godillot » de l’ex-UMP (dont le nom actuel est mensonger).

Ses caciques n’ont pas compris que la « trahison de Lisbonne » (en 2008) fut une souillure indélébile de l’Histoire de France, un péché originel qui les marquera pour toujours au front. Laissons-les à leur « droâte »… Plus d’un tiers des Français, à présent (sans compter le vote blanc et l’abstention), demandent simplement la liberté, le pouvoir d’achat, la sécurité, l’identité. Ils savent aussi que, s’ils en sont si cruellement privés, c’est par la faute lourde de la caste dirigeante. Ces Français n’ont plus confiance dans l’ex-UMP qui est incapable, du fait de ses soumissions multiples, de défendre l’intérêt national. Et donc l’intérêt de chacun d’entre nous. Personne, dans ces débats confus, n’a songé à parler de l’âme et du corps meurtri de la patrie : en deux ans, 241 assassinés et des centaines de victimes d’extrémistes mahométans. Face à l’enjeu de la survie nationale, l’ex-UMP s’est signalée par sa colossale stupidité : garder Fillon jusqu’au bout, perdre l’élection « imperdable » sur fond de trahisons intestines (consignes souterraines de voter Macron dès le premier tour), se déchirer, couler leur parti et la France, perdre jusqu’à l’honneur en appelant à voter pour leur ennemi dans les minutes qui ont suivi la proclamation de la débâcle. À présent, ce catoblépas prétend qu’il va gagner les législatives contre celui qu’il a fait élire… Qui va les croire ? Au demeurant, la numérologie électorale les condamne déjà : 25,44 % de non-votants, 8,48 % de blancs (sans précédent) et un agglutiné de 66 % de macroniciens, socialistes main stream, centristes mous et patelins, socialistes résiduels. Et… les ex-UMP, très idiots et très inutiles désormais. Le quotient (66 : 5 = 13) promet à tous la débâcle face à la force patriotique qui ne cesse de grandir. De plus, si la France insoumise recueille le débris du PS, la gauche rechapée pèsera plus que la droite… Bravo !

Mais l’essentiel est ailleurs. Sur fond de la nouvelle crise financière augurée par tous les économistes indépendants, d’une implosion possible de la Grèce dans quelques jours, de nouvelles attaques sur notre sol, que pèsera le granulat si disparate des 66 % ? Quand nous en serons là, seuls pourront lever la tête et regarder notre peuple dans les yeux ceux qui auront toujours servi, en leur âme et conscience, l’intérêt supérieur de la France et des Français. La logorrhée du Président de poche et de connivence, fabriqué par la finance et les médias qui en dépendent et la rouerie de Hollande, tente d’opposer son prétendu « patriotisme » à un fantasmé « nationalisme ». Ce gadget rhétorique spécieux ne tiendra pas face au discours de fond sur l’idée philosophique de nation.

Quant à Brunet (édito de Valeurs actuelles du 4 mai), fustigeant des « arguties de faibles et de lâches », il invective, sans le nommer, Nicolas Dupont-Aignan en visant « ceux qui lancent des appels vibrants à une refondation européenne. Un nouveau traité ? Pour y mettre quoi ? Une Europe plus sociale, moins bureaucratique, plus innovante… Franchement nous ne sommes pas dans une classe de CM2. »(sic). Brunet a bien besoin d’un cours de rattrapage post-CM2 sur l’Europe et l’économie. Cela semble urgent quand l’ex-UMP, supposée conçue pour être une machine électorale, a failli.

Les jours de cette droite anti-France et eurolâtre sont désormais comptés. Notre pays va pouvoir enfin se reconstruire. Avec tous ceux, de droite et de gauche, qui le veulent ardemment.

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