Editoriaux - Société - 25 juin 2017

Premier blocage du quinquennat Macron : celui du char LGBT En Marche !

« Gourault, Lemoyne, Darmanin… Ces ministres qui étaient contre le mariage homo », titre L’Obs au sujet des quatre membres, en comptant Sébastien Lecornu, du gouvernement Philippe II – désignation malheureuse quand on sait ce qu’il advint de l’Invincible Armada du roi éponyme ! – qui s’étaient opposés au mariage pour tous. On peut aussi ajouter Gérard Collomb à la liste, déclarant en 2012, sur Europe 1, qu’il s’était « longtemps interrogé sur le mariage homosexuel ». Mais, à l’instar de Gérald Darmanin regrettant ses propos passés sur la question, gageons que les brebis galeuses rentreront dans le rang. Il n’y a donc rien à attendre d’un gouvernement qui abdiquera très certainement devant le délitement des structures traditionnelles qui garantissaient une certaine stabilité à la France.

Du côté de l’Élysée, rappelons que, pendant la campagne, le futur Président demeura pour le moins ambigu, tâchant, suivant son habitude, de ménager la chèvre et le chou : « Emmanuel Macron, qui se veut ouvert à des évolutions de société, a pour sa part donné des gages au mouvement LGBT (lesbien, gay, bi et trans). Il ne reviendra pas sur la loi Taubira et propose d’ouvrir l’accès à la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires. Mais, à la différence de Benoît Hamon ou de Jean-Luc Mélenchon, il a mis en avant durant la campagne son approche consensuelle. Évoquant “les voix qui se sont élevées” contre le mariage pour tous, il assurait dans La Croix, le 12 mars, qu’“il faut savoir les entendre”. Sur la PMA, il promet de n’agir que “de manière apaisée”. Enfin s’il a plusieurs fois paru favorable, à demi-mot, à une GPA altruiste – non lucrative – il s’est engagé à ne pas le faire pendant son quinquennat. Rouvrir ces débats ne sera “pas sa priorité”, assurait-il. Tout juste veut-il régler par circulaire le statut juridique des enfants nés ainsi et les sortir de “situations absurdes de non-droit” » (source : La Croix).

Sauf qu’être consensuel, « ça eut payé mais ça paye plus », pour reprendre un bon mot de Fernand Raynaud. Ainsi, samedi 25 juin 2017, lors de la 40e marche des fiertés, « des manifestants de “Pride de nuit” se félicitent d’avoir bloqué le char de “LGBT En Marche!” et publie (sic) un communiqué très amer à l’encontre d’Emmanuel Macron », rapporte Le Parisien. Parmi les invectives de ces ultras LGBT, le parti du Président cautionnerait « “les LGBT-phobies, aggrave le racisme d’État et renforce les violences policières et institutionnelles à l’égard des migrant-es”. De virulentes accusations qui contrastent avec l’entrain affiché sur les réseaux sociaux par le président de la République et plusieurs ministres présents dans le cortège. Par contre, ils ne se sont pas étalés sur leur hétérophobie ; on ne peut pas penser à tout !

Décidément, tout le monde marche dans ce pays, restant à savoir si c’est vers la lumière ou l’abîme consumériste, faisant des enfants et du ventre des femmes de vulgaires marchandises.

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