Foot, la coupe d’immonde

En préambule, quelques définitions du racisme glanées sur Internet : théorie selon laquelle certaines races seraient supérieures aux autres (linternaute.com) ; idéologie fondée sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains, les « races » : comportement inspiré par cette idéologie (dictionnaire Larousse en ligne) ; le racisme est une idéologie qui, partant du postulat de l’existence de races humaines, considère que certaines races sont intrinsèquement supérieures à d’autres (Wikipédia) ; il n’est pas aisé de donner une définition du racisme qui fasse l’unanimité […] D’autre part, le racisme n’est pas une théorie scientifique, mais un ensemble d’opinions, peu cohérentes par surcroît […] Ces opinions […] sont la justification d’attitudes et d’actes, eux-mêmes motivés par la peur d’autrui et le désir de l’agresser, afin de se rassurer et de s’affirmer à son détriment (Encyclopaedia Universalis).

L’accusation de racisme peut-elle être motivée par un racisme qui ne dit pas son nom ? L’accusation à tort de quelqu’un, d’une organisation ou d’un pays, de racisme peut-elle cacher une motivation à son tour raciste ? Si le racisme est constitué par un « ensemble d’opinions, peu cohérentes par surcroît » (Encyclopaedia Universalis), la fausse accusation de racisme ne comporte-t-elle pas cette même absence de cohérence ? Une fausse accusation de racisme constitue-t-elle (ou ne devrait-elle pas constituer) un délit puni par la loi au même titre et avec la même sévérité que le racisme avéré ? Lorsqu’un citoyen non maghrébin demande à un citoyen maghrébin fumant dans un lieu où il est interdit de fumer de bien vouloir éteindre sa cigarette, lui signifie-t-il que la race blanche est supérieure à la race arabe (racisme) ? Pour quelles raisons, alors, le citoyen maghrébin répondrait-il : « Vous êtes raciste ou quoi ? » (je fus témoin de cette scène dans un train). Lorsqu’un citoyen laïque critique la religion catholique, cherche-t-il à démontrer la supériorité de la race à laquelle il appartient (racisme) ? Si l’on considère l’absurdité de ce postulat, pourquoi l’admet-on pour les critiques de l’islam ?

En pleine tourmente de la FIFA, et dans le cadre des soupçons pesant sur l’attribution des Coupes du monde à la Russie et au Qatar, le ministre qatari des Affaires étrangères, Khalid al-Attiyah, vient ainsi de déclarer : « Il est très difficile pour certains de digérer qu’un pays arabe islamique obtienne ce tournoi […] je crois que c’est à cause de préjugés et de racisme que nous avons cette campagne de dénigrement contre le Qatar. » Et l’éditeur du quotidien Estad al Doha, Majid Khulaifi, d’enfoncer le clou : « Ce sont des racistes dans tous les sens du terme. L’Occident devrait savoir qu’en dénigrant le Qatar […] il dénigre tous les pays arabes » (Le Figaro, 4 juin 2015) Dire qu’en 1964, à en croire un reportage de la télévision américaine d’époque, l’on pouvait encore acheter des esclaves noirs à ciel ouvert en ce petit paradis islamique : pour ce qui est du foutage de gueule, ils en connaissent un rayon, les racistes du Qatar, où par ailleurs 1.200 ouvriers immigrés seraient morts sur les chantiers depuis 2010. De grâce, faites comme moi (Dieu sait pourtant que j’aimais le foot), d’avance, censurez cette Coupe d’immonde !

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