Mais qu’attend-on, bon sang, pour supprimer carrément les voitures individuelles ? Ce n’est pas moi qui le dis, mais cette conscience universelle gardienne du bien et chargée de fustiger le mal : j’ai nommé la « Convention citoyenne pour le climat ». Ce n’est un secret pour personne que ce machin, noyauté jusqu’aux sourcils par des écolos cinglés, a déroulé consciencieusement et sans en changer une goutte le programme politique gaucho-punitif de EELV. Dans un fatras de mesures idéologiques, on trouve cette idée baroquissime d’une nouvelle taxe sur les voitures en fonction de leur poids ! On a de la chance, on échappe à la taxation selon la couleur ! Patience, cela viendra ! Cette nouvelle punition doit faire entrer 1,2 milliard d’euros dans les caisses de l’État.

Cette proposition idiote inspire trois commentaires.

Le Point, dans son numéro de la semaine dernière, publie le résultat d’un sondage instructif. Question : « Pensez-vous, comme l’assure Bruno Le Maire, qu’il n’y aura pas de nouvel impôt pendant le quinquennat ? » Réponses : oui 25 %, non 75 % ; c’est assez dire la confiance qui s’attache à la parole gouvernementale. L’encre de ce sondage est à peine sèche que les écolos, le ministre Barbara Pompili en tête, dégainent l’impôt lourdeur. Au lieu de voir le Président ou le Premier ministre refermer, avec haussement d’épaules, la boîte sur cette boule puante, voilà l’idée reprise ici et là, comme pour nous dire qu’il faut nous y habituer. Les Français doutent : au 20 août, 63 % de gens se disent mécontents de Macron et la popularité de Jean Castex a dégringolé de 7 points en un mois, pour s’établir à 52 % de mécontents, selon Le Figaro. La confiance dans l’équipe qui dirige le pays est la condition clé de la reprise économique. Comment des gouvernants peuvent-ils penser regagner la confiance des Français en laissant prospérer et fuiter de telles stupidités ? Ça en devient pathétique ! Incompétence ? Amateurisme ? Inexpérience ? Manque de courage ? Absence de vista ? Sans doute un peu de tout cela. Peu imposte, après tout. Le résultat est sous nos yeux.

Et puis, ils ont déjà oublié, ces surdoués de l’ineptie, qu’en octobre 2018, les ronds-points étaient occupés par des citoyens de base qui protestaient, à juste titre, contre la hausse de la taxe sur le carburant, que la jacquerie a duré 18 mois et n’a cédé qu’au Covid-19. Continuons de matraquer la voiture et la deuxième vague sera beaucoup plus puissante.

Enfin, s’il fallait se convaincre de la stupidité de la proposition, il suffit de sortir la balance : une voiture électrique, tant vantée par les écolos, pèse sensiblement plus lourd que le même modèle à carburant. Le malus serait de l’ordre de 1.000 à 1.500 € selon les modèles moyenne gamme. En clair, ils poussent les gens à ne pas acheter des voitures électriques !

Il faudrait que quelqu’un se dévoue pour dire aux écolos que leurs co..eries, ça suffit ; qu’ils prennent leur seau et leur pelle et aillent jouer sur le tas de sable, mais que, par pitié, ils cessent de tirer le pays vers le gouffre avec leur idéologie mortifère. Je mets tous mes espoirs dans les prochaines élections régionales et départementales, dans six mois, pour écarter ces nuisibles, y compris par aspersion de néonicotinoïdes.

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