[VU D’ARGENTINE] Milei, deux ans et demi au pouvoir : Standard & Poor’s se charge du gâteau !
Javier Milei a fêté, ce 10 juin, les deux ans et demi écoulés depuis son accession à la magistrature suprême d’un pays aussi compliqué que l’Argentine. Et c'est l'agence de notation Standard & Poor's qui s'est chargée du gâteau. Elle a, ce même 10 juin, relevé la note de la dette souveraine de l'Argentine, de CCC+ à B-. S&P, qui ne cesse de dégrader la France, souligne la « réduction des vulnérabilités économiques et l'amélioration progressive de la liquidité externe » du pays piloté par Milei, précise BFM Business. Ses réformes « posent les bases de la poursuite de la reprise économique », constate S&P, qui note entre autres le maintien d'un excédent budgétaire et le recul de l'inflation. L'agence prévoit pour 2026 un nouveau bond de 2,7 % du PIB !
Nous reviendrons sur son bilan, mais un acquis est certain et doit combler de joie Javier Milei : la pulvérisation du parti péroniste. Celui-ci a non seulement dû renoncer à la tradition bien établie de renverser tout régime politique adverse (exception faite de la présidence Macri), mais le parti péroniste se trouve en proie aux affres d’une agonie précédant probablement un éclatement définitif. Pour le moment, Milei surfe sur la vague et, fort de ce capital, poursuit sans altération aucune son ambitieux plan de réorganisation.
Augmentation des aides sociales aux plus pauvres
Cela ne règle pas la problématique argentine, et moins encore les difficultés qui pèsent sur une partie de la population. La rivière à traverser est large et même si le plus profond est en passe d’être franchi, la remontée vers l’autre rive sera sévère, notamment pour la petite classe moyenne dont la résilience est mise à l’épreuve. Cette situation était prévisible et nous en avions averti nos lecteurs. L’ouverture d’une économie absolument et absurdement renfermée sur elle-même depuis près d’un siècle était la condition indispensable à tout redressement mais devait fatalement provoquer des effets indésirables. Nous ne parlons pas des grandes entreprises consommatrices sans retenue aucune des prébendes d’un État maffieux dont les larmes crocodilesques n’émeuvent personne. Ces effets indésirables concernent davantage de nombreuses PME qui ne bénéficiaient pas de ces privilèges et doivent se réinventer dans une conjoncture restrictive. Fort heureusement, les pauvres de toujours s’en tirent plutôt mieux grâce aux aides sociales que Javier Milei a augmentées, faisant acte de pragmatisme au risque de contredire sa doxa libérale.
Cette intelligente concession est probablement la seule que le président soit décidé à offrir. Pour le reste, on assiste à un étrange système de communication, voire de non-communication. Ses démêlés avec la presse mainstream, qu’il méprise profondément et qu'il a assoiffée en lui coupant toute subvention, atteignent des sommets. Bien évidemment, les médias tentent de se venger car, sans argent et sans nouvelles à sensation, les temps sont durs : il faut donc se rabattre en cherchant le défaut de la cuirasse. Une maigre ouverture leur a été offerte au sein même de l’équipe rapprochée du président, affectée par quelques dissensions et frottements d’ego mal maîtrisés et, surtout, d’une minable affaire de supposée fraude fiscale attribuée au chef de cabinet, M. Adorni, en cours d’évaluation par la Justice. Si les faits étaient avérés, cela devrait entraîner sa chute.
À ce sujet — [VU D’ARGENTINE] Entre héritage de 1976 et bataille judiciaire, la semaine décisive de Milei
En fait, ces remous désagréables sont probablement difficiles à gérer en l’absence d’un parti bien structuré. N’oublions pas que le parti présidentiel, La libertad avanza, a moins de quatre ans d’existence et que Javier Milei doit gouverner en situation de coalition assez précaire. Sans pitié aucune, évidemment, les médias amplifient, inventent, dialectisent et minimisent les bonnes nouvelles économiques. On en reviendrait presque à regretter l’Arcom !
