Sortie ultra-médiatique, retour de même… Nicolas Hulot est un homme de show, il ne faut pas l’oublier. Le petit fiancé de la a pris de l’âge mais il a toujours le réflexe de la mise en scène. Ushuaïa forever.

L’ex-ministre "le plus populaire" a démissionné en direct sur Inter, en a prévenu le chef du par texto – il était si tire-bouchonné, ce petit bonhomme, qu’il n’avait pas le courage de lui parler. Il a pleuré lors de la passation de pouvoir à son successeur et puis a joué, durant trois mois, le grand malade parti "se reconstruire". Il avait tant souffert dans ce gouvernement, ses larmes en témoignaient…

Soignant son burn out (c’est très en vogue) et son quant-à-soi, monsieur Hulot a refusé les interviews des magazines. Il voulait une émission ajustée à l’idée qu’il se fait de sa hauteur. Ce fut, jeudi soir, "L’Émission politique", de madame Salamé. Avec, toutefois, une petite préparation en amont : on l’avait aperçu, lundi soir, dînant en tête-à-tête avec au Récamier, "un restaurant où l’on va surtout pour être vu", dit la journaliste rapportant la nouvelle sur RTL. Un petit peu de buzz pour chauffer la salle, ça ne fait pas de mal.

Le magazine Le Point fait son rapport, un brin amer : "Le retour de “l'écologiste prodige” ne pouvait avoir lieu ailleurs qu'à la télévision. À la manière d'un showman du petit écran qu'il fut à l'époque du magazine "Ushuaïa"." D’ailleurs, pour ceux qui l’auraient oublié – ou pas connu –, il y a la séquence grand frisson à la Mer de Glace, avec barbe de trois jours et pull tricoté main.

Surtout, au-delà de la mise en scène, Nicolas Hulot n’assume rien, balance des peaux de banane à ses anciens collègues. Parce que la taxe carbone, c’est lui qui l’avait vendue à Nicolas Sarkozy, lui qui regrettait qu’elle tarde tant à venir.

C’est parce qu’on ne l’a pas compris, dit-il aujourd’hui. L’écologie n’est pas en cause. La preuve, lui, Hulot, il avait tout deviné, tout anticipé : la crise des gilets jaunes "était inévitable, mais je n'ai pas été entendu", dit-il. Et de prophétiser : "Il faut être préoccupé par les fins de mois des Français mais, sans s’affronter, il faut aujourd’hui être préoccupé par un sujet qui s’appelle ni plus ni moins la fin du monde." Carrément.

Les Français, qui paraît-il l’aiment tant, n’ont pas été entendus non plus. Ainsi cet interlocuteur qui lui lance : "Monsieur Hulot, vous n’avez aucune conscience de la réalité des choses. Est-ce que vous savez ce que c’est, de vivre avec 1.200 euros par mois ? De payer un loyer 450 euros, d’aller payer des assurances qui vont augmenter, le contrôle technique qui va augmenter ? Est-ce que vous savez combien de personnes vous allez mettre à pied le 1er janvier par rapport au contrôle technique ? Mais tous ces gens-là, comment ils font, avec 1.200 euros et un chèque pour changer leur voiture de 4.000 euros pour acheter une voiture qui en vaut 10.000 ? Mais ces gens-là, M. Hulot, ils ne peuvent pas faire de prêt à la banque pour s’acheter une voiture à 10.000 euros ! C’est là que vous avez perdu la totalité de la conscience du peuple !"

Eh oui ! Parce que les Français qui adorent Nicolas Hulot ignorent souvent qu’eux et lui ne sont pas du même monde, comme disait la dame des rillettes. En effet, Nicolas Hulot est tout sauf un gagne-petit.

Selon Dimanche, qui s’était penché sur sa fortune au lendemain de sa fracassante démission, l'ancien ministre de la Transition écologique et solidaire serait assis sur un "pactole" de 7,3 millions d’euros. Il pouvait renoncer à ses 9.940 euros de salaire de ministre, ça n’entamait pas trop son budget de fonctionnement.

Ses ressources, il les doit à la marque Ushuaïa. Victime, en quelque sorte, d’un "hold-up" de la part de L’Oréal, en 1990, qui avait créé la ligne à l’insu du présentateur vedette d’« Ushuaïa Nature », l’affaire s’est finalement révélée extrêmement rentable pour lui puisque le n° 1 mondial des fabricants de cosmétiques reverse des dividendes à sa fondation pour chaque produit vendu.

Ainsi, « pour chaque gel douche, shampoing et déodorant vendu via sa Eole Conseil – dont il détient 99,99 % des parts -, Nicolas Hulot continue de toucher des royalties et des dividendes. En février 2018, l’ancien ministre déclarait avoir perçu près de 249.000 euros nets de royalties et 221.000 euros nets de dividendes grâce à cette activité et ses droits d’auteur confondus. » Ce qui porte, aujourd’hui, la valeur de sa société à plus de trois millions d’euros.

Avec ça, il peut attendre tranquillement la fin du monde…

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24 novembre 2018

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