Un produit nouveau, le normicide !
Cependant, les succès économiques se poursuivent. La traditionnelle fragilité du secteur externe s’est vue considérablement réduite par une thésaurisation de dollars de la banque centrale qui atteint presque le double des accords passés avec le FMI. Pour la première fois dans l’histoire de l’Argentine, le produit, pourtant record, du secteur agricole sera dépassé par l’offre du secteur des mines et des hydrocarbures. Il s’agit d’un signal très fort. Du fait de sa situation géographique excentrée et éloignée des conflits, l’Argentine attire l’attention des Européens.
Lentement, trop lentement au gré des citoyens, la pression fiscale diminue. Le 1er juin est paru un décret présidentiel éliminant l’impôt sur le revenu issu de la location à usage personnel et familial. Curieusement, la presse s’est montrée peu bavarde sur le sujet. Le secteur immobilier va entrer dans un cercle vertueux.
Simultanément, la tronçonneuse de M. Federico Sturzenegger, ministre de la Dérégulation, se montre toujours active. Il utilise aussi à très hautes doses un produit que nous pourrions nommer « normicide » ! Il s’agit de démonter un arsenal infernal de milliers de normes établies par les régimes dirigistes successifs depuis huit décennies qui paralysent sévèrement l’économie. Un exemple parmi mille, pour faire sourire le lecteur. Une norme prohibait l’exportation de pastèques non emballées. L’exportateur devait donc emballer, passer la douane et désemballer. Processus aussi pratique qu’écologique….
Au regard des difficultés qui assaillent le Vieux Continent, une nouvelle Argentine tout simplement raisonnable devrait avoir, à moyen terme, un bel avenir. Les Argentins sont ingénieux et prêts à réindustrialiser le pays en créant des entreprises concurrentielles en aval des secteurs agricoles, des hydrocarbures et miniers. Pour les médias, ce sera plus compliqué. M. Vincent Bolloré n’a pas de concurrent argentin.
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31 commentaires
L’Argentine qui est encore regardée avec condescendance par nos cancres du cercle de la raison démontre que retourner la situation est possible à condition d’être dans un pays respectueux de la démocratie et libre d’exercer sa souveraineté. Deux conditions qui ne sont pas réellement réunies chez nous.
Je pense que vous avez une vision bien idéaliste de Vincent Bolloré. Ses chroniqueurs ne sont que des résistants en carton pâte qui ont pour consigne de protéger Sarkozy et maintenant Darmanin.
C’est bien tout ça et les accords du mercosur alors vont sans doute encore améliorer tout ça à notre détriment.
Allez Milei, dès que tu finis avec l’Argentine, tu viens chez nous. ! Quant aux » larmes crocodilesques « », OOUÂÂÂOUUCCCCCHHH, ça pique …les yeux!
Oui mais l’Argentine n’a pas le système dictatorial qu’est l’UE qui l’empêche de réformer donc la seule solution française est le FREXIT.
Exactement et c’est pour cela que je voterai un souverainiste, du moins au premier tour et pour le second on verra.
Je suis arrivé à la même conclusion et tout mon entourage aussi.
Que signifie cette phrase : « M. Vincent Bolloré n’a pas de concurrent argentin » ?
En France ça serait bien de mettre en oeuvre la méthode Milei
Il faudrait qu’en France on organise la même opération que celle qui a été réalisée par Trump pour Nicolas Maduro au Venezuela. On débarque en Argentine, on enlève Javier Milei, on n’oublie pas sa tronçonneuse, on le transporte à l’Elysée et on l’oblige à diriger la France à la place de celui qui ne sait pas le faire. Pour que notre justice fonctionne, il suffirait de répéter la même opération au Salvador pour Nayib Bukele, direction la place Vendôme…
N’ous avons un petit boulot ici pour ce gars l’année prochaine. J’ajoute que c’est très bien payé, bien plus que ce que valaient ceux qui ont occupé le job depuis cinquante ans.
Un exemple pour un pays comme la France, le plus taxé au monde, où règne un totalitarisme fiscal exacerbé. À quel moment les Français et surtout leurs dirigeants réviseront-ils leur logiciel économique socialo-communiste d’un autre temps ? Un modèle incompatible avec la mondialisation heureuse et l’ouverture des frontières qu’ils ont pourtant sciemment organisées.
Il serait peut être temps qu’en France on prenne modèle sur Milei et qu’un homme ou une femme de la même trempe émerge et remette de l’ordre chez nous. On en rêve.
La seule personne en France qui se rapproche du modèle de MILEI est S. KNAFO !!
O U I ! SARAH K. est brillantissime !
exacte ! et ce serait franchement un immense bienfait pour la France si elle accédait au pouvoir, même en étant 1er ministre !
Bravo l’Argentine mais ici les mentalités sont différentes et la connerie aussi. Quant à la presse n’en parlons pas. Les journaleux se prennent pour des juges c’est intolérable. Ces journaleux de seconde catégorie voir de 3ème se prennent aussi pour des médecins, des généraux de Cie . Le graal quoi! Vive RT.
La France, qui avait tendance à regarder l’Argentine avec un certain regard, un mépris mondain, doit (ou devrait) aujourd’hui se tourner vers un « Franco-Milei » afin de résorber l’ÉNORME dette macronienne, de réindustrialiser un pays que Macron a bradé à l’étranger, de régler son compte à une clique médiatique sous perfusion, et à déchirer des pages, des chapitres entiers du dictionnaire des normes débiles…
Vivement 2027 !
Avec un ministre la Dérégulation, les choses tournent mieux. Il nous faudrait aussi un ministère de l’injustice et du chômage car il est temps de s’en occuper.
Le libéralisme économique produit toujours quelques pauvres, le communisme appauvri la totalité de la société. Dans l’ancienne URSS des années 1970, même les apparatchiks étaient sur une liste d’attente pour s’acheter TV et voiture que pouvait s’acheter un ouvrier US ou européen.
Très bon commentaire. Il faudrait expliquer cela aux français, aux médias main stream et à nos dirigeants qui dans leur immense majorité ne croient pas aux vertus du libéralisme économique. Rappelons que Hollande a été élu sur le slogan « mon ennemi c’est le monde de la finance ». Et que Macron, héritier du socialisme, a été élu alors qu’il considère historiquement l’immobilier comme une rente plutôt que comme un secteur de l’économie productive ou réelle. On voit où cela nous a mené : plus d’investissement privé dans le locatif, pénurie de logements et donc difficultés pour les actifs à se loger près de leur lieu de travail avec un effet dévastateur sur l’économie réelle. Quand à la finance, notre dette abyssale et les taux des obligations nous rappellent effectivement que le monde de la finance est sans pitié avec les mauvais gestionnaires.
Le libéralisme produit quelques pauvres et surtout beaucoup de dégâts. Il faut consommer toujours plus avec l’obésité et la pollution plastique… Le climat s’en ressent.
Les semaines qui viennent nous allons consommer du foot, avec tous les matches partout et les foules qui s’y rendent on va avoir un max de pollution mais aucun média n’en parle…
Ciel! un écolo! et qui paraît vivace!
Question dégâts environnementaux, rien n’a égalé dans l’histoire du monde les performances des régimes communistes.
L’URSS a même réussi à assécher une mer, la mer d’Aral en 50 ans en détournant l’eau des fleuves pour les méga exploitations agricoles intensives.
En Chine, en 1962 après 3 ans d’industrialisation communiste forcée et ratée et 55 millions de morts de faim, les campagnes étaient ravagées sur le plan environnemental, les gens avaient rongé l’écorce des arbres et il ne restait plus un oiseau, tous passé dans les gamelles. Même les insectes étaient rares, on en mangeait les larves comme les vers de terre.